Voici les dernières heures estimées d’arrivée communiquées par Richard Silvani de Météo France en fonction du modèle météo du lundi 9 février à 00 TU. D’après Richard, ces ETA sont « difficiles à cerner avec plus de précision car l'anticyclone remonte dans le nord du Golfe de Gascogne ».
- Safran en fonction des vitesses qu'il pourra conserver.
- Roxy : entre le jeudi à 12h00 TU et le vendredi 13 à 18h00 TU.
- Pindar, Aviva : entre le lundi 16 à 12h00 TU et le mercredi 18 à 12h00 TU.
- Akena : entre le jeudi 19 à 00h00 TU et samedi 21 à 00h00 TU.
* L’heure française = TU + 1 heure
A la uneBrèves
Dernières ETA
09.02.2009
Cinquante nœuds au près
09.02.2009Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) à la vacation du jour : « Le jour s'est levé il y a une heure et tout va bien. Je suis sur la fin là, depuis trois jours, j'ai rencontré une très grosse dépression, avec cinquante nœuds au près pendant une journée et ça a tapé très fort. C'était assez bestial, car quand le bateau tape à ce point, on se demande s'il va tenir le coup, les chocs sont énormes. Tout vole à bord et dès qu'on bouge, il faut être très vigilant, c'est rapidement dangereux... Ensuite, j'ai passé une journée dans le centre de la dépression, sans vent avec une mer croisée. Là, je reprends enfin au portant, dans des creux de 5 à 6 mètres, toilé trois ris/trinquette, mais le soleil arrive et je suis sur le bon bord. Ça commence à être sympa. C'était la dernière dépression des mers du Sud, la température remonte et je vais retrouver des conditions Atlantique classiques, avec la remontée au large du Brésil. Les prochains jours, c'est du Sud-Ouest, ça va être bien plus calme. J'aurai même un petit anticyclone avant le nord du Brésil. »
Safran avance prudemment sur la route
09.02.2009Si le monocoque de Marc Guillemot n’a pas été localisé par le satellite au classement de 11h00, il n’y a cependant pas d’inquiétude à avoir. Le navigateur fait route vers le but à 7/8 nœuds de moyenne. Il est environ à 680 milles dans l’ouest du cap Finisterre.
Sa position exacte sera réintégrée dans le classement de 16h00.
Paprec-Virbac en route vers le Havre
09.02.2009Paprec-Virbac 2, le bateau de Jean-Pierre Dick, vient d'être embarqué à bord d'un cargo en Malaisie et fait désormais route vers le Havre.
Le skipper niçois avait abandonné la course le 31 décembre, après avoir vu son safran bâbord arraché, suites d'une rencontre avec un OFNI, peu de temps après avoir passé la Nouvelle-Zélande.
Ce week-end, Jean-Pierre était présent aux Sables d'Olonne, pour saluer la performance d'Armel Le Cléac'h.
Vagues géantes pour Roxy
09.02.2009Samantha Davies dans un message envoyé cette nuit :
"Aujourd'hui, c'était une sacrée journée sur l'eau !
Les vagues sont devenues vraiment difficiles au passage du plateau des Açores et en fin d'après-midi, nous étions attaqués par des déferlantes géantes venant de toutes les directions. Résultat, quelques dérapages et de nombreux remplissages du cockpit. Les vagues ont même réussi à ouvrir un coinceur (!) et ont presque arraché ma bouée de sauvetage !
Maintenant, le front nous passe dessus, avec des rafales à 45 nœuds. A un moment, nous avons même été sous trois ris, sans rien d'autre ! J'ai empanné et Roxy est passée furtivement, à à peine quelque milles au sud de Terceira. Je peux voir la lumière des villes de l'île, et je peux sentir la terre ! C'est la première fois que je vois la civilisation depuis le départ, il y a trois mois ! Je ne peux pas m'empêcher de retourner sur le pont pour regarder, mais quand je vois les énormes et effrayantes vagues éclairées par la lune, je suis mieux à l'intérieur !
Avec de la chance, l'état de la mer et du vent se calmera bientôt, je pourrai mettre plus de voile et accélérer un peu. Pour le moment, c'est en mode "safe" à bord de Roxy !"
"Pour arriver, il faut tenir"
08.02.2009Marc Guillemot (Safran) à la vacation du jour : « Le téléphone vient de sonner, j’étais profondément endormi et je suis dans le coltard. Je n'ai pas beaucoup dormi ces derniers temps. La fatigue et le stress se font sentir. Actuellement le vent souffle à 34 nœuds et la mer est bien formée depuis quelques jours. Il est temps que j’arrive mais pour arriver, il faut tenir. Depuis deux nuits, je suis sous voilure réduite, sous trois ris. Je savais que le vent allait rentrer, mais avec le rail de mât abîmé au dessus du second ris, je n'étais pas sûr que ma grand-voile descende. Elle est bien descendue, mais je me suis aperçu que la réparation effectuée aux Malouines n'avait pas tenu. J'y vais mollo, parce que ce qui est important pour moi c'est d'arriver aux Sables d'Olonne. Il y a un peu de stress et d’angoisse, en fait, je crois que je suis tout simplement fatigué. Je joue la sécurité et la prudence et demain ça va cartonner dans le golfe de Gascogne. J'ai un peu de retard par rapport à ce que j'avais anticipé sur ma progression, et ce n’est pas plus mal. Je suis content d'éviter la baston qu'il va y avoir demain.»