Vendée Globe

A la uneBrèves

Michel Desjoyeaux - Foncia

Des écarts qui causent

28.01.2009

« Tout va bien à bord de Foncia. Ce n’est pas la même météo qu’hier. Le vent est monté régulièrement dans la nuit. Du coup j’ai ramassé la grande voile-ballon et j’en ai mis une plus petite. 600m² de toile, ça allait bien quand même et ça ne permettait pas de dormir ! Quand j’ai affalé j’avais 28 nœuds et depuis ça cavale bien. La mer est bien formée, le soleil est là, la température de l’eau continue de chuter mais ça va. 730 miles en moi et Bilou (Roland Jourdain) ? Je ne suis pas surpris car il a un peu de mal à couper la dorsale. Moi, il me reste 1300 miles, 1344 pour être exact. 50 % de la distance en écart, ça me va. Ça commence à causer… » Michel Desjoyeaux, Foncia, à la vacation de 11h30.
 

ON BOARD FONDATION OCEAN VITAL / SKIPPER : RAPHAEL DINELLI (FRA)

La tête au Cap Horn

28.01.2009

« Après la porte, j’ai pas mal cravaché. Depuis cette nuit, j’ai dû réduire un peu la toile car la mer était très croisée. Il y avait pas mal de grains avec de 25 à 40 nœuds de vents. J’ai réussi de belles progressions mais il me reste encore cinq jours d’ici le Cap Horn. Le plus opportun pour s’arrêter, ce serait les Malouines, c’est le plus court et c’est sur ma route ! Les Malouines, c’est par 50° Sud. Marco (Guillemot) a eu de la chance d’avoir des conditions favorables. Mais ça peut changer quand j’y serais. J’ai hâte de passer le cap Horn. Je l’ai déjà passé deux fois de jours. A chaque fois, c’était super. C’est une grosse délivrance, les conditions de visibilité y sont toujours différentes et c’est toujours assez magique, c’est un très bon moment. » Raphaël Dinelli, Fondation Océan Vital, à la vacation de 11h30
 

ON BOARD AKENA VERANDAS / SKIPPER : ARNAUD BOISSIERES (FRA)

Slalom brésilien

28.01.2009

« J’ai encore passé une nuit blanche à slalomer entre les pate-formes pétrolières et les bateaux de pêche. J’ai eu une discussion « très enrichissante » avec un pêcheur brésilien. Visiblement, il n’était pas très content de ma présence. Cela fait ceux nuits que je ne dors pas du tout. Le moteur s’est désamorcé, j’ai du faire une réparation sur un de mes ballasts.
Le bateau commence à accuser les milles. Depuis trois jours, c’est ambiance pot-au-noir. Quand tu fais le compte des petits soucis qu’il ya à bord, cela commence à faire beaucoup. Mes panneaux solaires marchent moyennement et je n’ai plus beaucoup de gazole. Question nourriture ça ira si je ne reste pas sur des moyennes de 120 milles par jour, comme actuellement. Questions soucis techniques, j’ai mon speedo qui ne marche plus ; du coup le pilote n’accepte plus certaines fonctions. Quand à R2D2 (le dôme de la communication satellite), il est parti rendre visite au bulbe de quille de Jean Le Cam. Je m’imagine bien finir sans moteur.
» Arnaud Boissières, Akena Vérandas, à la vacation de 11h30
 

ON BOARD ROXY / SKIPPER : SAM DAVIES (UK)

Sam autour du pot

28.01.2009

« Bonjour par 4e degré sud ! Nuit chaude et humide.

Je peux vous dire qu’on approche du pot au noir, tant le taux d’humidité augmente et le vent devient instable. Quand je me suis couchée pour faire un petit somme, Roxy marchait à 16-18 nœuds avec 18 nœuds de vent. parfait pour dormir. Mais je n’ai pas eu besoin de l’alarme : le net ralentissement à l’arrivée d’un nuage m’a tout de suite réveillé. Le grain précédent m’avait apporté des rafales à 26 noeuds… celui-ci 10 nœuds à peine et beaucoup de réglages à la clé.

Pour l’énergie, j’ai mes gâteaux à l’avoine avec du miel, mais le miel se comporte bizarrement avec cette chaleur. Impossible de le garder sur le gâteau sec, surtout quand il fait nuit. Résultat : des doigts gluants et un cockpit bien collant !”
 

Nauticsport Kapsch main damage

Belle journée pour l'anniversaire de Norbert

27.01.2009

Norbert Sedlacek, AUT, (Nauticsport-Kapsch):
“A l’aube il faisait beau et le ciel était limpide. J’ai eu l’impression que nous allions avoir une belle journée. C’est une situation spéciale quand on fête son anniversaire en route pour le Horn. Aujourd’hui, je vais ouvrir les cadeaux et puis je vais prendre du plaisir à naviguer. Je vais aussi m’offrir un repas spécial.
La situation avec le rail de grand-voile n’était pas géniale. Je ne sais pas pourquoi mais le boulon, qui le tient s’est cassé et l’anneau s’est tordu. Ça n’a pas été facile de casser l’anneau pour pouvoir affaler la grand-voile. Il y avait beaucoup de vent et il pleuvait. J’avais peur que le rail ou le gréement soit endommagé mais en fin de compte, j’ai eu de la chance. J’ai réussi à m’occuper de la voile et à écarter le matériel, les chariots, et j’ai fait mon bricolage avec des cadènes et je crois que je peux hisser la voile juste au dessus du premier ris.”

 

ON BOARD AKENA VERANDAS / SKIPPER : ARNAUD BOISSIERES (FRA)

Navigation pénible pour Arnaud

27.01.2009

Arnaud Boissières (Akena Vérandas) lors d’une communication avec son équipe : « C’est dur, c’est pénible. Grain puis ballast avant de vider à nouveau les ballasts. Mes réserves diminuent et je commence à surveiller la nourriture (tous les deux jours, je me fais un plat salé). J’éteins l’ordinateur dès que je peux et ça ressemble à une punition. Ce matin, j’ai tourné en rond pendant plusieurs heures. Là, il y a du vent inverse à la prévision donc c’est instable. Par dix nœuds de vent avec grand-voile et trinquette, j’ai vraiment l’air ridicule et surtout, je n’avance pas d’un caramel et plus j’avance vers le nord, plus la météo m’est défavorable. En tous cas, cette nuit, dans la pétole autour des plateformes, ça parlait brésilien à la VHF. »
 

Réservez votre séjour en Vendée Vendée Globe Junior CCI Vendée Vendée Expansion Devenez Partenaire Inscription à la newsletter La bande-annonce 2012 Affiche officielle 2012 - 2013