Enfin libéré d'un Pacifique ardu, quatorze jours après son passage de la porte Pacifique Est, le skipper de Nauticsport-Kapsch a franchi aujourd'hui la longitude du Cap Horn. A 14h07 TU, heure de son salut au rocher, Norbert Sedlacek était le dernier des 11 bateaux en course à entrer dans l'océan Atlantique. Son écart de 400 milles sur Raphaël Dinelli devrait se réduire considérablement, suite à l'arrêt technique qu'effectue ce dernier dans les îles Falkland.
A la uneBrèves
Sedlacek a doublé le cap Horn
04.02.2009
Une nuit dantesque
04.02.2009Armel Le Cléac'h (Brit Air), à la vacation du jour : « Ç’a été les pires conditions que j'ai eues depuis le début de ce Vendée Globe : une nuit chaotique. Au début c'était haché, on ne pouvait pas aller très vite, ça tapait beaucoup. A un moment j’étais à 20 nœuds avec 3 ris, dans un vent à 60 nœuds en rafales avec de gros grains et des éclairs. Une nuit dantesque. J'ai croisé des cargos qui n'en menaient pas large non plus, ballottés de gauche à droite. Au niveau de la mer et du vent, c’est la même dépression qu'on a eue près de la Nouvelle-Zélande. J'étais en stand-by, en combinaison de survie. Et dès que les grains rentraient, ça rentrait très fort. On surveillait tant bien que mal les nuages, mais avec pas beaucoup de lune, ce n'était pas simple. J’ai fait des petites siestes de un quart d'heure par-ci par-là. Là je fais cap au nord pour récupérer du vent de nord-ouest. J’arriverai vendredi soir ou samedi matin. Ça va dépendre de mon avancée dans les prochaines heures, il y a encore un peu de chemin à faire. Ça se mérite d'arriver aux Sables d'Olonne. »
Mouillage risqué à Port William
04.02.2009Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), à la vacation du jour : « Je suis à quelques heures du mouillage, sous le vent de Port William – en direction de Port Stanley. Ce que je n'avais pas prévu c'est que j'ai un front qui vient de se lever, 30 nœuds avec un fort clapot. Il va falloir que je tourne en rond, la baie étant très étroite, avant d'aller mouiller. Ce front n'était pas prévu, c'est trop dangereux de s'arrêter maintenant. Ça m'embête un peu parce que dans mon « timing », je voulais repartir ce soir, à la tombée de la nuit. Mais il faut sécuriser le mouillage, tant pis pour moi. Il faut absolument que je rentre en étant sûr de ne pas m'engouffrer dans la gueule du loup. Je vais devoir monter en tête de mât, faire tomber la drisse, puis je pense qu'il faudra que je la coupe sur un mètre, à l'œil épissé et que j'y fasse une très belle nouvelle épissure... Je vais reprendre des cours de matelotage ! J'en ai pour 3 ou 4 heures : il va falloir monter, descendre, remonter... Si je me dépêche, je devrais pouvoir partir ce soir, mais si ça traîne, je devrais attendre le lever du jour. J'ai amené ma vieille drisse d'il y a 4 ans, mais le problème est qu'elle a fait le tour du monde, elle a de gros points de marquage. Ça va donc dépendre de l'état d'usure de la drisse principale. Si j'arrive à faire une belle épissure et de belles confections, ça ira pour continuer. Pour ce qui est de l'assistance médicale, j'ai souffert depuis le départ, suite à un problème de déssalinisateur. Je n'ai pas assez bu et comme j'ai un bateau qui est très physique, pas de moulins à café comme sur les nouveaux, j'ai une tendinite chronique qui s'est installée. Plus de jus dans les bras et plus d'antibiotiques ou d'anti-inflammatoires... J'ai donc demandé au médecin de course de s'entretenir avec le jury pour une assistance médicale. »
Dernières ETA
04.02.2009D’après les dernières analyses réalisées par Sylvain Mondon de Meteo France, voici les dernières heures estimées d’arrivée. La difficile progression de Brit Air ces dernières heures dans le fort coup de vent a repoussé son ETA. Il est désormais attendu aux Sables d’Olonne entre le vendredi 6 février à 10h00 et le samedi 7 à 16h00.
Sixième équateur pour Boissières
04.02.2009A 18H43 TU le 3 février. Je viens de basculer d'un hémisphère à un autre ; du Sud au Nord. Physiquement, rien n’a changé et pourtant j'ai eu l'impression de le voir ce fil imaginaire sur l'horizon. Ce soir pour fêter ça, j'ai attaqué (ou dévoré) ,un pot de rillettes de foie de canard (mon dernier !) avec une petite bouteille de champagne offerte avant le départ par un couple de passionnés (merci à eux !). Je partagerai tout ceci avec Neptune et ma véranda....... et par la pensée avec tous les Akéniens. C'est mon 6ème passage d'un hémisphère à un autre, coté Atlantique. Pour moi c'est magique et prend des proportions particulières dans un parcours de tour du monde : j'en suis heureux. Merci hémisphère Sud ; je reviendrai reprendre goût à tes embruns ! et à ton immensité.
Bien le bonjour Hémisphère Nord ; ma véranda et moi, on ne fait que passer, nous allons vers les Sables d'Olonne à l'écurie !
Ma véranda poursuit son chemin et j'en suis fier.
Arnaud & Akéna Vérandas
L’armada des arrivées
03.02.2009Ce ne sont pas moins de trente-deux vedettes et semi-rigides qui ont assuré, dimanche dernier, l'issue heureuse de l'évènement. Cette considérable flotte, composée d'Antares et d'un Monte Carlo 37, prêtés par Bénéteau et de plusieurs Pro Open 650 et 850 prêtés par Zodiac, a permis d'accueillir le premier bateau et son skipper dans les meilleures conditions possibles. Assurer la sécurité de tous sur le plan d'eau, conforter le grandiose des images, transporter les équipes de journalistes et d'organisateurs, rien de tout cela n'aurait été possible sans cette imposante présence sur l'eau. L'équipe d'organisation remercie donc Zodiac et Bénéteau pour ce partenariat, ayant même permis la réalisation d'une série Zodiac spéciale Vendée Globe, toujours en vente.
Encore dix concurrents à arriver, encore dix fois l'occasion de mettre à l'épreuve les qualités d'un dispositif d'accueil ayant fait ses preuves et ce, pour encore bien plus d'un mois si l'on en croit les dires d'un certain, persévérant, Norbert Sedlacek.