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Le dimanche 01 février 2009 à 16:17Quelques chiffres sur le parcours de Michel Desjoyeaux

Quelques chiffres sur le parcours de Michel Desjoyeaux

Les Sables-équateur : 13j 15h 41’ (retard sur Loïck Peyron : 1j 06h 43’)

Les Sables-cap Bonne Espérance : 27j 00h 34’ (retard sur Sébastien Josse : 4h 56’)

Les Sables-cap Leeuwin : 37j 07h 23’ (avance sur Roland Jourdain : 50’)

Les Sables-Antiméridien : 43j 23h 33’ (avance sur Roland Jourdain : 2h 55’)

Les Sables-cap Horn : 56j 15h 08’ (avance sur Roland Jourdain : 8h 50’)

Les Sables-équateur : 71j 17h 12’ (avance sur Roland Jourdain : 3j 05h 52’)
Les Sables-Les Sables : 84j 03h 09’08’’ (avance sur Roland Joudain : 1345 milles, avance sur Armel Le Cléac’h : 1632 milles), soit 12,3 nœuds de moyenne sur l’orthodromie de 24 840 milles

DBo.

 

Le dimanche 01 février 2009 à 16:11Le temps du vainqueur

Le temps du vainqueur

Arrivé à 16h 11’ 08’’ ce dimanche 1er février, Michel Desjoyeaux n’a mis que 84j 03h 09’ pour faire le tour du monde, soit une moyenne sur l’orthodromie de 24 840 milles de 12,30 nœuds… et 3 jours 07 heures 39 minutes de mieux que le temps de référence établi en 2004-2005 ! 

Le dimanche 01 février 2009 à 15:52Vers 16h15 !

Vers 16h15 !

 Arrivée prévue pour Michel Desjoyeaux vers 16h15, soit 84 jours trois heures et quelques minutes après le coup de canon du départ donné le 9 novembre dernier à 13h02 !

Le dimanche 01 février 2009 à 15:28Le choix de Roland

Le choix de Roland

« Il y a de la grosse houle, au moins 7m. L'après-midi et la nuit dernière n'étaient pas simples. Je suis à sec de toile et ça n'avance pas vite. Le bateau ne se comporte pas si mal, j'ai de la chance dans mon malheur de ne pas avoir chaviré du premier coup, d'avoir pas mal de ballasts, donc pas mal d’eau dans mes fonds. Ca ne se présente pas mal sauf que dans les pentes de vagues, surtout les pentes que donnent les déferlantes, je ne contrôle pas mon bateau… et passé 20° de gite, je ne sais pas ce qu'il peut se passer. Normalement je pourrais aller jusqu’à 35°, peut-être, de gîte mais je n'ai pas envie de faire des essais. J’ai envie que ça marche du premier coup. Donc, c’est un peu l’inconnu, mais il reste encore de la grosse mer comme on n’a pas eu dans le Vendée Globe. Je peux m’estimer heureux d'être là déjà. Je jongle avec le vent. Demain il va y avoir un coup de sud-ouest, ça va me permettre de récupérer ce que j'ai perdu en latéral, avant de repartir avec un fort vent de nord-ouest ; après on verra... D'ici 24h, on tirera le bilan et on prendra la décision. On n’ira pas risquer, ni ma peau, ni celle du bateau. On prendra les fichiers météo et on vous dira tout ça demain avec les architectes, Eric Levet (du cabinet Lombard). Il faut savoir séparer les choses : l'envie d'arriver jusqu'au bout de l’aventure, de terminer un projet qui dure depuis plusieurs années et mon métier de marin, qui est de ramener le bateau au port en sécurité. Ce n’est pas évident." Roland Jourdain, Veolia Environnement, à la vacation de 11h

Le dimanche 01 février 2009 à 15:15En approche

En approche

 A 15h15, Foncia avançait à plus de dix noeuds, à 8 milles du phare des Barges, soit à environ une heure un quart de la ligne d'arrivée mouillée devant Les Sables d'Olonne.

Le dimanche 01 février 2009 à 14:42La messe est dite

La messe est dite

« C'est comme un dimanche, sauf que je vais encore rater la messe. Samedi après-midi, j'en ai bien profité. Comme il n'y avait pas de vent, je me suis occupé de moi, je suis allé chez le coiffeur, chez le barbier, et puis... Ne rien faire, c'est pas mal, hein ? La nuit a été un tout petit peu animée au début, le temps que le vent se lève un peu, puis c'est monté rapidement jusqu'à 15-20 nœuds, j'ai mis un peu de toile et suis allé me coucher. Pas mal de cargos sont passés, donc je me suis levé pour surveiller un petit peu le terrain de jeu, puis ce matin, je n'ai rien fait. Et ce soir... Je ne pourrai pas ne rien faire. Je me suis rendu compte qu'on n’était pas loin de la côte, car il y a pas mal d'oiseaux, des sternes, des mouettes et l'eau devient un peu plus verte-blanche. Je suis à 35 milles de l'arrivée, je ne vais pas y aller en direct car le vent est contraire, mais le créneau, c'est 16h30-17h. Je n'ai pas trop envie de réfléchir, ni aux questions, ni aux réponses, ou même refaire le fil de la course, car je ne vais pas avoir le temps. Mine de rien, ça a duré trois mois. Je suis plutôt pénard, détendu... Je vais aller faire une petite sieste, je n'ai pas beaucoup dormi et je m'apprête à faire un virement de bord, ça demande un peu d'énergie. Enfin, échanger les adresses, préparer les sacs et à la prochaine colonie de vacances ! 35 milles, c'est déjà la maison... On est proche de la civilisation, il y a eu plusieurs signes déjà, dont un hélicoptère qui m'a survolé tout à l'heure. Je pense que je ne dois pas être très loin de la fin de ce Vendée Globe, je ne sais pas ce qui me fait dire ça... J'ai déjà passé commande pour ce soir. Tout ce dont je rêve, c'est du vrai manger, sain et frais, et des fruits que tu peux croquer, plutôt que des boîtes de conserve sans arrêt. » Michel Desjoyeaux, Foncia, à la vacation de 11h30.

Le dimanche 01 février 2009 à 14:31Foncia à l’île d’Yeu

Foncia à l’île d’Yeu

A 14h30, Michel Desjoyeaux était repéré dans le Sud de l’île d’Yeu : le skipper de Foncia est donc toujours attendu aux Sables d’Olonne vers 16h30-17h00, naviguant au près avec un ris dans la grand voile et la trinquette, à dix noeuds avec environ 25 nœuds de vent bâbord amure.  

Le dimanche 01 février 2009 à 14:03Déjà foule !

Déjà foule !

Les digues du chenal d’entrée du port des Sables d’Olonne ainsi que les quais de la Chaume commençaient déjà à se remplir à 14h00 : plusieurs milliers de personnes attendaient malgré le froid piquant du vent d’Est qui souffle sur la Vendée. Et devant les phares d’entrée, plusieurs bateaux naviguaient à la rencontre du monocoque de Michel Desjoyeaux.  

Le dimanche 01 février 2009 à 13:42Si près du Horn

Si près du Horn

« Le Cap Horn est assez proche, je pense y arriver demain matin, car il y a un anticyclone qui se prépare derrière nous, Norbert (Sedlacek) devrait être pris dedans, mais j'espère passer juste, juste, juste, en évitant les mauvais courants. Il y a deux ou trois jours que je suis sur les réglages à fond. Ça m'est déjà arrivé de passer le cCp Horn sans avoir de vent derrière et j'ai eu très peur de me mettre sur les cailloux. Mon ETA ? Ce n’est pas parce qu'on est derrière qu'on s’arrête, qu’on lâche le morceau, qu’on ne fait pas marcher un bateau de compétition. Maintenant, tout va dépendre de la remontée Atlantique qui est assez complexe, donc je pense arriver entre le 6 et le 15 mars,… Je vais vraiment réfléchir du côté des Malouines car il faut que je fasse un petit stop pour réparer cette drisse de grand voile, sachant que je n'ai plus de gennaker, plus de spi non plus. Il faut que je sécurise et que j'arrive à avoir le maximum de toile pour avancer. J'ai assez à manger, mais je me rationne un peu, un petit régime sec, ce n’est pas plus mal. J’ai envoyé des photos et l’on m’a dis que j’avais bonne mine. » Raphaël Dinelli, Fondation Ocean Vital, à la vacation de 11h30.

Le dimanche 01 février 2009 à 12:37C'est assez, dit la baleine

C'est assez, dit la baleine

« J'ai vu un joli spectacle il y a une heure : un gros cétacé à une cinquantaine de mètres, dans mon travers, c'était impressionnant. J'étais content qu'il ne soit pas face à moi. Tu te dis que des fois, ça se joue à pas grand chose. Je ne sais pas si je l'ai réveillé, mais j'ai vu sa partie arrière. Contrairement à ce que j'ai eu depuis une semaine, ça fait 24h que j'ai un petit peu de vent. Tribord amures, un petit clapot de 1m et le bateau passe plutôt bien. Cette nuit, j'ai croisé pas mal de cargos qui montaient et qui descendaient. Il y a pas mal de trafic à la pointe brésilienne. Après Fernando de Noronha, il va falloir commencer à se méfier, quelques dizaines de heures après, j'arriverai sur le passage critique et je sais que Dee y a été arrêtée. J'envisage de laisser Fernando de Noronha sur ma droite et de traverser l'archipel. J'ai envoyé un petit message hier à Mich', il m'a répondu ce matin et je suis super content pour lui. C'est quand même admirable: il gagne et ce n'est pas forcément une surprise, on n’avait pas forcément les mêmes prétentions... J'avance, c'est peut-être ma journée de grève et de protestation qui a commencé à marcher, je me méfie parce que le Pot-au-noir peut être dramatique, mais j'ai l'impression que la chance me sourit un petit peu. J'essaye d'en profiter parce que quand tu fais 100 milles ou 120 milles par jour... Depuis deux jours ça repart, mais c'est un peu frustrant de voir les copains pas loin qui avancent très vite. Là ou je me suis rendu compte que ça faisait long, c'est quand on était dans la pétole... mais quand t'es motivé et que tu batailles pour gratter les copains, le temps passe super vite ! » Arnaud Boissières, Akena Verandas, à la vacation de 11h30.