Samantha Davies, Roxy, à la vacation de 11h30 : « Quinze nœuds de vent, au près bien sûr, sous un beau ciel bleu avec quelques petits nuages d'anticyclone. J'avance bien, toujours à 10 ou 11 nœuds et pile sur la route, donc les milles jusqu'à l'arrivée descendent très vite. Après, je ne sais pas si c'est moi qui vais attaquer l'anticyclone ou si c'est lui qui va m'attaquer ! S’il passe au dessus de moi très vite, je vais bien passer, sinon je vais être arrêtée pendant plusieurs heures... Depuis le début, je fais ma course à moi et je ne regarde pas trop les autres, donc pour le moment, je me concentre sur ma vitesse, ma trajectoire et j'essaye d'optimiser le rythme que j'ai choisi... Même si depuis hier, je suis un peu moins sûre de mon option Est. »
A la uneBrèves
Concentrée sur sa trajectoire
05.02.2009La 13e Hebdo du Vendé Globe
05.02.2009A 17h30, en direct sur le site Internet, Pierre-Louis Castelli reviendra pendant une heure sur la dernière semaine de course de ce Vendée Globe dans son émission de radio intitulée “L’Hebdo du Vendée Globe“. Les invités de cette émission seront le double vainqueur du Vendée Globe Michel Desjoyeaux, Armel Le Cléac’h, actuellement deuxième, Alain Gautier, vainqueur de l’édition 92-93, Denis Horeau, le directeur de course et Jean-Yves Chauve, le médecin de la course.
Un final motivant
05.02.2009Marc Guillemot (Safran) à la vacation de 11h30 : « J’arrive à l’endroit que je visais il y a quelques jours, c'est-à-dire dans la partie Ouest de cet anticyclone. J’ai quelques heures un peu poussives pour réussir à le contourner. Dès la nuit prochaine, voire demain matin, je vais enfin pouvoir faire du VMG vers les Sables d’Olonne. Si les routages sont corrects, je devrais pouvoir être aux Sables le 10 au soir ou le 11 au matin. Il y a de la pression, certainement de quoi faire de bonnes vitesses d’ici l’arrivée. C’est vrai que physiquement, Roxy est devant moi depuis pas mal de temps, mais virtuellement, avec mon bonus en heures, je n’ai jamais été derrière elle. Cela dit, ce qui m’intéresse, c’est d’arriver devant en temps réel. C’est pour ça que je me bats. Quant à la seconde place, je pense qu’il ne manquera pas grand-chose en temps compensé entre Armel et moi mais en toute objectivité, il gardera sa seconde place et moi, je prendrais la suivante si je n’ai pas de soucis d’ici l’arrivée. Jusqu’à ce soir, je vais avoir des vents assez faibles et variables, mais dès cet après-midi, ça va monter un petit peu. Cette nuit ou demain matin, je serais complètement sorti d’affaire avec cet anticyclone. Je me bagarre avec Sam depuis l’Australie et cette séquence sportive est vraiment intéressante. Elle me passionne. Ça permet de se bouger un peu, de chercher la meilleure stratégie. C’est très bien que ça se termine un peu en régate. Moi, ça me motive.»
Cali heureux dans les alizés
05.02.2009Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à la vacation de 11h30 : « J’ai eu une nuit agitée, mais au petit matin, le soleil a fait son apparition. C’est une belle journée qui se profile. Il a fallu que je réduise un peu la toile, j’ai pris un ris en pleine nuit, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Mais ce n’est pas désagréable car il fait assez chaud. Je suis maintenant sous deux ris trinquette, j’ai mis quelques heures pour trouver la bonne allure mais là, ça va. C’est vrai que la mer est un peu dure, elle tape. Cette nuit, j’ai eu un peu de mal à dormir. J’ai quelques jours comme ça d’ici la latitude des Canaries. Après, il y aura des choses à négocier avec les Açores.Ca ne me déplait pas. Je fais un beau parcours avec ma Véranda, elle m’est fidèle. Mon ETA ? Je ne sais pas trop, je suis encore trop loin, entre le 15 et 20 février, je pense.»
Prudence au cap Finisterre
05.02.2009Armel Le Cléac'h, Brit Air, à la vacation de 11h30 : « On est toujours dans des conditions un peu rudes au large du cap Finisterre, avec encore pas mal de vent et pas mal de mer. Ça continue à taper, ce n'est pas très agréable, mais on avance et c'est le principal. Je ne peux pas aller très vite, je préfère ne pas prendre de risque, car dès qu'on arrive autour de 14 nœuds, ça tape de partout. Les voiles sont un peu ouvertes, j'ai choqué le foc et la grand voile, mais on ne peut pas mettre trop de toile car la mer est dans tous les sens avec une grosse houle trois-quarts arrière et de la mer qui arrive aussi trois quarts avant. Je vais vous avouer que je n'ai plus de girouette depuis quasiment un mois, mais comme ça, au "feeling", il y a trente ou trente-cinq nœuds. Je suis toilé trois ris et trinquette. On est déjà bien gîté et il n'y a pas besoin de plus! Il va y avoir du vent jusqu'au bout, même si ça devrait se calmer demain dans l'après-midi. C'est stressant parce que là, on est à moins de 500 milles du but et les conditions ne sont agréables ni pour le bateau, ni pour le skipper. On est concentrés sur le moindre bruit suspect et puis on va rentrer dans le trafic, il va y avoir beaucoup de cargos. Ça va encore être une nuit où on ne va pas beaucoup dormir! »
Rendez-vous avec la lune
05.02.2009Message de Samantha Davies (Roxy) envoyé cette nuit :
« La lune devient plus grosse chaque jour. Ce soir, j’ai eu la chance de pouvoir observer le coucher du soleil à travers le hublot bâbord pendant que la lune brillait à tribord ! La lune est l’amie des marins. La nuit, cela fait vraiment la différence, même si elle est cachée derrière les nuages. Mais ce soir, le ciel est dégagé, la lune éclaire la mer qui brille comme du bronze.
Je suis pleine de gratitude pour cette lune, à double titre, car j’ai égaré ma dernière lampe frontale et oublié de la chercher hier quand il faisait encore jour…Et manœuvrer dans le noir est bien plus facile grâce à la lune…. »