« Le Cap Horn est assez proche, je pense y arriver demain matin, car il y a un anticyclone qui se prépare derrière nous, Norbert (Sedlacek) devrait être pris dedans, mais j'espère passer juste, juste, juste, en évitant les mauvais courants. Il y a deux ou trois jours que je suis sur les réglages à fond. Ça m'est déjà arrivé de passer le cCp Horn sans avoir de vent derrière et j'ai eu très peur de me mettre sur les cailloux. Mon ETA ? Ce n’est pas parce qu'on est derrière qu'on s’arrête, qu’on lâche le morceau, qu’on ne fait pas marcher un bateau de compétition. Maintenant, tout va dépendre de la remontée Atlantique qui est assez complexe, donc je pense arriver entre le 6 et le 15 mars,… Je vais vraiment réfléchir du côté des Malouines car il faut que je fasse un petit stop pour réparer cette drisse de grand voile, sachant que je n'ai plus de gennaker, plus de spi non plus. Il faut que je sécurise et que j'arrive à avoir le maximum de toile pour avancer. J'ai assez à manger, mais je me rationne un peu, un petit régime sec, ce n’est pas plus mal. J’ai envoyé des photos et l’on m’a dis que j’avais bonne mine. » Raphaël Dinelli, Fondation Ocean Vital, à la vacation de 11h30.
A la uneBrèves
Si près du Horn
01.02.2009
C'est assez, dit la baleine
01.02.2009« J'ai vu un joli spectacle il y a une heure : un gros cétacé à une cinquantaine de mètres, dans mon travers, c'était impressionnant. J'étais content qu'il ne soit pas face à moi. Tu te dis que des fois, ça se joue à pas grand chose. Je ne sais pas si je l'ai réveillé, mais j'ai vu sa partie arrière. Contrairement à ce que j'ai eu depuis une semaine, ça fait 24h que j'ai un petit peu de vent. Tribord amures, un petit clapot de 1m et le bateau passe plutôt bien. Cette nuit, j'ai croisé pas mal de cargos qui montaient et qui descendaient. Il y a pas mal de trafic à la pointe brésilienne. Après Fernando de Noronha, il va falloir commencer à se méfier, quelques dizaines de heures après, j'arriverai sur le passage critique et je sais que Dee y a été arrêtée. J'envisage de laisser Fernando de Noronha sur ma droite et de traverser l'archipel. J'ai envoyé un petit message hier à Mich', il m'a répondu ce matin et je suis super content pour lui. C'est quand même admirable: il gagne et ce n'est pas forcément une surprise, on n’avait pas forcément les mêmes prétentions... J'avance, c'est peut-être ma journée de grève et de protestation qui a commencé à marcher, je me méfie parce que le Pot-au-noir peut être dramatique, mais j'ai l'impression que la chance me sourit un petit peu. J'essaye d'en profiter parce que quand tu fais 100 milles ou 120 milles par jour... Depuis deux jours ça repart, mais c'est un peu frustrant de voir les copains pas loin qui avancent très vite. Là ou je me suis rendu compte que ça faisait long, c'est quand on était dans la pétole... mais quand t'es motivé et que tu batailles pour gratter les copains, le temps passe super vite ! » Arnaud Boissières, Akena Verandas, à la vacation de 11h30.
Jourdain demain aux Açores
01.02.2009Roland Jourdain, qui navigue sans quille depuis jeudi matin, devrait arriver lundi matin aux Açores. Bilou n’a pas encore pris sa décision d’abandonner ou de continuer sa course jusqu’aux Sables d’Olonne. Au cas où il abandonne, deux membres de son équipe, Nicolas de Castro et Luis Guervos, sont partis dimanche matin pour Punta Delgada. Il navigue actuellement à 4,2 grand-voile affalée sous trinquette seule.
Foncia : une approche pas si simple
01.02.2009Michel Desjoyeaux a traversé hier après-midi la dorsale anticyclonique et s’est retrouvé arrêté cette nuit pendant quelques heures. Ce matin, il avait redémarré. Au pointage de 11h00, Foncia marchait à 10 nœuds et n’était plus qu’à 45 milles des Sables d’Olonne. Mais il devra composer avec des vents contraires pendant quelques heures. Actuellement, selon les informations de Météo France, il devrait naviguer dans un vent de sud-est qui passera à l’est à la mi-journée en fraîchissant 20 à 25 noeuds. Un ou plusieurs virements de bords sont à prévoir.
Attaque de poissons volants
01.02.2009Samantha Davies (Roxy) dans un message envoyé cette nuit : "J’ai passé les 10 degrés nord et les conditions sont toujours les mêmes : humide et cabossé mais le vent est là et la vitesse est OK.
J’ai dû modifier mon cap pour éviter des cargo : le dernier d’entre eux était à une heure de moi à peine. Dans ces cas là, il faut être sur le pont pour adapter le cap et ajuster les voiles. La nuit, on est attaqué en permanence par des poissons volants kamikazes. A chaque « twack », j’ai mal pour eux ! Leur vitesse de rapprochement avec Roxy doit être élevée et chaque impact douloureux voire mortel.
En ce moment, je croise les doigts pour que tout aille bien sur Foncia. J’espère que Mich a profité de sa dernière nuit en mer. Ça va être une journée spéciale aux Sables d’Olonne ! Je suis un peu triste de rater ce grand moment mais en même temps, la pensée s’être à terre aux Sables est assez étrange et je crois que je suis plus heureuse là où je suis. Heureusement, il me reste encore quelques jours avant de me préparer à l’arrivée !"
Comment suivre l'arrivée dans les médias
01.02.2009Télévisions, radios, Internet… Impossible de rater l’arrivée en direct de Michel Desjoyeaux cet après-midi aux Sables d’Olonne.
Bien sûr, rien ne vaut l’ambiance incroyable du chenal d’entrée du port des Sables d’Olonne pour vivre et partager l’émotion du retour triomphal du futur vainqueur de ce 6e Vendée Globe. Mais pour tous ceux qui n’auront pas la chance de passer leur dimanche en Vendée, restent d’autres moyens d’assister à la consécration de Michel Desjoyeaux.
Télévisions :
France 3 Ouest, Planète Thalassa, i-Télé et LCI diffuseront en direct l’arrivée de Mich’ Desj’ quelle que soit l’heure du passage de ligne. Pour TF1, France 2, France 3 National et Eurosport, cela dépend évidemment de cette heure d’arrivée.
Radios :
Les principales radios nationales, France Info, France Inter, RTL, Europe 1 et RMC Info, commenteront en direct au rythme de l’arrivée du futur vainqueur.
Internet :
Le site officiel du Vendée Globe diffusera en direct environ deux heures d’images vidéos, commençant 15 minutes avant le franchissement de la ligne jusqu’à l’arrivée au ponton.