"Je viens de passer un temps fou à contempler tout ce qui se passe autour de moi. Les Mers du Sud ne seront bientôt qu'un souvenir. Elles vont me manquer, car elles ont été fabuleuses - mornes, ténébreuses, désolées, puissantes,... Tout cela, mais belles à la fois avec les meilleures conditions de navigation au monde. Je suis néanmoins prêt à quitter le Grand Sud maintenant. D'abord, avant que je ne casse quelque chose de plus important que le siège de la toilette et la manche de la bouilloire et ensuite parce que cela me fera approcher du moment où je pourrai revenir mieux préparé et avec plus de connaissances. Certes j'aime bien mon vieux bateau, mais je voudrais bien revenir à bord d'un monocoque plus rapide afin d'être compétitif avec ceux de devant. Je commence ainsi la recherche d'un sponsor pour la période jusqu'au Vendée Globe 2012. Ce sera bizarre de refaire toutes ces démarches, mais je crois que cela va être différent après cette édition et les gens nous prendront plus au sérieux. Je me suis toujours dit que ce serait bien de participer en 2012, mais maintenant que j'ai de l'expérience de la course, je suis sûr de vouloir y être. Sinon, Kim était horrifiée quand je lui ai demandé de m'apporter de la mousse à raser aux Sables à l'arrivée, car je n'en ai plus depuis longtemps et je lui ai expliqué que je me sers de l'huile de cuisine ! Elle m'a dit qu'elle ne veut pas que je rentre à la maison avec cette odeur-là, car quand je me rase, cela sent comme un plat de tortellini..."
Steve White, Toe in the Water, courriel de la nuit