Dépêches
Le vendredi 23 janvier 2009 à 19:41Temenos chargé sur un cargo
Trois semaines après l’arrivée de Temenos II à Fremantle (Australie), le plan Owen Clarke a été chargé sur un porte container en route pour la Malaisie. Le monocoque sera ensuite chargé sur un second cargo qui partira pour Le Havre fin janvier. « Avec les équipes de Mike (Golding) et de Loick (Peyron), on a choisi de mettre nos forces en commun. C’est ainsi que le "Gitanover" a vu le jour ! Tous ensemble on se consacrait à un bateau puis l’autre, ça nous a permis d’être beaucoup plus efficace. On a effectué un gros travail de démontage et de préparation en vue du chargement des bateaux. Les bateaux vont effectuer un demi-tour du monde, on a essayé de les protéger au maximum avec des étuis, des bâches, des mousses de protection. Le chargement à bord du Maersk Garonne s’est très bien passé, les dockers australiens ont pris le plus grand soin de nos bateaux. Le bateau va arriver au Havre le 15 février, le mât et la coque seront chargés sur deux camions et regagneront La Rochelle en convoi exceptionnel. » précisait Dominique Wavre (Temenos II).
Le vendredi 23 janvier 2009 à 18:10Mer et vent contraires
« Je remonte au vent plus longtemps que prévu. C’est assez douloureux avec un vent de nord-est à une force que le bateau n’apprécie guère, entre 20 et 22 nœuds. Au-dessus de 23 nœuds ça va. Mais là, c’est triste. On se fait ballotter sur une mer courte. Maintenant, nous sommes au largue, mais il y a de gros nuages, qui perturbent la brise, mais au moins on va dans la bonne direction ! Il semblerait qu’une dépression se forme au large du Brésil et cela devrait m’offrir plus de vent, mais pour le moment, c’est un peu aléatoire, car les prévisions évoluent tous les jours. Tout ceci est nouveau pour moi. On m’a conseillé de m’entraîner en parcourant le monde sur les cartes pendant les derniers hivers, mais je n’ai jamais eu le temps, car avec la maison et la famille, je passais mon temps à m’assurer que nous gardions le bateau et puis je courrais partout à la recherche de sponsors. A la fin, je serai content de ma course, mais pour le moment, je ne suis pas comme ça. Je ne suis jamais satisfait, surtout avec ma propre performance. » Steve White (Toe in the water) à la vacation radio de midi
Le vendredi 23 janvier 2009 à 16:22Messages à Dee
La navigatrice britannique Dee Caffari a fêté son 36ème anniversaire le 23 janvier, à son 74ème jour de course autour du monde : elle a reçu des messages de soutien et d’anniversaire venant de toutes parts. À ce jour, Dee a reçu plus de 2300 messages de fans et supporters venant de la France à l’Italie en passant par la Suisse et le Canada. Mais Dee ne s’attendait pas à recevoir des souhaits de Joyeux Anniversaire de célébrités telles que Patrick Poivre d’Arvor et son héros olympique Sir Matthew Pinsent : « C’est tellement sympa de savoir que ces gens-là se sont souvenus que je suis ici et que c’est mon anniversaire. De savoir qu’ils fêtent ça avec moi fait énormément de bien au moral. Il semblerait que je passe beaucoup d’anniversaire, toute seule en mer alors c’est super de recevoir des messages de mes héros ! »
Le vendredi 23 janvier 2009 à 15:31Pêcheurs du Brésil
« J’ai navigué toute la nuit le long des côtes brésiliennes. Il fallait faire attention. De plus je suis entre les plates-formes et les pêcheurs. J’avais peur de m’endormir. Là, je suis fatigué mais je vais me remettre d’aplomb dans la journée. La zone n’est pas simple, mais en se rapprochant de la côte, le vent est monté à 23-24 nœuds, et il a fallu empanner de temps en temps. Si j’avais eu le choix, je serais plus au large, mais c’est la complexité du modèle météo qui fait que je suis là. J’ai été poursuivi hier par des pêcheurs brésiliens : j’entends crier à la VHS, je sors précipitamment et je vois un bateau de pêche à 50 mètres. Apparemment l’équipage n’était pas content, et je vois que je traîne une trentaine de flotteurs pris dans la quille et le safran. Dès que j’ai lâché les flotteurs, ils m’ont laissé, mais juste devant moi il y avait encore des flotteurs… et ça a duré sur 5 km. C’est dangereux pour nous, un vrai piège à bateau. L’alarme vient de se mettre en marche car il y a des bateaux ou un truc dehors. Ma stratégie pour demain, d’après les différents routages, sera de rester sur route proche de la côte, un peu moins de 40 milles. Comme ça je reste loin des plates-formes et je profite des vents portants. L’idéal pour se reposer serait de s’éloigner plus. J’ai affalé mon spi car j’ai peur de faire des bêtises… Il faut faire très attention pour gérer cette fatigue ». Marc Guillemot (Safran) à la vacation radio de 11h30
Le vendredi 23 janvier 2009 à 14:15L’inconnue du Pot au Noir
« Je ne suis pas encore en plein dans le Pot au Noir, mais on s’en rapproche. Encore une dizaine d’heures avant de rentrer dans cette zone de nuages et de vents erratiques. Mais pour l’instant, j’ai encore cet alizé qui me rapproche de Fernando de Noronha. Je vais encore avoir 200-250 milles dans des conditions difficiles avant d’attaquer l’hémisphère Nord. J’avais dit qu’il fallait attendre un peu pour mesurer l’écart réel entre moi et les autres. On fera un bilan à l’équateur. Je déclencherai mon chrono quand j’aurai accroché l’alizé du Nord. Il y a encore quelques pièges devant nous avant d’avoir des vents plus simple. Pour l’instant je ne me prends pas trop la tête même si je regarde les cartes en ce moment pour trouver le meilleur passage pour le Pot au Noir. Il y a une part théorie et une part pratique. Pour l’instant le ciel est bien dégagé, je regarde devant moi mais je ne vois pas de gros nuage. J’ai bien vu que je n’avais pas eu les mêmes conditions que ceux de devant, c’est comme ça : c’est la course au large, c’est la météo. Là j’avance à 9 nœuds. On est dans la dernière ligne droite, et c’est super sympa d’avoir des gens qui nous soutienne. Ça motive pour arriver encore plus vite et il faut continuer à mettre du charbon. Je n’ai plus de copain sur l’eau… non, je rigole. Il y a encore Samantha. Sinon je reçois pas mal de messages de la terre et j’envoie beaucoup de mail le soir ». Armel Le Cléac’h (Brit Air) à la vacation radio de midi
Le vendredi 23 janvier 2009 à 12:58Dur équateur
« C’est un Pot au Noir dont je me souviendrais. Il m’a fait un sacré tour de cochon… Cette fois-ci, j’ai eu une variante. Avant-hier, c’était la bonne nouvelle : j’étais au frais dans du vent de Nord-Ouest. Ça avançait bien, mais le gros nuage noir que je venais de passer s’était reposé devant moi en fin de journée. Puis il y a eut un grain, mais alors un grain XXL ! Je ne voyais même pas a 50 cm : holala… c’était l’enfer ! Entre autres questions, on se dit, mais qu’est ce que j’ai fait pour mériter ça ? Il y avait des éclairs, et tout ce qui va avec ! Et que bon, t’as pas de moteur de quille électrique. Alors quand le vent revient toutes les heures, puis finalement molli… vraiment tu deviens fou ! Je voudrais bien qu’on me donne un cours de météo de ce que j’ai vécu dans le Pot au Noir. J’avais une idée théorique, mais franchement je voudrais bien des explications détaillées. Bon, il reste un grain pour Armel ou j’ai tout pris ? Ok il en reste mais c’est vrai que c’était étonnant, Pas un grain, puis tout à coup c’est tout noir, et là, c’est pluie pluie pluie…. Depuis que le vent s’est levé, je suis au près. J’ai diminué la voilure. Mich’ (Desjoyeaux) parlait de montagne russe. Ben là, on y est. » Roland Jourdain (Veolia Environnement) à la vacation de 11h30
Le vendredi 23 janvier 2009 à 12:27Pas très confortable
« Là, je marche à 16 nœuds, un peu moins dans les creux de vent. Mais je ne suis pas inquiet pour les conditions météo. Sinon pour la carte postale : la lune est partie depuis quelques jours, on a vu les derniers quartiers dans le Pot au Noir. Le soleil est là depuis deux heures sur une mer forte, même croisée. Le bateau est quand même pas mal secoué. Je suis passé de la trinquette au petit foc et grand bien m’a fait car le vent a changé cette nuit. Ce qui m’a permis de profiter du « sommeil du Juste » entrecoupé des petites sorties habituelles pour surveiller. Mais là, ça roule bien ce matin. On perd à peu près un degré Celsius par jour, donc il a fallu que je ressorte ma petite couverture pour la mettre sur mes petites gambettes pour dormir. On reste sinon bien secoué, la houle principale est à gauche du vent. On est à 70°/90° de vent et une houle autour de 60°. Le bateau saute pas mal. Là je navigue à 90° du vent, donc c’est agréable même si c’est pas super confortable car ça tape. Mais comme il faut passer vite dans les passages dangereux, autant accélérer un peu ! » Michel Desjoyeaux (Foncia) à la vacation de 11h30
Le vendredi 23 janvier 2009 à 11:56Une vue magique
« Je suis entrain d’écrire alors que Roxy navigue doucement sous un ciel étoilé…. Cela change des nuages et de la pluie qui tombait sur le pont ! J’ai rattrapé mes heures de sommeil hier, après les dernières 48 heures où je n’ai presque pas dormi ! Cela a été un vrai bonheur et surtout une nécessité. J’étais vraiment au bord de la fatigue émotionnelle et mentale hier matin… ce qui est très rare pour moi et c’est vraiment signe qu’il faille dormir ! Heureusement, les conditions m’ont permis de dormir plusieurs heures d’un sommeil profond ! C’est le milieu de la nuit et je viens juste de terminer le dur travail de matossage, j’ai dû prendre tout le matériel qui était sous le vent pour le mettre au vent vu que ça commence à souffler un peu et que Roxy a besoin de poids au bon endroit. Normalement, le matossage est toujours fait avant de virer de bord ou d’empanner car la gravité nous aide, mais dans cette situation, il n’y a pas eu d’autres possibilités que de faire le travail soi-même. Le côté positif est qu’après le matossage, je peux aller sur le pont pour m’apaiser. Il est vrai qu’à ce moment-là, j’aimerais recevoir des embruns, ce qui voudrait dire que nous allons vite, mais comme ce n’est pas le cas, j’en profite pour regarder les étoiles paisiblement. Je commence à réaliser qu’il reste de moins en moins de jours dans cette course et je veux profiter de chaque minute et de chaque vue qu’il me reste. Vous n’en avez jamais assez ! La lune n’est pas encore sortie et comme il n’y a pas de lumière, la vue est magnifique ! Il y a quelque chose de magique à être toute seule sous un si beau ciel. Maintenant je vais me recoucher, jusqu’à ce que le vent soit assez fort pour remplacer le code 0 par le solent. » Samantha Davies (Roxy) par mail.
Le vendredi 23 janvier 2009 à 10:19La Vendée se prépare à accueillir les skippeurs.
Alors que les premiers skippeurs du Vendée Globe se dirigent vers Les Sables d’Olonne, la Vendée se prépare à accueillir ces valeureux marins qui ont affronté pendant plus de 2 mois et demi pour les premiers les océans et les caprices d’une météo pas toujours très clémente. Philippe de Villiers, Président de la SEM Vendée, organisateur de l'épreuve, sera présent sur le ponton Vendée Globe afin de féliciter les skippeurs et saluer leur courage pour ce tour du monde épique. Le public pourra écouter le récit des skippeurs et les aclamer lors de leur passage sur un podium installé en haut du ponton Vendée Globe.
Le vendredi 23 janvier 2009 à 09:27Le récit de Sébastien Josse
« C'était une grosse déferlante dans les mers du Sud, pendant une des plus grosses dépressions qu'on a eu sur ce Vendée Globe. Elle m'a cassé le roof, le safran, et une cloison structurelle. Le bateau n'est pas resté très longtemps couché, à peu près une minute, juste le temps de réaliser si on est à l'endroit ou à l'envers. Enfin, quand on a de l'eau dans le bateau, on sait que ce ne sont pas des conditions normales. Jusque-là, c'était une course maîtrisée, une belle descente de l'Atlantique, puis arrivé dans les mers du sud, j'avais pour objectif de ne pas forcer sur le matériel pour préparer la remontée de l'Atlantique. Mais c'est la loi du grand Sud, la loi du Vendée Globe... On ne peut pas faire des bateaux plus solides, c'est juste qu'on navigue dans des conditions dantesques, dans 120 à 130 km/h de vent, des tempêtes d'hiver breton tous les jours ! Nous on s'y habitue, mais ce jour-là, je me suis dit que ça commençait à être gros : des rouleaux de trois ou quatre mètres posés sur dix mètres de houle, ça fait treize mètres de creux et quand la déferlante s'abat, ce sont des tonnes d'eau qui arrivent sur le bateau. Dans 99% des cas, on arrive à surfer sur la vague, mais cette fois ci, c'est la vague qui a surfé sur nous... » Sébastien Josse, BT, à la vacation de 11h30, en direct du PC Course.
Infos précédentes :
- Le 23 janvier 2009 à 07:33 : Joyeux anniversaire lady Dee !
- Le 23 janvier 2009 à 06:56 : Calme plat sur les ondes
- Le 22 janvier 2009 à 18:53 : Safran reconduit son partenariat
- Le 22 janvier 2009 à 18:02 : Cours d’histoire-géo
- Le 22 janvier 2009 à 16:05 : Sortie du trou
- Le 22 janvier 2009 à 15:27 : Arriver un week-end ?
- Le 22 janvier 2009 à 13:45 : Ménage de printemps
- Le 22 janvier 2009 à 12:53 : Marathon usant
- Le 22 janvier 2009 à 12:40 : La révélation
- Le 22 janvier 2009 à 11:12 : Sébastien Josse à la vacation
Flash infos
- 18/11/09 à 11:47 - Des nouvelles de JP Dick
- 02/11/09 à 12:31 - Dee Caffari et Brian Thompson, ...
- 08/10/09 à 18:53 - Vincent Riou blessé
- 19/09/09 à 19:08 - Entraînement au large de la ...
- 29/08/09 à 15:04 - BT en chantier à Port La Foret ...
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