Arnaud Boissières (Akena Veranda) à la vacation du jour : « Depuis quelques heures, il se trouve que j’ai des conditions plus chaudes, dans tous les sens du terme. Le thermomètre est bien remonté, il fait environ 25°C. Puis, il y a le bateau qui tape. On a moins de vent qu’hier mais toujours autant de mer. Une mer transversale, avec des vagues de 3 à 4 mètres. Les conditions au reaching sont musclées. On est plutôt malmené mais je pense que le calme va revenir d’ici quelques heures. L’ambiance ici est tropicale. Pour mon 72ème jour de course, ce qui me manque ? Je dirais : un solent pour aller plus vite et des huîtres d’Arcachon. »
A la uneBrèves
Belle chaleur pour Boissières
20.01.2009
Paprec-Virbac 2 sur un cargo
20.01.2009Luc Bartissol, Jean-Yves Gau et Philippe Echassoux ont tenu le planning fixé à l'arrivée de Jean-Pierre Dick. Lundi et mardi, les voiles et les dérives ont été débarquées, et le bateau nettoyé. Mercredi, Paprec-Virbac 2 a été démâté. Puis vendredi, le bateau est sorti de l'eau, avant d'être déquillé. Enfin, le bateau a été entreposé sur un ber et la quille a été placée astucieusement sous le bateau. La dernière étape, a été d'emballer le bateau pour le protéger pendant le transport. Le monocoque a été chargé ce mardi en Nouvelle-Zélande dans le pont du cargo. Le mât est stocké à côté. Paprec-Virbac 2 est attendu fin février à Lorient.
Steve White, 9e au Cap Horn
20.01.2009Message de Steve White (Toe in the Water) au passage du Cap Horn hier soir :
« Je suis content d’être ici, content d’avoir laissé tous nos soucis derrière nous et d’y être arrivé en bon état. Avant, ce n’était qu’une marque sur les cartes à atteindre aussi rapidement que possible, mais cela mérite bien sa réputation. J’ai 43 nœuds de vent avec des pointes à 58, mais cela a molli un peu. Sur la remontée du plateau continental, c’était incroyable. Des murs d’eau. On remonte une vague et on se heurte contre la suivante tout de suite après. Il y a un sentiment désolant de solitude et cela vous fait penser aux voiles carrées d’autrefois. Cela a dû être affreux dans ces parages et on peut se demander si cela valait vraiment le coup pour un peu de thé. J’ai hâte de retrouver une mer plus calme pour pouvoir accélérer et rattraper ceux de devant. Avec un peu d’espoir ils seront bien ralentis dans le Pot au Noir. »
« Equator mi amor »
20.01.2009Message de la nuit de Michel Desjoyeaux à bord de Foncia : « Bon, ben ça, c'est fait ! ce n'est plus à faire, puisque c'est fait ! 6H14'10" ce mardi 20 janvier 2009, Foncia coupe l'équateur pour la
deuxième fois dans ce Vendée Globe, et à vive allure, en plus ! Je crois que j'avais pas payé le péage à la descente, normal, y avait personne dans la guérite ! Là, y m'ont pas raté, j'ai cotisé, pour 2 ! Mich et son fidèle coursier A vos calculettes ! Je relève les copies à 11H15 »
Un autre trou dans la grand-voile de Caffari
19.01.2009Dee Caffari (Aviva), à la vacation du jour: « On savait que le vent allait arriver et que cela allait durer 24 heures. Cela devrait nous aider en termes de performance. J’ai payé le prix pour avoir essayé de rester en contact avec les gars, car j’ai perdu une autre partie du taffetas, et ma grand-voile est encore plus trouée mais qui sait une ventilation au niveau de la GV pourrait être l’avenir ! Aviva avance majestueusement. Elle a une mission à accomplir. J’ai fait le choix de bien naviguer pendant que nous avons encore une bonne brise afin de rester avec les garçons autant que possible, car je travaille sur le principe que nous devrions toucher des vents plus faibles au même moment et que nous serons ainsi ralentis en même temps. A ce moment-là, je perdrais moins de milles. Je suis contente de pouvoir rester en contact malgré l’état de ma grand-voile. Depuis l’équateur je suis à moins de 100 milles d’Akena et depuis ma rencontre avec Pindar, nous restons bien groupés. Il est incroyable de voir tous ces milles parcourus ensemble. La fête à la fin va être impressionnante ! »
Bilan en attendant le vent
19.01.2009« Je progresse doucement vers le Nord, pas loin de l'ile de Trindad. C'est mon deuxième passage, à l'est à l'aller et à l'ouest au retour. J'attends un vent qui commence à adonner et je devrais rester tribord amures un petit bout de chemin. On a recroisé un peu de vie : quelques cargos et quelques bateaux de pêche… retour à la civilisation. Je bricole un peu et me repose. Par exemple j'ai réparé mes feux de signalisation. Ça me fait du bien d'avancer avec un vent stable, au près et en route directe. Pour la météo et le pot-au-noir, je ne regarde pas encore, de toutes les façons, je n'ai pas trop le choix. Je réfléchis à ma course : 70 jours, c'est une belle aventure. Ça passe par un bilan technique, les choses qu'on ferait différemment, qu'on garderait : l'alimentation, le matériel, la stratégie… C'est mon premier tour du monde, j'ai appris énormément et j'ai encore à apprendre. Là le bateau est bien calé, juste de temps en temps, je change les voiles d'avant, ou le réglage des écoutes. Pour l'instant je garde mes observations pour moi, et puis on mettra ça au clair en arrivant aux Sables d'Olonne. Je vais prendre une bonne douche aujourd'hui et faire un bon lavage. Un premier poisson volant à fait un petit survol de Brit Air et s'est pris le mât. Mais je ne suis pas un grand fan des poissons frits, je préfère le bon bar de ligne breton... avec des crêpes et du beurre. » Armel le Cléac'h, Brit Air, à la vacation de 11h30.