Ce ne sont pas moins de trente-deux vedettes et semi-rigides qui ont assuré, dimanche dernier, l'issue heureuse de l'évènement. Cette considérable flotte, composée d'Antares et d'un Monte Carlo 37, prêtés par Bénéteau et de plusieurs Pro Open 650 et 850 prêtés par Zodiac, a permis d'accueillir le premier bateau et son skipper dans les meilleures conditions possibles. Assurer la sécurité de tous sur le plan d'eau, conforter le grandiose des images, transporter les équipes de journalistes et d'organisateurs, rien de tout cela n'aurait été possible sans cette imposante présence sur l'eau. L'équipe d'organisation remercie donc Zodiac et Bénéteau pour ce partenariat, ayant même permis la réalisation d'une série Zodiac spéciale Vendée Globe, toujours en vente.
Encore dix concurrents à arriver, encore dix fois l'occasion de mettre à l'épreuve les qualités d'un dispositif d'accueil ayant fait ses preuves et ce, pour encore bien plus d'un mois si l'on en croit les dires d'un certain, persévérant, Norbert Sedlacek.
A la uneBrèves
L’armada des arrivées
03.02.2009Le Vendée au Téléphone Sonne
03.02.2009Ce soir à 19h20, l’émission radiophonique de France Inter « Le téléphone sonne » sera consacrée au Vendée Globe. A Paris, le journaliste Pierre Weill sera en duplex avec les Sables d’Olonne où Denis Horeau, directeur de course du Vendée Globe et Alain Gautier, consultant sécurité, répondront à ses questions ainsi qu’aux auditeurs. Michel Desjoyeaux, vainqueur de cette 6e édition sera joint au téléphone. Pour le public des Sables qui souhaiterait assister à l’émission, rendez-vous dans la salle des vacations du Village Arrivées.
A 65 milles de l'équateur
03.02.2009Arnaud Boissières (Akena Verandas) à la vacation du jour : « Ça fait 24 heures que j'ai des trucs assez sympas. Des dauphins hier soir, une trentaine, puis deux oiseaux qui sont restés avec moi toute la nuit et de gros nuages noirs. Il fait chaud et tout à l'heure il pleuvait. Il y a du vent qui s'est un peu établi et qui avance beaucoup plus vite depuis ces dernières heures. Je ne voulais pas m'arrêter, donc j'ai passé la nuit à jouer avec la trinquette. J'avance un petit peu, c'est pas plus mal et puis, il y a des moments où j'arrive bien à me reposer, faire des siestes à l'intérieur malgré la chaleur... Quand t'es motivé, les nuits blanches ça va, on récupère après ! L'équateur, c'est pour dans 65 milles, on approche... Je suis content, parce qu'effectivement la fin se rapproche, mais il y a un peu de mélancolie aussi, parce que l'hémisphère Sud, c'est extraordinaire, un cadre magnifique. Hier, je suis passé à côté de Fernando de Noronha, un coin merveilleux et tu te dis qu'il y a 2 000 personnes qui vivent là-dessus... Le ciel se dégage, une petite houle : c'est que du bonheur. »
Gros temps en perspective
03.02.2009Armel Le Cléac'h (Brit Air), à la vacation de 11h30 : « C'est ambiance casque lourd à bord de Brit Air. Pour quelques heures encore, on est dans des conditions difficiles. On va avoir de la mer et du vent très forts. Jusqu'au bout, la météo n'aura pas été clémente, il va falloir faire avec, il n'y a pas le choix. On avance tant bien que mal, on fera le dos rond et normalement, d'ici 24 heures, ça devrait mollir un peu je pense. Une mer qui commence à être assez formée et ce qui est un peu pénible, c'est qu'elle est un peu de travers, trois quarts avant, donc on ne peut pas aller très vite et ça tape beaucoup. Il doit y avoir 35 nœuds, et ça va fraîchir cet après-midi... 45 ce soir. Prudent donc, avec la mer qui va pas mal grimper, des creux de 8 à 10 mètres. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus sympa. Mon ETA va dépendre de mon avancée là : si j'arrive à avancer correctement, vendredi et si je ralentis, plutôt samedi matin. Demain soir, ce sera plus facile à affiner. »
Sam nourrit les poissons
03.02.2009Samantha Davies (Roxy) à la vacation du jour : « Les conditions sont les mêmes depuis 5 jours. Dix-huit nœuds de vent, soleil, ciel bleu, même si les vagues tapent un peu moins. J'avance en moyenne à dix nœuds. Je suis en train de regarder si j'ai fait le bon choix. Je suis contente avec ma position. L'anticyclone est très à l'ouest. Je pense réussir à passer sans trop de pétole. Je ferai une route un peu plus à l'est. Je me demande ce que je ferais s'il n'y avait pas de bateaux autour. Je ne coupe rien, parce qu'en fait, comme je reste plus près du bord, c'est une route plus longue.
Mon Roxy va très bien, il doit être fatigué après trois mois sur l'eau, et quelquefois, je ne suis pas très gentille avec, mais je touche du bois – j'ai un petit collier en bois dans la descente. Quant à moi, j'ai toujours la pèche, je commence à avoir envie d'arriver, et je me sens pas mal épuisée. Une fois arrivée, je tomberai par terre. Je pense que j'arriverai le matin du 11, peut-être au petit matin si tout va bien…
Sur Roxy, le fait est que j'ai tellement à manger que j'ai commencé à jeter des choses. Pas quand je suis au près, mais au portant, je peux jeter des aliments pour les poissons, sans l'emballage bien sûr. Mais je n'aime pas jeter quand il y en a d'autres comme Cali, qui n'ont pas assez à manger... J'aimerais pouvoir lui laisser un énorme package sur sa route, dans un colis étanche ! C'est con qu'il y en ait un qui a trop et un autre pas assez. »
Contourner l'anticyclone par l'ouest
03.02.2009Marc Guillemot (Safran) à la vacation du jour : « Je me rapproche à bonne vitesse de l'anticyclone. Ça avance bien. Au niveau trajectoire, ce n'est pas l'idéal par rapport à l'arrivée, mais je crois que c'est un bon investissement niveau vitesse. Dans 36h, je pense que j'aurai passé l'anticyclone. Depuis 2 jours, vous avez pu voir que j'ai une trajectoire qui est plus proche du nord-ouest que la route optimum, donc, en rapprochement, je ne suis pas très rapide. L'idée, c'est de contourner cet anticyclone par l'ouest et, en haut, de toucher le front. Cette autoroute que je voudrais rejoindre, je pense que c'est intéressant, même s'il y a un peu de manœuvres à faire. En restant près de Samantha, au près, j'avais peu de chance de la rattraper.
L'arrivée, je vais vraiment y penser quand je serai au nord de l'anticyclone, quand j'irai quasiment en route directe. Au timing, je verrais bien le 12 février. Ça fait une petite coupure dans la semaine, ou un week-end à rallonge pour les spectateurs. Mais, en tout cas, le 12 m'irait très bien. D'autant que je suis en rade de pain et de biscuits, je n'avais pas prévu de mettre autant de temps. J'ai de quoi bouffer, y a pas de souci, mais les fruits frais et les crudités, c'est ce qui me manque le plus. Samantha me disait qu'elle faisait pousser de la salade. Je la soupçonne de rajouter de la sauce Marmite dessus comme elle est anglaise. Elle a proposé de m'en donner en s'approchant, mais j'ai repoussé l'offre. Mon petit péché mignon, c'est les huîtres, et je sais que mon ostréiculteur sera là à l'arrivée ! »