Le skipper britannique a franchi l’équateur cette nuit à 01h20 heure française. Bahrain Team Pindar est donc le 6e concurrent à entrer dans l’hémisphère nord, 10 jours 19 heures et 5 minutes après Michel Desjoyeaux. Dee Caffari ne devrait pas tarder à lui emboîter le pas. Au pointage de 11h00, elle était à 80 milles environ de la fameuse « ligne ».
A la uneBrèves
Brian Thompson dans l’hémisphère Nord
31.01.2009Le PC Course est fermé à Paris
30.01.2009Afin d'éviter certaines déconvenues, nous vous rappelons que le PC course de Paris n'est plus ouvert au public, et ce depuis le mardi 27 janvier. L'ensemble de la rédaction et l'équipe radio, se trouvant désormais au PC Course des Sables d'Olonne, face au Village Vendée.
Dinelli impatient d'être au Horn
30.01.2009Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) à la vacation de 11h30 :
« Je vais faire au mieux pour essayer de passer au plus vite le fameux caillou et arriver aux Sables entre le 12 et le 15 mars. Il me reste encore de la route... Je suis toujours en autonomie avec mes panneaux solaires et l'Atlantique sera beaucoup plus ensoleillée, donc tout va bien de ce côté là. Il y fera aussi plus chaud et il me tarde vraiment d'y arriver car ici, l'eau est à 7 ou 8 degrés, l'air pareil et j'ai mon huile d'olive qui a commencé à geler ! Je ne sais pas combien j'ai de polaires, je suis en mode « multi-couches » et je dors même avec le bonnet... »
La course continue pour Bilou
30.01.2009Roland Jourdain (Veolia Environnement) , à la vacation de 11h30 :
« Il n'y a plus de quille du tout, mais je n'ai pas pu aller sous l'eau pour voir. Quand le truc est arrivé dans la nuit d'avant-hier à hier, j’ai cru que c'était le bulbe qui était parti. Après ma rencontre avec le cétacé, j'avais plongé te constaté que le bas de la quille était abîmé sur la partie stratifiée. Mais là, il se trouve que c'est l'ensemble qui a cassé. Pour l'instant, je poursuis la route normale pour traverser les Açores, mon objectif étant d'aller aux Sables d'Olonne. Bien sûr, je fais d'abord gaffe à ma peau. Pour l’instant, ça se passe plutôt pas mal. On a regardé les calculs théoriques pour un bateau sans quille, et le plus dur devrait être entre ici et Sao Miguel (Açores). Maintenant, tous les ballasts sont remplis et j'ai descendu toutes les voiles que je pouvais, tous les poids sont le plus bas possible. Avec de la mer, on devrait pouvoir tenir jusqu'à 40, 45 nœuds de vent. Hier, par exemple, j'ai eu plus de trente nœuds, j'avais trois ris dans la grand-voile, et ça allait. Il va juste falloir que j'évite le vent et les vagues de travers, mais c'est jouable, tout dépendra de la météo. En tout cas, merci de votre soutien, j'y suis vachement sensible. Je suis tout seul sur mon petit bateau et il y a des ondes qui viennent de terre : des tonnes de mails et votre chaleur me fait du bien. »
Un peu de calme avant l'arrivée
30.01.2009Michel Desjoyeaux (Foncia) à la vacation de 11h30 : « Ça continue d'aller à vive allure, en direction d'un petit abri sympathique en Vendée. Je marche régulièrement à 18, 20, 22 nœuds, dans une mer qui s'est plutôt calmée. Les vagues sont plus longues que ce que j'avais hier, il y a pire comme conditions pour finir un Vendée Globe. En repartant des Sables, je pensais être capable de revenir dans le match et j'imaginais être dans les cinq premiers au cap Horn. Mais prendre les manettes de la course dès l'Australie, j'ai encore du mal à réaliser... Je confirme mon arrivée pour la journée de dimanche, mais je ne sais pas encore si je vais pouvoir arriver pendant la marée du matin ou la marée du soir. J'ai encore une journée bien chargée avec plusieurs de vos confrères de la presse, puis à partir de demain, je vais me mettre un peu en vacances et respirer quelques dernières bouffées d'iode. Je pense que c'est un mal nécessaire pour pouvoir apprécier pleinement l'arrivée. Je peux vous dire que dimanche, on n’est pas couchés ! Les bonnes choses ont une fin et c'est plutôt usant ces 80 jours. Remettre les pieds sur la terre ferme et refaire le monde avec une bière à la main, c'est pas mal aussi. J'ai eu d'autres pépins que je peux vous révéler maintenant : j'ai déchiré deux de mes trois spis. Heureusement, ça ne m'a pas fait défaut au niveau de ma performance. »
Norbert vers le Horn
30.01.2009"Je descends vers le Cap Horn en serrant le vent. Je devrais y être en début de matinée lundi prochain. Pour le moment la vie à bord est loin d’être confortable. Il serait peut-être plus précis de dire qu’il n’y a guère de vie à bord. La température descend au fur et à mesure que nous descendons vers le Grand Sud. Je bois beaucoup de thé et je porte les polaires les plus épaisses. Le seul point vraiment positif depuis mercredi est que je n’ai pas eu de problème technique. Tout au moins, je n’en ai pas remarqué… " Norbert Sedlacek, Nauticsport-Kapsch, sur son site Internet.