Vendée Globe

A la uneBrèves

Roland Jourdain - Veolia Environnement

La course contre la montre de Bilou

26.01.2009

Roland Jourdain (Veolia Environnement) : « Ça va comme un lundi. Il y a un temps à grains. Ça mouline, ça travaille. Pour l’instant, les réparations tiennent nickel. Ce matin, j’étais parti pour faire une grasse matinée. Mais je me suis levé et j’ai du faire des manœuvres. J’ai du mettre le Solent, puis après la trinquette. Toujours est-il que je suis content de sortir de l’endroit le plus cabossé ! Mais je sais qu’il faut que je me dépêche. Plus je me dépêcherai, plus je passerai dans de bonnes conditions l’anticyclone des Açores. C’est une course contre la montre avant que l’anticyclone ne s’affaisse. Je pense que c’est une question de temps. Et il y a un côté agaçant. Quand t’es compétiteur, tu as envie que le bateau aille vite. Sauf que Veolia est diminué et je suis sans arrêt en train de freiner pour éviter de solliciter le bateau trop violemment. »

ON BOARD AKENA VERANDAS / SKIPPER : ARNAUD BOISSIERES (FRA)

Cali au près le long du Brésil

26.01.2009

Arnaud Boissières (Akena Vérandas) : « Ça tape un peu ! C’est vraiment la galère le long des côtes brésiliennes. En ce moment, le soleil est derrière les nuages. Il fait chaud, mais je supporte plutôt bien la chaleur. Je barre une paire d’heure par jour, c’est plutôt intéressant dans les moments de transitions, dès que le vent mollit. C’est agréable de barrer dans ces conditions, l’eau est chaude et avec la chaleur, on sèche vite, même si on se prend des vagues. Je ne pense pas trop à l’arrivée. Je ne trouve pas forcément le temps long mais, pour tout vous dire, je suis obnubilé par cette pointe brésilienne, elle me tracasse. Je n’ai pas envie de me retrouver sur la plage à aller jouer avec les footballeurs brésiliens… »

ON BOARD FONDATION OCEAN VITAL / SKIPPER : RAPHAEL DINELLI (FRA)

La dernière porte de Raphaël

26.01.2009

Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) : « Je viens de passer la dernière porte du Pacifique : cap sur le Horn. C’est un soulagement de l’avoir passée. Ça été agité et maintenant les conditions ressemblent plus à celles du Sud. Il faut prendre des ris, empanner… Du coup, le temps passe plus vite. J’espère franchir le cap dans une huitaine de jours. Je vais avoir un train de dépressions jusque-là. Je sens que je vais passer le cap Horn quand le premier arrivera. Là où j’ai le plus souffert ? Les deux grosses dépressions de la fin de l’année. Je n’ai pas passé un très bon Noël ! »
 

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009

Rich Wilson à 40 milles du cap Horn

26.01.2009

Rich Wilson, le seul skipper américain et doyen de ce Vendée Globe est actuellement à une quarantaine de milles du cap Horn. Sous voilure réduite dans une bonne trentaine de nœuds de vent d’ouest, il devrait franchir le rocher vers 14h00.

Raphaël Dinelli a quant à lui respecté la dernière porte de sécurité Pacifique, ce lundi matin à 8h30. Tandis que Norbert Sedlacek, qui a passé des heures à réparer son rail de mât, est encore à 80 milles dans l’ouest de cette marque. A 1800 milles du Horn, les deux hommes devraient entrer en Atlantique, entre l’arrivée de Michel Desjoyeaux et celle de Roland Jourdain !
 

A BORD NAUTICSPORT KAPSCH / SKIPPER : NORBERT SEDLACEK (AUT)

Problème de chariot

26.01.2009

Dimanche soir vers 22 heures TU, le chariot en haut de la grand voile qui fixe la tête sur le mât, était bloqué. Mais cette fois pas dans le ris 1 mais dans le ris 2. Il n’y avait pas mal de vent et de la pluie. Norbert a eu des difficultés et soucis à libérer le chariot. Il a réussi après une longue bataille. Maintenant c’est un peu plus tranquille, car la voile est descendue. Mais le travail a juste commencé. Norbert a dû démonter toute la grande voile pour être capable de mettre le chariot de tête dans le rail. Il a travaillé pendant sept heures et demi sous la pluie, avec de la houle et du vent… A partir de maintenant, il ne peut utiliser que le deuxième ris de la grande voile… 

ON BOARD BRIT AIR / SKIPPER : ARMEL LE CLEAC'H (FRA)

Respecter les traditions

26.01.2009

« Pour l’heure Brit Air avance bien sous la chaleur dans un vent de Nord-Est dans le bon sens. Mais ça gîte beaucoup et la mer se fait de plus en plus forte. Ça devrait fraîchir un peu dans les prochaines heures et je vais donc anticiper rapidement pour réduire un peu la toile. Ça ne sert à rien de prendre des risques ! Le champagne au cap Horn, de nouveau à l’équateur : vous allez penser que je passe mon temps à trinquer avec Neptune ! Oui c’est vrai ! Mais les traditions sont les traditions et il faut les respecter… Il y’a un peu plus d’un an, sur la Transat B to B, j’avais oublié le champagne pour le passage de l’équateur et j’avais donc offert du soda à Neptune… Deux jours plus tard, je démâtais ! Je ne me ferai pas reprendre de sitôt… » Armel Le Cléac’h (Brit Air) par mail. 

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