Dépêches
Le lundi 26 janvier 2009 à 15:54L'avarie secrète de Mich'
Michel Desjoyeaux (Foncia) à la vacation du jour : « Mon avarie dans le grand sud ? La bonne réponse a été donnée par Andi Robertson…qui a gagné un Foncia en chocolat !
C’était bien le safran bâbord en cause. Le 17 décembre, j’ai d’abord constaté que l’axe principal du boîtier de safran était partiellement cassé et ne tenait plus que d’un côté.
La suite s’est produite le 25 décembre en fin de nuit, alors que j’étais en route vers la porte Pacifique. J’étais au près bon plein dans 35 bons nœuds et de la mer formée. J’avançais prudemment avec 2 ou 3 ris et ORC. J’avais relevé le safran au vent, à l’horizontale. Je pense qu’une vague est venue frapper le safran. Le bout qui le garde en position haute a cassé. Impossible de remettre le safran à sa place. Il n’était plus tenu que par la jambe de force sur le côté et le bout de dessous.
Je décide de ralentir le bateau je me retrouve à plat, puis à contre, je commence à partir en marche arrière. Là, j’ai vu le safran partir sous le bateau puis il est revenu vers l’arrière et coup de chance, le boîtier était revenu peu à peu à sa place. J’ai eu peur en voyant le safran faire ‘floc floc’. Et comme par miracle la situation a cessé d’empirer à ce moment là. Quelques jours plus tard, j’ai réussi à sécuriser le système, j’ai même confectionné un axe extensible qui permet de jouer le rôle de fusible et au safran de remonter en cas de choc avec un objet flottant.
J’ai le sentiment d’être passé à côté d’une catastrophe. Même si dans l’action on n’a pas peur, elle vient rétrospectivement, quand on a réglé le problème. Un bateau, sans safran c’est comme une voiture sans direction : point de salut. »
Le lundi 26 janvier 2009 à 15:52La course contre la montre de Bilou
Roland Jourdain (Veolia Environnement) : « Ça va comme un lundi. Il y a un temps à grains. Ça mouline, ça travaille. Pour l’instant, les réparations tiennent nickel. Ce matin, j’étais parti pour faire une grasse matinée. Mais je me suis levé et j’ai du faire des manœuvres. J’ai du mettre le Solent, puis après la trinquette. Toujours est-il que je suis content de sortir de l’endroit le plus cabossé ! Mais je sais qu’il faut que je me dépêche. Plus je me dépêcherai, plus je passerai dans de bonnes conditions l’anticyclone des Açores. C’est une course contre la montre avant que l’anticyclone ne s’affaisse. Je pense que c’est une question de temps. Et il y a un côté agaçant. Quand t’es compétiteur, tu as envie que le bateau aille vite. Sauf que Veolia est diminué et je suis sans arrêt en train de freiner pour éviter de solliciter le bateau trop violemment. »
Le lundi 26 janvier 2009 à 15:51Cali au près le long du Brésil
Arnaud Boissières (Akena Vérandas) : « Ça tape un peu ! C’est vraiment la galère le long des côtes brésiliennes. En ce moment, le soleil est derrière les nuages. Il fait chaud, mais je supporte plutôt bien la chaleur. Je barre une paire d’heure par jour, c’est plutôt intéressant dans les moments de transitions, dès que le vent mollit. C’est agréable de barrer dans ces conditions, l’eau est chaude et avec la chaleur, on sèche vite, même si on se prend des vagues. Je ne pense pas trop à l’arrivée. Je ne trouve pas forcément le temps long mais, pour tout vous dire, je suis obnubilé par cette pointe brésilienne, elle me tracasse. Je n’ai pas envie de me retrouver sur la plage à aller jouer avec les footballeurs brésiliens… »
Le lundi 26 janvier 2009 à 15:50La dernière porte de Raphaël
Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) : « Je viens de passer la dernière porte du Pacifique : cap sur le Horn. C’est un soulagement de l’avoir passée. Ça été agité et maintenant les conditions ressemblent plus à celles du Sud. Il faut prendre des ris, empanner… Du coup, le temps passe plus vite. J’espère franchir le cap dans une huitaine de jours. Je vais avoir un train de dépressions jusque-là. Je sens que je vais passer le cap Horn quand le premier arrivera. Là où j’ai le plus souffert ? Les deux grosses dépressions de la fin de l’année. Je n’ai pas passé un très bon Noël ! »
Le lundi 26 janvier 2009 à 10:33Rich Wilson à 40 milles du cap Horn
Rich Wilson, le seul skipper américain et doyen de ce Vendée Globe est actuellement à une quarantaine de milles du cap Horn. Sous voilure réduite dans une bonne trentaine de nœuds de vent d’ouest, il devrait franchir le rocher vers 14h00.
Raphaël Dinelli a quant à lui respecté la dernière porte de sécurité Pacifique, ce lundi matin à 8h30. Tandis que Norbert Sedlacek, qui a passé des heures à réparer son rail de mât, est encore à 80 milles dans l’ouest de cette marque. A 1800 milles du Horn, les deux hommes devraient entrer en Atlantique, entre l’arrivée de Michel Desjoyeaux et celle de Roland Jourdain !
Le lundi 26 janvier 2009 à 08:57Problème de chariot
Dimanche soir vers 22 heures TU, le chariot en haut de la grand voile qui fixe la tête sur le mât, était bloqué. Mais cette fois pas dans le ris 1 mais dans le ris 2. Il n’y avait pas mal de vent et de la pluie. Norbert a eu des difficultés et soucis à libérer le chariot. Il a réussi après une longue bataille. Maintenant c’est un peu plus tranquille, car la voile est descendue. Mais le travail a juste commencé. Norbert a dû démonter toute la grande voile pour être capable de mettre le chariot de tête dans le rail. Il a travaillé pendant sept heures et demi sous la pluie, avec de la houle et du vent… A partir de maintenant, il ne peut utiliser que le deuxième ris de la grande voile…
Le lundi 26 janvier 2009 à 05:46Respecter les traditions
« Pour l’heure Brit Air avance bien sous la chaleur dans un vent de Nord-Est dans le bon sens. Mais ça gîte beaucoup et la mer se fait de plus en plus forte. Ça devrait fraîchir un peu dans les prochaines heures et je vais donc anticiper rapidement pour réduire un peu la toile. Ça ne sert à rien de prendre des risques ! Le champagne au cap Horn, de nouveau à l’équateur : vous allez penser que je passe mon temps à trinquer avec Neptune ! Oui c’est vrai ! Mais les traditions sont les traditions et il faut les respecter… Il y’a un peu plus d’un an, sur la Transat B to B, j’avais oublié le champagne pour le passage de l’équateur et j’avais donc offert du soda à Neptune… Deux jours plus tard, je démâtais ! Je ne me ferai pas reprendre de sitôt… » Armel Le Cléac’h (Brit Air) par mail.
Le dimanche 25 janvier 2009 à 18:02Sam motivée
« Aujourd’hui, j’ai enfin eu 24 heures sans arrêt, pour la première fois en 6 jours.
Au moins Roxy est content d’aller à une vitesse supérieure à 10 nœuds. Finies les vitesses réduites, la prochaine fois ce sera pour rentrer dans le chenal des Sables d’Olonne ! J’espère ! Tout est dans la meilleure des positions, les voiles sont parfaitement bien réglées et nous sommes à l’attaque.
Lors de ma journée de rangement, j’ai sorti mon linge sale du sac. Ce n’est pas une tâche ménagère que j’attends avec impatience à mon retour ! Une idée m’a traversée l’esprit que l’un des Roxy boys pouvait tomber sur le sac par erreur, donc c’est mieux si je lui mets une étiquette pour bien l’identifier ! Quand j’ai téléchargé les données météo du matin et du soir, j’ai jeté un rapide coup d’œil aux messages sur mon site. C’est tellement incroyable et encourageant de voir tout ce monde qui me soutien dans cette course autour du monde. C’est un de mes moments préférés de la journée et après ça, je suis plus motivée que jamais. »
Le dimanche 25 janvier 2009 à 17:58Steve White, toujours 9e
Depuis le classement de 11h00 du matin, le britannique Steve White est positionné sur le classement comme « non localisé ». Il s’agit juste d’un petit problème technique qui sera vite résolu car Steve a changé de balise de positionnement. Pas d’inquiétude à avoir pour le navigateur qui poursuit sa remontée de l’Atlantique Sud, en 9e position.
Le dimanche 25 janvier 2009 à 15:34Un dimanche avec une zapette
« Ça avance bien, c'est assez marrant. L'alizé n'est pas drôle drôle : ça varie beaucoup. Il a du vent, pas de vent, la mer est désordonnée… Il y a 15/16 nœuds là, alors que j'avais 28 nœuds il n’y a pas dix minutes. J’ai surtout la zappette du pilote automatique dans les mains, je lofe, puis il faut choquer/border les voiles, parce que ça varie beaucoup. J'évite juste que ça tape, mais il n’y a pas trop de changement de voile à faire, c'est plutôt ambiance sous toilé, parce que le terrain est vraiment cabossé. Ce n'est pas très agréable, mais ça va beaucoup mieux. Il y a des petits craquements, mais ce sont des craquements de bonne humeur… Le côté réparé est sous le vent, donc ça va bien. Le côté au vent a été un peu rafistolé aussi. La zapette du pilote, ça marche assez bien. Après, le pilote, ça marche quand même de mieux en mieux. On les apprivoise aussi à force de s'en servir. C'est quand même assez incroyable. Plus le bateau va vite, plus le pilote est facile à manœuvrer. Là j'ai un temps d'hiver de chez vous et à part la température, ça commence à peine à s'éclaircir. C''est moite, je préfère le gris de chez nous à celui-là. Je ne sais pas à quoi correspond exactement ce phénomène... Parfois on voit un brouillard de sable, le ciel est gris-orange, venant du Sahara. Les variations, quand ça varie de 15 nœuds, c'est sans modification du ciel. » Roland Jourdain (Veolia Environnement) à la vacation de 11h30
Infos précédentes :
- Le 25 janvier 2009 à 14:23 : Vacances aux Marquises ?
- Le 25 janvier 2009 à 13:11 : La messe est dite (ou presque)
- Le 25 janvier 2009 à 12:00 : Dur Brésil
- Le 24 janvier 2009 à 15:46 : Ambiance short et T-shirt
- Le 24 janvier 2009 à 14:55 : Retour de la brise
- Le 24 janvier 2009 à 13:57 : Killer Queen
- Le 24 janvier 2009 à 13:14 : Mer coriace
- Le 24 janvier 2009 à 12:30 : Peau de bébé
- Le 24 janvier 2009 à 09:00 : La musique adoucit les mœurs
- Le 24 janvier 2009 à 08:06 : Les remerciements de Rich Wilson












