Après son ascension (éreintante) dans le mât de Great American III, Rich Wilson, le vétéran de ce Vendée Globe actuellement à 500 milles du cap Horn, tenait à rendre quelques hommages dans un petit message envoyé ce matin : « Merci à Hugues Riousse pour ses conseils sur le matériel de descente, à Pierre pour son harnais de parapente, à Trip Lowell pour ses genouillères de hockey, à Scott Hamilton pour ses mousquetons, à Bob Shotwell pour le leatherman, et à Jack Boye pour le casque. Ça a été un grand moment pour moi !"
A la uneBrèves
Les remerciements de Rich Wilson
24.01.2009
Temenos chargé sur un cargo
23.01.2009
Trois semaines après l’arrivée de Temenos II à Fremantle (Australie), le plan Owen Clarke a été chargé sur un porte container en route pour la Malaisie. Le monocoque sera ensuite chargé sur un second cargo qui partira pour Le Havre fin janvier. « Avec les équipes de Mike (Golding) et de Loick (Peyron), on a choisi de mettre nos forces en commun. C’est ainsi que le "Gitanover" a vu le jour ! Tous ensemble on se consacrait à un bateau puis l’autre, ça nous a permis d’être beaucoup plus efficace. On a effectué un gros travail de démontage et de préparation en vue du chargement des bateaux. Les bateaux vont effectuer un demi-tour du monde, on a essayé de les protéger au maximum avec des étuis, des bâches, des mousses de protection. ?Le chargement à bord du Maersk Garonne s’est très bien passé, les dockers australiens ont pris le plus grand soin de nos bateaux.?Le bateau va arriver au Havre le 15 février, le mât et la coque seront chargés sur deux camions et regagneront La Rochelle en convoi exceptionnel. »?précisait Dominique Wavre (Temenos II).
Mer et vent contraires
23.01.2009« Je remonte au vent plus longtemps que prévu. C’est assez douloureux avec un vent de nord-est à une force que le bateau n’apprécie guère, entre 20 et 22 nœuds. Au-dessus de 23 nœuds ça va. Mais là, c’est triste. On se fait ballotter sur une mer courte. Maintenant, nous sommes au largue, mais il y a de gros nuages, qui perturbent la brise, mais au moins on va dans la bonne direction ! Il semblerait qu’une dépression se forme au large du Brésil et cela devrait m’offrir plus de vent, mais pour le moment, c’est un peu aléatoire, car les prévisions évoluent tous les jours. Tout ceci est nouveau pour moi. On m’a conseillé de m’entraîner en parcourant le monde sur les cartes pendant les derniers hivers, mais je n’ai jamais eu le temps, car avec la maison et la famille, je passais mon temps à m’assurer que nous gardions le bateau et puis je courrais partout à la recherche de sponsors. A la fin, je serai content de ma course, mais pour le moment, je ne suis pas comme ça. Je ne suis jamais satisfait, surtout avec ma propre performance. » Steve White (Toe in the water) à la vacation radio de midi
Messages à Dee
23.01.2009La navigatrice britannique Dee Caffari a fêté son 36ème anniversaire le 23 janvier, à son 74ème jour de course autour du monde : elle a reçu des messages de soutien et d’anniversaire venant de toutes parts. À ce jour, Dee a reçu plus de 2300 messages de fans et supporters venant de la France à l’Italie en passant par la Suisse et le Canada. Mais Dee ne s’attendait pas à recevoir des souhaits de Joyeux Anniversaire de célébrités telles que Patrick Poivre d’Arvor et son héros olympique Sir Matthew Pinsent : « C’est tellement sympa de savoir que ces gens-là se sont souvenus que je suis ici et que c’est mon anniversaire. De savoir qu’ils fêtent ça avec moi fait énormément de bien au moral. Il semblerait que je passe beaucoup d’anniversaire, toute seule en mer alors c’est super de recevoir des messages de mes héros ! »
Pêcheurs du Brésil
23.01.2009« J’ai navigué toute la nuit le long des côtes brésiliennes. Il fallait faire attention. De plus je suis entre les plates-formes et les pêcheurs. J’avais peur de m’endormir. Là, je suis fatigué mais je vais me remettre d’aplomb dans la journée. La zone n’est pas simple, mais en se rapprochant de la côte, le vent est monté à 23-24 nœuds, et il a fallu empanner de temps en temps. Si j’avais eu le choix, je serais plus au large, mais c’est la complexité du modèle météo qui fait que je suis là. J’ai été poursuivi hier par des pêcheurs brésiliens : j’entends crier à la VHS, je sors précipitamment et je vois un bateau de pêche à 50 mètres. Apparemment l’équipage n’était pas content, et je vois que je traîne une trentaine de flotteurs pris dans la quille et le safran. Dès que j’ai lâché les flotteurs, ils m’ont laissé, mais juste devant moi il y avait encore des flotteurs… et ça a duré sur 5 km. C’est dangereux pour nous, un vrai piège à bateau. L’alarme vient de se mettre en marche car il y a des bateaux ou un truc dehors. Ma stratégie pour demain, d’après les différents routages, sera de rester sur route proche de la côte, un peu moins de 40 milles. Comme ça je reste loin des plates-formes et je profite des vents portants. L’idéal pour se reposer serait de s’éloigner plus. J’ai affalé mon spi car j’ai peur de faire des bêtises… Il faut faire très attention pour gérer cette fatigue ». Marc Guillemot (Safran) à la vacation radio de 11h30
L’inconnue du Pot au Noir
23.01.2009« Je ne suis pas encore en plein dans le Pot au Noir, mais on s’en rapproche. Encore une dizaine d’heures avant de rentrer dans cette zone de nuages et de vents erratiques. Mais pour l’instant, j’ai encore cet alizé qui me rapproche de Fernando de Noronha. Je vais encore avoir 200-250 milles dans des conditions difficiles avant d’attaquer l’hémisphère Nord. J’avais dit qu’il fallait attendre un peu pour mesurer l’écart réel entre moi et les autres. On fera un bilan à l’équateur. Je déclencherai mon chrono quand j’aurai accroché l’alizé du Nord. Il y a encore quelques pièges devant nous avant d’avoir des vents plus simple. Pour l’instant je ne me prends pas trop la tête même si je regarde les cartes en ce moment pour trouver le meilleur passage pour le Pot au Noir. Il y a une part théorie et une part pratique. Pour l’instant le ciel est bien dégagé, je regarde devant moi mais je ne vois pas de gros nuage. J’ai bien vu que je n’avais pas eu les mêmes conditions que ceux de devant, c’est comme ça : c’est la course au large, c’est la météo. Là j’avance à 9 nœuds. On est dans la dernière ligne droite, et c’est super sympa d’avoir des gens qui nous soutienne. Ça motive pour arriver encore plus vite et il faut continuer à mettre du charbon. Je n’ai plus de copain sur l’eau… non, je rigole. Il y a encore Samantha. Sinon je reçois pas mal de messages de la terre et j’envoie beaucoup de mail le soir ». Armel Le Cléac’h (Brit Air) à la vacation radio de midi