« C'est incroyable, depuis six jours, on est au près serré dans le Pacifique Sud et on n’avance pas. Depuis la Nouvelle-Zélande, ça a été : anticyclone, pétole après pétole, puis de grandes houles, venues de la dépression qu'avait prises notre ami américain devant. C'est vraiment le tour du monde à l'envers. On espère retrouver des conditions plus portantes... Il fait beau d'accord, mais c'est surtout le temps qu'on perd par rapport aux autres qui importe. Être bord à bord, c'est sympa, on se remet un peu dans le match et on fait attention à ne pas se rentrer dedans. Niveau sécurité, c'était un petit peu l'objectif qu'on avait vu avec Denis Horeau (directeur de course). Norbert est très content. Dès qu'il me voit, il m'appelle, c'est agréable et c'est vrai qu'au niveau sécurité, c'est nettement mieux. On prend des photos, des vidéos. Après deux mois sans voir personne, c'est très rassurant. De toute façon, la situation est exceptionnelle, et va forcément évoluer. Le but est de rester ensemble, mais forcément il va y avoir des écarts. On n’a pas les mêmes bateaux et il y aura des différences de vitesse. La dernière porte, je la passe dans cinq ou six jours. Après, c'est le Horn. » Raphaël Dinelli, Fondation Océan Vital, à la vacation de 11h30.