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Dépêches

 

Le mercredi 04 février 2009 à 18:30Encore de la bricole pour Brian

Encore de la bricole pour Brian

Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) lors des vacations ce midi : « J’ai eu une matinée d’angoisse. Vers cinq heures, je me suis réveillé et le bateau avait l’air bizarre. Je croyais que le bulbe était parti ou quelque chose de ce genre, car il se comportait d’une façon très inhabituelle. Il m’a fallu quelques minutes pour comprendre, car je somnolais encore. J’ai appuyé sur le bouton afin de voir l’angle de la quille et elle était en fait mal orientée d’environ 20 degrés. C’est pour cela que le bateau gîtait et qu’il progressait lentement. Je suis allé voir le vérin bâbord et j’ai vu que l’ensemble baignait dans l’huile. Cela m’a pris quelques heures pour tout nettoyer afin de mieux voir ce qui s’était passé. Après avoir parlé avec le boat captain et le fabricant, j’ai réussi à la réparer. J’ai récupéré autant d’huile que possible et j’ai basculé la quille vers le centre afin de l’essayer. Depuis deux ou trois heures je n’ai plus de fuite ».
 

Le mercredi 04 février 2009 à 18:27Opération contrariée pour Raphaël Dinelli

Opération contrariée pour Raphaël Dinelli

A 17h10, la direction de course du Vendée Globe était prévenue que Raphaël Dinelli était au mouillage dans la baie de port Stanley aux Malouines. Malheureusement, une quinzaine de minutes plus tard, la situation n’était plus aussi rose. L’ancre de Fondation Ocean Vital avait chassé – probablement posée sur un lit d’algues, elle n’aurait pas accroché – et le bateau dérivait vers la côte. Raphaël n’a pas réussi à remonter les 50 mètres de câblot et de chaîne et a dû couper son mouillage. Il s’est aussitôt mis à la cape. Les affaires maritimes de la région sont alors arrivées sur une petite vedette et ont réussi à balancer un sac de médicaments sur le bateau. Cependant, Raphaël Dinelli était contraint de quitter son abri et de reprendre sa route, sans pouvoir entreprendre les réparations de sa drisse de grand-voile. A 18h05, il rappelait la direction de course signifiant qu’il était lessivé et très déçu. La bonne nouvelle, c’est qu’il a désormais à bord les médicaments qui pourront lui servir pour soigner sa tendinite.
 

Le mercredi 04 février 2009 à 18:07Ambiance humide pour Dee Caffari

Ambiance humide pour Dee Caffari

Dee Caffari, lors d’un entretien avec son équipe : « Les cirés sont de sortie chaque fois que je veux aller dehors pour vérifier un réglage ou prendre un ris ou renvoyer de la toile. Le chaos continue et Aviva s’écrase derrière les grosses vagues à grand fracas, un bruit tellement horrible qu’il me donne la chaire de poule. Je commence mes matinées en faisant une vérification complète du pont et le job dégoûtant de jeter la pêche de la nuit, les poissons volants attrapés par Aviva alors qu’il enfourne dans l’eau.

« J’ai étudié la météo et pour l’instant, j’espère que les prévisions vont changer parce qu’on dirait que le groupe de devant va passer et après l’anticyclone des Açores va s’allonger d’Est en Ouest pour me barrer la route et m’empêcher d’atteindre les vents favorables qui se trouvent derrière. Encore deux jours comme ceux du Pot au Noir seraient très difficiles à vivre si près de l’arrivée et pourtant encore si loin ! »
 

Le mercredi 04 février 2009 à 17:25Sam moins sûre dans son option

Sam moins sûre dans son option

Sam Davies (Roxy), à la vacation du jour : « Le vent a molli hier avant de revenir dans la soirée, un peu plus fort que j’attendais d’ailleurs. J’ai eu 30 nœuds de vent mais surtout une mer vraiment chaotique, qui fait qu’on tapait dans les vagues et que le bateau se faisait ballotter dans tous les sens. J’essaie de me reposer car devant moi il y a une zone de vents faibles, qui va être difficile à négocier. Les fichiers n’ont pas changé, mais je ne suis plus certaine d’avoir choisi la bonne option. Cela va être éventuellement une leçon difficile pour moi, car je pourrai perdre des milles face à Marco. Je suis moins confiante maintenant, mais on ne peut plus revenir sur ce choix. Actuellement, j’ai 20-25 nœuds de vent. Il fait bien humide sur le pont, même si la mer n’est pas si méchante qu’hier. L’autre soir j’ai eu une conversation sympa avec des Français que j’ai croisés qui faisaient la traversée du Cap Vert jusqu’à la Guadeloupe. Quand j’étais petite je faisais des croisières avec mes parents. Je voudrais bien en refaire. Peut-être cet été avec Romain en Bretagne, car la Bretagne est un des meilleurs endroits au monde pour faire naviguer. » 

Le mercredi 04 février 2009 à 15:59Tête à l'endroit pour Cali

Tête à l'endroit pour Cali

Arnaud Boissières (Akena Verandas) à la vacation du jour : « Comme il se doit, j'ai fêté ça. Une offrande à Neptune, un peu de champagne et un peu de rillettes. C'était plutôt agréable hier soir, au coucher de soleil. La première fois que j'ai passé l'équateur c'était extraordinaire, sur un petit bateau de 6,50 m. Et là, c'est un tour du monde, quelque chose d'énorme et je trouve ça vraiment sympa. Le pot-au-noir n'a pas été trop néfaste pour moi, même si je suis encore ralenti ce matin. Dans quelques heures, je toucherai du vent plus clément. En ce moment, c'est ambiance Bretagne Sud, avec un méchant grain qui arrive. Le bruit en ce moment, ce n'est pas le bateau, c'est la pluie à torrent ! Derrière ce grain, je suis sûr qu'il fait super beau. Mais c'est un peu le rythme que j'ai, depuis la latitude de l'Uruguay : du vent stable, perturbé au petit matin, puis une petite douche. Je me dis que mon pot au noir dure depuis l'Uruguay… En principe, comme je suis par 2° Nord, ça va s'arranger avec un vent plus établi au nord-est, donc patience, patience... » 

Le mercredi 04 février 2009 à 15:30Sedlacek a doublé le cap Horn

Sedlacek a doublé le cap Horn

Enfin libéré d'un Pacifique ardu, quatorze jours après son passage de la porte Pacifique Est, le skipper de Nauticsport-Kapsch a franchi aujourd'hui la longitude du Cap Horn. A 14h07 TU, heure de son salut au rocher, Norbert Sedlacek était le dernier des 11 bateaux en course à entrer dans l'océan Atlantique. Son écart de 400 milles sur Raphaël Dinelli devrait  se réduire considérablement, suite à l'arrêt technique qu'effectue ce dernier dans les îles Falkland.
 

Le mercredi 04 février 2009 à 14:43Une nuit dantesque

Une nuit dantesque

Armel Le Cléac'h (Brit Air), à la vacation du jour : « Ç’a été les pires conditions que j'ai eues depuis le début de ce Vendée Globe : une nuit chaotique. Au début c'était haché, on ne pouvait pas aller très vite, ça tapait beaucoup. A un moment j’étais à 20 nœuds avec 3 ris, dans un vent à 60 nœuds en rafales avec de gros grains et des éclairs. Une nuit dantesque. J'ai croisé des cargos qui n'en menaient pas large non plus, ballottés de gauche à droite. Au niveau de la mer et du vent, c’est la même dépression qu'on a eue près de la Nouvelle-Zélande. J'étais en stand-by, en combinaison de survie. Et dès que les grains rentraient, ça rentrait très fort. On surveillait tant bien que mal les nuages, mais avec pas beaucoup de lune, ce n'était pas simple. J’ai fait des petites siestes de un quart d'heure par-ci par-là. Là je fais cap au nord pour récupérer du vent de nord-ouest. J’arriverai vendredi soir ou samedi matin. Ça va dépendre de mon avancée dans les prochaines heures, il y a encore un peu de chemin à faire. Ça se mérite d'arriver aux Sables d'Olonne. » 

Le mercredi 04 février 2009 à 13:38Mouillage risqué à Port William

Mouillage risqué à Port William

Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), à la vacation du jour : « Je suis à quelques heures du mouillage, sous le vent de Port William – en direction de Port Stanley. Ce que je n'avais pas prévu c'est que j'ai un front qui vient de se lever, 30 nœuds avec un fort clapot. Il va falloir que je tourne en rond, la baie étant très étroite, avant d'aller mouiller. Ce front n'était pas prévu, c'est trop dangereux de s'arrêter maintenant. Ça m'embête un peu parce que dans mon « timing », je voulais repartir ce soir, à la tombée de la nuit. Mais il faut sécuriser le mouillage, tant pis pour moi. Il faut absolument que je rentre en étant sûr de ne pas m'engouffrer dans la gueule du loup. Je vais devoir monter en tête de mât, faire tomber la drisse, puis je pense qu'il faudra que je la coupe sur un mètre, à l'œil épissé et que j'y fasse une très belle nouvelle épissure... Je vais reprendre des cours de matelotage ! J'en ai pour 3 ou 4 heures : il va falloir monter, descendre, remonter... Si je me dépêche, je devrais pouvoir partir ce soir, mais si ça traîne, je devrais attendre le lever du jour. J'ai amené ma vieille drisse d'il y a 4 ans, mais le problème est qu'elle a fait le tour du monde, elle a de gros points de marquage. Ça va donc dépendre de l'état d'usure de la drisse principale. Si j'arrive à faire une belle épissure et de belles confections, ça ira pour continuer. Pour ce qui est de l'assistance médicale, j'ai souffert depuis le départ, suite à un problème de déssalinisateur. Je n'ai pas assez bu et comme j'ai un bateau qui est très physique, pas de moulins à café comme sur les nouveaux, j'ai une tendinite chronique qui s'est installée. Plus de jus dans les bras et plus d'antibiotiques ou d'anti-inflammatoires... J'ai donc demandé au médecin de course de s'entretenir avec le jury pour une assistance médicale. »  

Le mercredi 04 février 2009 à 10:46Dernières ETA

Dernières ETA

D’après les dernières analyses réalisées par Sylvain Mondon de Meteo France, voici les dernières heures estimées d’arrivée. La difficile progression de Brit Air ces dernières heures dans le fort coup de vent a repoussé son ETA. Il est désormais attendu aux Sables d’Olonne entre le vendredi 6 février à 10h00 et le samedi 7 à 16h00.
 

Le mercredi 04 février 2009 à 09:28Sixième équateur pour Boissières

Sixième équateur pour Boissières

A 18H43 TU le 3 février. Je viens de basculer d'un hémisphère à un autre ; du Sud au Nord. Physiquement, rien n’a changé et pourtant j'ai eu l'impression de le voir ce fil imaginaire sur l'horizon. Ce soir pour fêter ça, j'ai attaqué (ou dévoré) ,un pot de rillettes de foie de canard (mon dernier !) avec une petite bouteille de champagne offerte avant le départ par un couple de passionnés (merci à eux !). Je partagerai tout ceci avec Neptune et ma véranda....... et par la pensée avec tous les Akéniens. C'est mon 6ème passage d'un hémisphère à un autre, coté Atlantique. Pour moi c'est magique et prend des proportions particulières dans un parcours de tour du monde : j'en suis heureux. Merci hémisphère Sud ; je reviendrai reprendre goût à tes embruns ! et à ton immensité.
Bien le bonjour Hémisphère Nord ; ma véranda et moi, on ne fait que passer, nous allons vers les Sables d'Olonne à l'écurie !
Ma véranda poursuit son chemin et j'en suis fier.

Arnaud & Akéna Vérandas