"Bonjour ,
grosses conditions ce matin. La coquille de Calimero (dome du Fleet 77) est allée rejoindre le bulbe du Roi Jean ! La mer était enorme avec un vent fort (pointes à 62nds) ; à ce moment là, soit tu réduis trop et tu subis, soit t'essayes d'avancer normalement. J'ai choisi la deuxième solution avec un surf à 30,2nds ; je n'en menais pas large. Le bateau a pris une vague par le coté et j'ai entendu un crac (l'antenne du fleet), il s'est couché et tout a volé dans le bateau. Quelques petits bobos ,une grosse frayeur... J'avais enfilé ma combinaison sèche avant et je ne le regrette pas ! Maintenant je recharge les batteries jusqu'au grand cap ; ça se mérite ! Le soleil est de la partie et ce n'est pas pour me déplaire." Arnaud Boissières, Akena Vérandas, par courriel cette nuit.
A la uneBrèves
Cali dans la tempête...
14.01.2009
Grand-voile déchirée pour Caffari
13.01.2009Dee Caffari (Aviva), joint à la vacation aujourd’hui : « La meilleure façon de décrire l'état de la mer serait de dire "Toujours aussi horrible". Le vent souffle encore à 50-60 nœuds, mais les périodes d'accalmie s'allongent. La mer est énorme. J'ai eu des pointes à 64 nœuds et depuis sept heures j'ai des vents supérieurs à 50 nœuds. Le bateau va bien. Moi, je vais bien, mais la grand-voile n'a pas survécu. Je navigue avec 4 ris. Il ne me reste donc pas beaucoup de toile. Je ne peux pas réparer pour le moment. Je vois des lambeaux de toile qui pendent et qui s'envolent. Je ne peux que regarder ce qui se passe en me disant que c'est horrible... Je vais regarder ce que je pourrai faire quand le vent mollira. J'espère que ce sera pour bientôt. Selon les prévisions, le vent devrait mollir. Mais après, il y aura toujours une mer déchaînée. En tout cas, là je ne peux pas faire grand-chose. »
Antenne satellite arrachée sur Akena Verandas
13.01.2009Joint par son équipe à terre, Arnaud Boissières a raconté comment son bateau s’est fait coucher par 60 nœuds de vent et déplore la perte du dôme de protection de son antenne Fleet 77 :
« C’est un peu chaud. Il y a encore de l’air et de la mer. Le bateau s’est couché deux fois. La première fois, je suis resté couché un moment et j’ai bien cru que j’avais démâté. La deuxième fois, j’ai pris une vague par le travers et c’est elle qui a arraché le fleet. Là aussi, j’ai d’abord regardé le mât au moment où j’ai entendu le crac. Il ne reste que le mécanisme et j’ai mis une pinoche pour étanchéifier. Je pensais que ça allait mollir il y a une heure et ça ne mollit pas. C’est la première fois que je vois ça depuis le départ. J’ai eu 60 nœuds tout à l’heure et les vagues sont autour de 8 mètres dans les bonnes séries. Je continue une dizaine d’heures sur ce bord avant d’empanner le long des côtes chiliennes. Il faut que je sois au Cap Horn le 15 au soir au plus tard car après il y a une nouvelle dépression qui arrive. »
Ambiance Figaro
13.01.2009Armel Le Cléac’h sur Brit Air à la vacation de 11h30 : « Je me repose après plusieurs heures de manœuvre. J’ai eu beaucoup de travail. J’ai profité des vents portants. Maintenant j’ai une dépression et je cherche à retrouver du vent frais. J’avance doucement mais sûrement. Il y a du boulot pour grappiller quelques milles.
Les dernières heures ont une ambiance Figaro, avec pas mal de réglages et de changements de voiles. Le but est d’aller le plus vite possible. L’objectif se situe à 30° Sud pour récupérer les vents qui nous mèneront en un bord à l’équateur. Il y a aussi le passage du pot au noir et la traversée de l’Atlantique Nord. »
20 C° en 8 jours
13.01.2009Michel Desjoyeaux Foncia sur à la vacation de 11h30 : « Il fait chaud dans l’Atlantique sud. 28°C dans le bateau. J’ai gagné une vingtaine de degré en 8 jours. Les temps sont durs mais ça avance. Hier par exemple, j’ai eu un après-midi mou en vent. C’est la partie cool mais pas passionnante de la course. Du près, du près, du près… Je ne vais quand même pas me plaindre, surtout par rapport à mes camarades toujours dans le Pacifique.
La visite d’un avion de chasse
13.01.2009Samantha Davies (Roxy) à la vacation de 11H : « Le près commence à m’embêter. Le bateau penche et il faut virer de bord. Je retrouve la vie de l’Atlantique. Comme c’est nouveau pour moi, je ne me plains pas, pour l’instant. J’attends des vents renforcés pour basculer et virer de bord. Je suis sur tribord amures. Même si, pour l’instant, je n’ai pas une très belle trajectoire, je devrai retrouver bientôt une route directe. Hier j’ai reçu la visite impromptue d’un avion de chasse britannique. J’étais dans le cockpit quand j’ai entendu un bruit terrible. D’abord j’ai cru à un problème avec Roxy. Ils devaient m’avoir repéré sur leur radar. Ils sont passés très près du bateau et m’ont salué. J’imagine que, pour eux, ça doit être insolite de croiser un bateau à voiles dans ces mers. »