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Dépêches

 

Le lundi 02 février 2009 à 17:01Dernière vacation

Dernière vacation

« Veolia Environnement, c'est un bon bateau qui peut encore naviguer et je m'en voudrais trop qu'il chavire et qu'on ne le récupère plus. J'aurais pu envisager un « stand by » et attendre que ce coup là passe, mais ce n'est même pas un petit coup d'une nuit : il y a un flux de Nord-Ouest pour sept jours. Du vent de travers, je sais faire, mais une mer de travers, je ne voudrais pas me laisser emporter en me disant que ça passe, que ça va de mieux en mieux, jusqu'à la déferlante de trop. Hier, c'était la fête de Michel et je n'allais pas ruiner l'ambiance avec mon truc. Je viendrai à pied aux Sables pour vous voir et vous remercier, tout particulièrement toi et toute l'équipe qui a animé les vacations, c'est ma dernière et vous avez été top. J'ai passé de bons moments avec vous, ça ne s'oublie pas ! » Roland Jourdain (Veolia Environnement) à la vacation de 11h30. 

Le lundi 02 février 2009 à 16:18Troisième cap Horn

Troisième cap Horn

« En fin de nuit, je suis passé près des îles Diego Ramirez et là je suis en train de voir les montagnes, les monts sur l'île Hermite. Je pense que je vais avoir en vue le cap Horn, dans une heure, une heure et demie. Je ne pensais pas avoir la visibilité, mais le vent a basculé un peu dans le bon sens et je pense pouvoir le voir pour la troisième fois, ça va être sympa. C'est bien, parce que là, les conditions sont musclées depuis quelques jours et je sais que derrière, il y a un anticyclone. Je me bagarre comme un fou pour passer ce cap. Ça passe de 25 nœuds à 40 nœuds, je vois les grains autour de moi et je sais que dessous il y a un très mauvais temps. Je sais que ça va durer encore trois ou quatre heures. Je pense que je vais prendre le ciré et les bottes, me méfier des grains et profiter du spectacle, ça va être un grand moment. C'est toujours pareil, parce qu'il y a d'abord cette adrénaline, cette excitation de navigation côtière, avec les îles Diego Ramirez, les îles Ildefonso... Le vent est assez variable, donc il y a toujours cette petite adrénaline à naviguer de nuit. Vérifier bien son GPS et quand on voit enfin les montagnes, ça fait quand même quelque chose. Penser que derrière après, ça change totalement de météo, de cycle... Cette approche est assez mythique, c'est spectaculaire. C'est toujours très sympa de rencontrer des îles en plein milieu du Pacifique, mais là c'est grandiose, les Alpes sans la terre, juste les montagnes. C'est incroyable. Le Pacifique, lui, était très grand, parce que depuis la Nouvelle-Zélande jusqu'à la porte Pacifique Est, ça a été l'anticyclone, avec du vent refusant, du vent faible adonnant... Et puis là, je me suis bien éclaté depuis la dernière porte jusqu’au cap Horn : j'ai fait des records de vitesse et de distance avec mon bateau... Le Pacifique était tellement long que ce caillou, ça va tout changer. Je commence déjà à regarder un peu les Malouines et la météo, je pense que je vais arriver le 4 ou le 5 et voir si je peux m'y arrêter. Après, il faut que ça soit différent parce que c'était vraiment très long et océan. » Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) à la vacation de 11h30. 

Le lundi 02 février 2009 à 16:12Rester à l’Est

Rester à l’Est

« Cette nuit, j'ai eu toutes les conditions, depuis 8 nœuds jusqu’à 30 nœuds et des grains avec un ciel clair, sans avertissement. J'étais à bloc toute la nuit, jusqu'au matin. Marc se décale vers l'Ouest : j'ai regardé et je ne vois pas pourquoi il faut aller dans l'Ouest, pour moi c'est plutôt une route Est qu'il faut prendre parce que l'anticyclone ne fait que monter et se déplacer vers l'Ouest. Du coup, je ne sais pas si Marco va réussir à faire le tour. Peut-être que c'est à cause de ses voiles qu'il essaye de chercher le portant au plus vite. Moi, je continue ma route. J'ai envoyé une photo à Michel et j'en ai reçu une, prise pendant la soirée, avec Mich et des « Roxy boys », mon équipe ! Je viens tout juste d'apprendre pour Bilou et c'est une énorme, énorme tristesse. Je ne peux pas imaginer comme il doit être déçu, ça fait super mal, après tout ce qu'il a fait jusqu'à maintenant, toujours dans la tête de la course. Il ne mérite pas de ne pas finir, c'est trop triste. » Samantha Davies (Roxy) à la vacation de 11h30. 

Le lundi 02 février 2009 à 15:01Estimations des prochaines arrivées

Armel Le Cléac’h, désormais deuxième, est attendu aux Sables d’Olonne entre le 5 février à 7h et le 7 février à 7h.
Samantha Davies et Marc Guillemot pourraient rejoindre les Sables entre le 9 février 13h et le 11 février 13h.
Brian Thompson entre le 10 et le 12 février, Dee Caffari vers le 11-13 février, Arnaud Boissières le 13-15 février.

Pour les quatre derniers, les estimations sont évidemment beaucoup plus larges. Steve White devrait finir son Vendée Globe vers le 20 février, Rich Wilson vers le 27, Raphaël Dinelli aux alentours du 6 mars et Norbert Sedlacek le 11.

Ces estimations sont évidemment basées sur les classements actuels et ne prennent pas en compte les aléas météo ou autres que chaque skipper pourrait rencontrer.

 

Le lundi 02 février 2009 à 13:29Deux jours toniques

Deux jours toniques

« Ça va, vous n'avez pas trop mal à la tête avec le champagne d'hier soir ? Ici, on a passé une bonne nuit. Ce matin, c'était un peu plus compliqué, car la dorsale se couche sur moi et je me retrouve dans un vent un peu plus faible... Mais on va avoir une belle dépression qui va arriver, sous le cap Finistère ça va être assez costaud, donc on essaye de préparer le bonhomme et le bateau. Ce qui est bien, c'est que ça va aller plutôt vite vers les Sables. Pour le golfe de Gascogne, les modèles changent au fur et à mesure de la journée, donc on verra bien. Demain et après-demain, ça va être tonique, avec de l'Ouest, du Nord-Ouest et surtout beaucoup de mer. Ça ne pouvait pas non plus être facile comme ça jusqu'aux sables d'Olonne ! On a encore quelques difficultés devant nous et après ça devait aller pour finir. Pour Roland, c'est dur. J'imagine que, de toute façon, vu les conditions du bateau et la météo annoncée, cela aurait été difficile dans les prochains jours. Il ne méritait pas ça et ça aurait été un grand plaisir de le retrouver sur le podium. Il n'aura pas eu de réussite ce pauvre Bilou depuis le cap Horn, il y en a qui auront eu plus de chance... Pour l'instant je ne m'occupe pas trop du classement, rallier les Sables d'Olonne, c'est la priorité, on se concentre sur la météo. En plus, on commence à avoir pas mal de trafic et il faut être vigilant jusqu'au bout, pour ne pas que ça se termine avant d'arriver. On fera les comptes à l'arrivée. » Armel Le Cléac'h (Brit Air) à la vacation de 11h30. 

Le lundi 02 février 2009 à 12:47Une ouverture à l’Ouest

Une ouverture à l’Ouest

« Je suis dans un gros grain blanc avec des vents assez costauds, mais tout va bien à bord. Un bon 30 nœuds : heureusement que j'avais réduit car il y avait des prémices qui montraient que le vent avait tendance à monter. Je ne suis pas plus mal avec un petit foc devant. Je vais à 16,5 nœuds, quant à ma trajectoire... C'est une décision qui n'a pas été simple, ça fait deux jours que j'y pense. J'essaye de passer à l'Ouest du centre anticyclonique, ce qui n'est pas forcément la route optimale aujourd'hui, mais je pense que dans quelques jours, ça va être pas mal. J'ai essayé d'être à fond et je pense que le bonus arrive. J'ai envie d'arriver aux Sables, c'est sûr, mais là pour l'instant, j'essaye de gérer une remontée de l'Atlantique compliquée, pas confortable et difficile. Je suis impatient de voir le résultat de mon option plus que d'arriver. J'ai appris, pour Roland, et je suis vraiment très déçu. C'est un bon copain, il a fait une course fabuleuse et c'est un super marin, pas un kamikaze. Une course formidable, et au vu des fichiers de vent, il a pris la bonne décision. » Marc Guillemot (Safran) à la vacation de 11h30. 

Le lundi 02 février 2009 à 11:55Monsieur Jourdain

Monsieur Jourdain

« Je ne pourrais plus me regarder dans une glace après, si jamais il m'arrivait une connerie et que je sois passé près des Açores en sachant qu'il y a du mauvais temps derrière. Je n'aurais pas le choix, je continuerais, mais là il y a une opportunité et ce ne serait pas professionnel, vis-à-vis des autres. Ça date des 24 dernières heures tout ça. Je voulais et je croyais déjà un peu plus en mon étoile, même si je n'ai pas une chance mirobolante ces temps-ci. J'espérais que ce soit la dernière dépression avant un petit flux d'Ouest de 20 à 25 nœuds jusqu'à l'arrivée. C'était parfait, mais au fur et à mesure, les fichiers météo ont annoncé encore du mauvais temps. C'est surtout la mer : les dépressions se succèdent et on a des trains de houle. Ils annoncent 10 mètres de creux dans l'Ouest des Açores. Quand j'en avais 7 mètres hier, c'était déjà chaud... Je suis agréablement surpris, car dans des conditions normales, le bateau est très stable, c'est un gage de sécurité. Le problème, c'est quand la mer se lève très fort : pour que le bateau soit stable, il faut l'alourdir et à ce moment-là on perd les avantages de la formule, c’est-à-dire qu'un bateau léger, c'est un bateau solide, tandis qu'un bateau lourd, dans les chocs des vagues, je ne gère pas la puissance de la déferlante et en plus je ne peux pas mettre vraiment de toile, parce qu'il y a trop d'efforts sur le gréement et partout. Ce n'est pas une décision très drôle… » Roland Jourdain (Veolia Environnement) à la vacation radio de midi. 

Le dimanche 01 février 2009 à 21:13Vincent Riou, le tenant du titre, rend hommage à Michel

« C’est une très belle performance. Michel a été bon dans tous les domaines. Il a réussi à réunir tout ce qu’il faut pour une victoire : un bateau bien préparé, peu d’erreurs durant la course et aussi un peu de réussite. Dans ces cas là, il ne faut pas se poser de questions. La victoire est naturelle. Il a tout simplement été le meilleur ! ».
 

Le dimanche 01 février 2009 à 16:22Ecart par rapport au temps du vainqueur du Vendée Globe 2004

Ecart par rapport au temps du vainqueur du Vendée Globe 2004

Les Sables-équateur 2004 : 10j 12h 13’ (retard de Michel Desjoyeaux : 3j 03h 28’)

Les Sables-cap Bonne Espérance 2004 : 24j 02h 18’ (retard de Michel Desjoyeaux : 2j 22h 16’)

Les Sables-cap Leeuwin 2004 : 36j 11h 48’ (retard de Michel Desjoyeaux : 19h 35’)

Les Sables-cap Horn 2004 : 56j 17h 13’ (avance de Michel Desjoyeaux : 2h 05’)

Les Sables-équateur 2004 : 72j 13h 58’ (avance de Michel Desjoyeaux : 20h 46’)

Les Sables-Les Sables 2004 : 87j 10h 47’ (avance de Michel Desjoyeaux : 3j 07h 39’)

 

 

Le dimanche 01 février 2009 à 16:17Quelques chiffres sur le parcours de Michel Desjoyeaux

Quelques chiffres sur le parcours de Michel Desjoyeaux

Les Sables-équateur : 13j 15h 41’ (retard sur Loïck Peyron : 1j 06h 43’)

Les Sables-cap Bonne Espérance : 27j 00h 34’ (retard sur Sébastien Josse : 4h 56’)

Les Sables-cap Leeuwin : 37j 07h 23’ (avance sur Roland Jourdain : 50’)

Les Sables-Antiméridien : 43j 23h 33’ (avance sur Roland Jourdain : 2h 55’)

Les Sables-cap Horn : 56j 15h 08’ (avance sur Roland Jourdain : 8h 50’)

Les Sables-équateur : 71j 17h 12’ (avance sur Roland Jourdain : 3j 05h 52’)
Les Sables-Les Sables : 84j 03h 09’08’’ (avance sur Roland Joudain : 1345 milles, avance sur Armel Le Cléac’h : 1632 milles), soit 12,3 nœuds de moyenne sur l’orthodromie de 24 840 milles

DBo.