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Le lundi 02 février 2009 à 11:55Monsieur Jourdain

Monsieur Jourdain

« Je ne pourrais plus me regarder dans une glace après, si jamais il m'arrivait une connerie et que je sois passé près des Açores en sachant qu'il y a du mauvais temps derrière. Je n'aurais pas le choix, je continuerais, mais là il y a une opportunité et ce ne serait pas professionnel, vis-à-vis des autres. Ça date des 24 dernières heures tout ça. Je voulais et je croyais déjà un peu plus en mon étoile, même si je n'ai pas une chance mirobolante ces temps-ci. J'espérais que ce soit la dernière dépression avant un petit flux d'Ouest de 20 à 25 nœuds jusqu'à l'arrivée. C'était parfait, mais au fur et à mesure, les fichiers météo ont annoncé encore du mauvais temps. C'est surtout la mer : les dépressions se succèdent et on a des trains de houle. Ils annoncent 10 mètres de creux dans l'Ouest des Açores. Quand j'en avais 7 mètres hier, c'était déjà chaud... Je suis agréablement surpris, car dans des conditions normales, le bateau est très stable, c'est un gage de sécurité. Le problème, c'est quand la mer se lève très fort : pour que le bateau soit stable, il faut l'alourdir et à ce moment-là on perd les avantages de la formule, c’est-à-dire qu'un bateau léger, c'est un bateau solide, tandis qu'un bateau lourd, dans les chocs des vagues, je ne gère pas la puissance de la déferlante et en plus je ne peux pas mettre vraiment de toile, parce qu'il y a trop d'efforts sur le gréement et partout. Ce n'est pas une décision très drôle… » Roland Jourdain (Veolia Environnement) à la vacation radio de midi. 

Le dimanche 01 février 2009 à 21:13Vincent Riou, le tenant du titre, rend hommage à Michel

« C’est une très belle performance. Michel a été bon dans tous les domaines. Il a réussi à réunir tout ce qu’il faut pour une victoire : un bateau bien préparé, peu d’erreurs durant la course et aussi un peu de réussite. Dans ces cas là, il ne faut pas se poser de questions. La victoire est naturelle. Il a tout simplement été le meilleur ! ».
 

Le dimanche 01 février 2009 à 16:22Ecart par rapport au temps du vainqueur du Vendée Globe 2004

Ecart par rapport au temps du vainqueur du Vendée Globe 2004

Les Sables-équateur 2004 : 10j 12h 13’ (retard de Michel Desjoyeaux : 3j 03h 28’)

Les Sables-cap Bonne Espérance 2004 : 24j 02h 18’ (retard de Michel Desjoyeaux : 2j 22h 16’)

Les Sables-cap Leeuwin 2004 : 36j 11h 48’ (retard de Michel Desjoyeaux : 19h 35’)

Les Sables-cap Horn 2004 : 56j 17h 13’ (avance de Michel Desjoyeaux : 2h 05’)

Les Sables-équateur 2004 : 72j 13h 58’ (avance de Michel Desjoyeaux : 20h 46’)

Les Sables-Les Sables 2004 : 87j 10h 47’ (avance de Michel Desjoyeaux : 3j 07h 39’)

 

 

Le dimanche 01 février 2009 à 16:17Quelques chiffres sur le parcours de Michel Desjoyeaux

Quelques chiffres sur le parcours de Michel Desjoyeaux

Les Sables-équateur : 13j 15h 41’ (retard sur Loïck Peyron : 1j 06h 43’)

Les Sables-cap Bonne Espérance : 27j 00h 34’ (retard sur Sébastien Josse : 4h 56’)

Les Sables-cap Leeuwin : 37j 07h 23’ (avance sur Roland Jourdain : 50’)

Les Sables-Antiméridien : 43j 23h 33’ (avance sur Roland Jourdain : 2h 55’)

Les Sables-cap Horn : 56j 15h 08’ (avance sur Roland Jourdain : 8h 50’)

Les Sables-équateur : 71j 17h 12’ (avance sur Roland Jourdain : 3j 05h 52’)
Les Sables-Les Sables : 84j 03h 09’08’’ (avance sur Roland Joudain : 1345 milles, avance sur Armel Le Cléac’h : 1632 milles), soit 12,3 nœuds de moyenne sur l’orthodromie de 24 840 milles

DBo.

 

Le dimanche 01 février 2009 à 16:11Le temps du vainqueur

Le temps du vainqueur

Arrivé à 16h 11’ 08’’ ce dimanche 1er février, Michel Desjoyeaux n’a mis que 84j 03h 09’ pour faire le tour du monde, soit une moyenne sur l’orthodromie de 24 840 milles de 12,30 nœuds… et 3 jours 07 heures 39 minutes de mieux que le temps de référence établi en 2004-2005 ! 

Le dimanche 01 février 2009 à 15:52Vers 16h15 !

Vers 16h15 !

 Arrivée prévue pour Michel Desjoyeaux vers 16h15, soit 84 jours trois heures et quelques minutes après le coup de canon du départ donné le 9 novembre dernier à 13h02 !

Le dimanche 01 février 2009 à 15:28Le choix de Roland

Le choix de Roland

« Il y a de la grosse houle, au moins 7m. L'après-midi et la nuit dernière n'étaient pas simples. Je suis à sec de toile et ça n'avance pas vite. Le bateau ne se comporte pas si mal, j'ai de la chance dans mon malheur de ne pas avoir chaviré du premier coup, d'avoir pas mal de ballasts, donc pas mal d’eau dans mes fonds. Ca ne se présente pas mal sauf que dans les pentes de vagues, surtout les pentes que donnent les déferlantes, je ne contrôle pas mon bateau… et passé 20° de gite, je ne sais pas ce qu'il peut se passer. Normalement je pourrais aller jusqu’à 35°, peut-être, de gîte mais je n'ai pas envie de faire des essais. J’ai envie que ça marche du premier coup. Donc, c’est un peu l’inconnu, mais il reste encore de la grosse mer comme on n’a pas eu dans le Vendée Globe. Je peux m’estimer heureux d'être là déjà. Je jongle avec le vent. Demain il va y avoir un coup de sud-ouest, ça va me permettre de récupérer ce que j'ai perdu en latéral, avant de repartir avec un fort vent de nord-ouest ; après on verra... D'ici 24h, on tirera le bilan et on prendra la décision. On n’ira pas risquer, ni ma peau, ni celle du bateau. On prendra les fichiers météo et on vous dira tout ça demain avec les architectes, Eric Levet (du cabinet Lombard). Il faut savoir séparer les choses : l'envie d'arriver jusqu'au bout de l’aventure, de terminer un projet qui dure depuis plusieurs années et mon métier de marin, qui est de ramener le bateau au port en sécurité. Ce n’est pas évident." Roland Jourdain, Veolia Environnement, à la vacation de 11h

Le dimanche 01 février 2009 à 15:15En approche

En approche

 A 15h15, Foncia avançait à plus de dix noeuds, à 8 milles du phare des Barges, soit à environ une heure un quart de la ligne d'arrivée mouillée devant Les Sables d'Olonne.

Le dimanche 01 février 2009 à 14:42La messe est dite

La messe est dite

« C'est comme un dimanche, sauf que je vais encore rater la messe. Samedi après-midi, j'en ai bien profité. Comme il n'y avait pas de vent, je me suis occupé de moi, je suis allé chez le coiffeur, chez le barbier, et puis... Ne rien faire, c'est pas mal, hein ? La nuit a été un tout petit peu animée au début, le temps que le vent se lève un peu, puis c'est monté rapidement jusqu'à 15-20 nœuds, j'ai mis un peu de toile et suis allé me coucher. Pas mal de cargos sont passés, donc je me suis levé pour surveiller un petit peu le terrain de jeu, puis ce matin, je n'ai rien fait. Et ce soir... Je ne pourrai pas ne rien faire. Je me suis rendu compte qu'on n’était pas loin de la côte, car il y a pas mal d'oiseaux, des sternes, des mouettes et l'eau devient un peu plus verte-blanche. Je suis à 35 milles de l'arrivée, je ne vais pas y aller en direct car le vent est contraire, mais le créneau, c'est 16h30-17h. Je n'ai pas trop envie de réfléchir, ni aux questions, ni aux réponses, ou même refaire le fil de la course, car je ne vais pas avoir le temps. Mine de rien, ça a duré trois mois. Je suis plutôt pénard, détendu... Je vais aller faire une petite sieste, je n'ai pas beaucoup dormi et je m'apprête à faire un virement de bord, ça demande un peu d'énergie. Enfin, échanger les adresses, préparer les sacs et à la prochaine colonie de vacances ! 35 milles, c'est déjà la maison... On est proche de la civilisation, il y a eu plusieurs signes déjà, dont un hélicoptère qui m'a survolé tout à l'heure. Je pense que je ne dois pas être très loin de la fin de ce Vendée Globe, je ne sais pas ce qui me fait dire ça... J'ai déjà passé commande pour ce soir. Tout ce dont je rêve, c'est du vrai manger, sain et frais, et des fruits que tu peux croquer, plutôt que des boîtes de conserve sans arrêt. » Michel Desjoyeaux, Foncia, à la vacation de 11h30.

Le dimanche 01 février 2009 à 14:31Foncia à l’île d’Yeu

Foncia à l’île d’Yeu

A 14h30, Michel Desjoyeaux était repéré dans le Sud de l’île d’Yeu : le skipper de Foncia est donc toujours attendu aux Sables d’Olonne vers 16h30-17h00, naviguant au près avec un ris dans la grand voile et la trinquette, à dix noeuds avec environ 25 nœuds de vent bâbord amure.