Arrivée prévue pour Michel Desjoyeaux vers 16h15, soit 84 jours trois heures et quelques minutes après le coup de canon du départ donné le 9 novembre dernier à 13h02 !
A la uneBrèves
Vers 16h15 !
01.02.2009
Le choix de Roland
01.02.2009« Il y a de la grosse houle, au moins 7m. L'après-midi et la nuit dernière n'étaient pas simples. Je suis à sec de toile et ça n'avance pas vite. Le bateau ne se comporte pas si mal, j'ai de la chance dans mon malheur de ne pas avoir chaviré du premier coup, d'avoir pas mal de ballasts, donc pas mal d’eau dans mes fonds. Ca ne se présente pas mal sauf que dans les pentes de vagues, surtout les pentes que donnent les déferlantes, je ne contrôle pas mon bateau… et passé 20° de gite, je ne sais pas ce qu'il peut se passer. Normalement je pourrais aller jusqu’à 35°, peut-être, de gîte mais je n'ai pas envie de faire des essais. J’ai envie que ça marche du premier coup. Donc, c’est un peu l’inconnu, mais il reste encore de la grosse mer comme on n’a pas eu dans le Vendée Globe. Je peux m’estimer heureux d'être là déjà. Je jongle avec le vent. Demain il va y avoir un coup de sud-ouest, ça va me permettre de récupérer ce que j'ai perdu en latéral, avant de repartir avec un fort vent de nord-ouest ; après on verra... D'ici 24h, on tirera le bilan et on prendra la décision. On n’ira pas risquer, ni ma peau, ni celle du bateau. On prendra les fichiers météo et on vous dira tout ça demain avec les architectes, Eric Levet (du cabinet Lombard). Il faut savoir séparer les choses : l'envie d'arriver jusqu'au bout de l’aventure, de terminer un projet qui dure depuis plusieurs années et mon métier de marin, qui est de ramener le bateau au port en sécurité. Ce n’est pas évident." Roland Jourdain, Veolia Environnement, à la vacation de 11h
En approche
01.02.2009A 15h15, Foncia avançait à plus de dix noeuds, à 8 milles du phare des Barges, soit à environ une heure un quart de la ligne d'arrivée mouillée devant Les Sables d'Olonne.
La messe est dite
01.02.2009« C'est comme un dimanche, sauf que je vais encore rater la messe. Samedi après-midi, j'en ai bien profité. Comme il n'y avait pas de vent, je me suis occupé de moi, je suis allé chez le coiffeur, chez le barbier, et puis... Ne rien faire, c'est pas mal, hein ? La nuit a été un tout petit peu animée au début, le temps que le vent se lève un peu, puis c'est monté rapidement jusqu'à 15-20 nœuds, j'ai mis un peu de toile et suis allé me coucher. Pas mal de cargos sont passés, donc je me suis levé pour surveiller un petit peu le terrain de jeu, puis ce matin, je n'ai rien fait. Et ce soir... Je ne pourrai pas ne rien faire. Je me suis rendu compte qu'on n’était pas loin de la côte, car il y a pas mal d'oiseaux, des sternes, des mouettes et l'eau devient un peu plus verte-blanche. Je suis à 35 milles de l'arrivée, je ne vais pas y aller en direct car le vent est contraire, mais le créneau, c'est 16h30-17h. Je n'ai pas trop envie de réfléchir, ni aux questions, ni aux réponses, ou même refaire le fil de la course, car je ne vais pas avoir le temps. Mine de rien, ça a duré trois mois. Je suis plutôt pénard, détendu... Je vais aller faire une petite sieste, je n'ai pas beaucoup dormi et je m'apprête à faire un virement de bord, ça demande un peu d'énergie. Enfin, échanger les adresses, préparer les sacs et à la prochaine colonie de vacances ! 35 milles, c'est déjà la maison... On est proche de la civilisation, il y a eu plusieurs signes déjà, dont un hélicoptère qui m'a survolé tout à l'heure. Je pense que je ne dois pas être très loin de la fin de ce Vendée Globe, je ne sais pas ce qui me fait dire ça... J'ai déjà passé commande pour ce soir. Tout ce dont je rêve, c'est du vrai manger, sain et frais, et des fruits que tu peux croquer, plutôt que des boîtes de conserve sans arrêt. » Michel Desjoyeaux, Foncia, à la vacation de 11h30.
Foncia à l’île d’Yeu
01.02.2009A 14h30, Michel Desjoyeaux était repéré dans le Sud de l’île d’Yeu : le skipper de Foncia est donc toujours attendu aux Sables d’Olonne vers 16h30-17h00, naviguant au près avec un ris dans la grand voile et la trinquette, à dix noeuds avec environ 25 nœuds de vent bâbord amure.
Déjà foule !
01.02.2009Les digues du chenal d’entrée du port des Sables d’Olonne ainsi que les quais de la Chaume commençaient déjà à se remplir à 14h00 : plusieurs milliers de personnes attendaient malgré le froid piquant du vent d’Est qui souffle sur la Vendée. Et devant les phares d’entrée, plusieurs bateaux naviguaient à la rencontre du monocoque de Michel Desjoyeaux.