Vendée Globe

A la uneBrèves

START - SAFRAN - MARC GUILLEMOT

Arriver avant de rempiler

31.01.2009

« Ce n'est pas une allure très excitante : du près océanique comme on appelle ça, avec une mer de face, ça cogne beaucoup, ce n'est pas très confortable, c’est un peu monotone, ce n’est pas forcément la partie la plus agréable de ce Vendée Globe… Il y a des vagues assez courtes, donc on en glisse sur la première, et la seconde, puis on s'écrase dans la troisième. Comme on a des gréements assez raides, ce n'est pas confortable. C'est la partie la plus droite de ce Vendée Globe, mais pas la plus agréable. Moi qui fais attention de me garder une petite cuisine bien propre, de faire la "mère Denis", on essaye de faire attention, et à chaque coup de butoir, on en met partout. Le bonhomme est tendu quand le bateau souffre, c'est le cas. Mais je n'ai pas à me plaindre, car tant que ça avance, je ne suis pas le plus malheureux… Revenir dans quatre ans ? Je crois que les décisions ne peuvent pas se prendre avant d'arriver. Ce qui est certain, c'est que Safran sera là, mais je ne sais pas si j'y serais. Le Vendée Globe, on y va parce qu'on a envie d'y aller, mais on n’y va pas juste parce qu'on a un sponsor… Michel Desjoyeaux ? Mis à part quelques uns de ces commentaires, il a fait une course exceptionnelle, il a été très vite, il a fait un parcours prudent, avec beaucoup de sérénité, digne d'un grand champion, d'un grand marin. Donc c'est bien méritant pour lui, qu'il y arrive. Je l’ai trouvé un peu prétentieux par rapport aux autres concurrents, je ne sais pas s'il s'en est rendu compte ! Il a souvent fait des commentaires assez froids, assez radicaux. Par exemple, quand il est revenu sur la flotte, il s'est presque demandé si on était « en croisière ». Je ne sais pas s'il se rend compte, mais ça peut être mal perçu par les gens qui sont en train de se battre comme lui. Mais le côté super marin de ce qu'il a fait, passe bien au-dessus de tout ça. Je n'ai qu'un mot, c'est bravo-bravo Mich', et bravo ! » Marc Guillemot (Safran) à la vacation de 11h30. 

Mich' Desj' troisième ligne aile

Foncia à 246 milles de l'arrivée

31.01.2009

Au pointage de 11 heures, Michel Desjoyeaux n'était plus qu'à 246 milles de la ligne d'arrivée des Sables d'Olonne. Il progresse actuellement en plein golfe de Gascogne, à 14-15 noeuds de moyenne dans un vent qui va progressivement mollir au passage d'une dorsale.

ON BOARD BAHRAIN TEAM PINDAR / SKIPPER : BRIAN THOMPSON (UK)

Brian Thompson dans l’hémisphère Nord

31.01.2009

Le skipper britannique a franchi l’équateur cette nuit à 01h20 heure française. Bahrain Team Pindar est donc le 6e concurrent à entrer dans l’hémisphère nord, 10 jours 19 heures et 5 minutes après Michel Desjoyeaux. Dee Caffari ne devrait pas tarder à lui emboîter le pas. Au pointage de 11h00, elle était à 80 milles environ de la fameuse « ligne ».
 

Le PC Course est fermé à Paris

30.01.2009

Afin d'éviter certaines déconvenues, nous vous rappelons que le PC course de Paris n'est plus ouvert au public, et ce depuis le mardi 27 janvier. L'ensemble de la rédaction et l'équipe radio, se trouvant désormais au PC Course des Sables d'Olonne, face au Village Vendée.
 

ON BOARD FONDATION OCEAN VITAL / SKIPPER : RAPHAEL DINELLI (FRA)

Dinelli impatient d'être au Horn

30.01.2009

Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) à la vacation de 11h30  :
« Je vais faire au mieux pour essayer de passer au plus vite le fameux caillou et arriver aux Sables entre le 12 et le 15 mars. Il me reste encore de la route... Je suis toujours en autonomie avec mes panneaux solaires et l'Atlantique sera beaucoup plus ensoleillée, donc tout va bien de ce côté là. Il y fera aussi plus chaud et il me tarde vraiment d'y arriver car ici, l'eau est à 7 ou 8 degrés, l'air pareil et j'ai mon huile d'olive qui a commencé à geler ! Je ne sais pas combien j'ai de polaires, je suis en mode « multi-couches » et je dors même avec le bonnet... »

Roland Jourdain - Veolia Environnement

La course continue pour Bilou

30.01.2009

Roland Jourdain (Veolia Environnement) , à la vacation de 11h30 :
« Il n'y a plus de quille du tout, mais je n'ai pas pu aller sous l'eau pour voir. Quand le truc est arrivé dans la nuit d'avant-hier à hier, j’ai cru que c'était le bulbe qui était parti. Après ma rencontre avec le cétacé, j'avais plongé te constaté que le bas de la quille était abîmé sur la partie stratifiée. Mais là, il se trouve que c'est l'ensemble qui a cassé. Pour l'instant, je poursuis la route normale pour traverser les Açores, mon objectif étant d'aller aux Sables d'Olonne. Bien sûr, je fais d'abord gaffe à ma peau. Pour l’instant, ça se passe plutôt pas mal. On a regardé les calculs théoriques pour un bateau sans quille, et le plus dur devrait être entre ici et Sao Miguel (Açores). Maintenant, tous les ballasts sont remplis et j'ai descendu toutes les voiles que je pouvais, tous les poids sont le plus bas possible. Avec de la mer, on devrait pouvoir tenir jusqu'à 40, 45 nœuds de vent. Hier, par exemple, j'ai eu plus de trente nœuds, j'avais trois ris dans la grand-voile, et ça allait. Il va juste falloir que j'évite le vent et les vagues de travers, mais c'est jouable, tout dépendra de la météo. En tout cas, merci de votre soutien, j'y suis vachement sensible. Je suis tout seul sur mon petit bateau et il y a des ondes qui viennent de terre : des tonnes de mails et votre chaleur me fait du bien. »

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