« Pour le moment, j'attend que BT rentre de Nouvelle-Zélande, donc je travaille sur ma préparation physique et prépare au mieux le retour du bateau et la suite de la saison. Je vais également participer à plusieurs régates hivernales en Bretagne et sort ma planche à voile dès que les conditions le permettent ! » explique Sébastien Josse. Pendant ce temps, les membres de l'équipe technique de BT se sont rendus à Auckland pour effectuer le chantier du bateau. L'équipe au complet effectue les réparations majeures du bateau afin de le préparer pour la saison 2009. Le travail de composite est désormais en cours après une analyse complète des dégâts. Une fois ce travail minutieux effectué, BT sera chargé sur un cargo en direction de l'Europe où il retrouvera sa nouvelle base pour 2009 : Port La Foret. Sébastien et BT devraient donc commencer à s'entraîner dès la fin du mois d'avril en Bretagne.
A la uneBrèves
Retour de BT en avril
11.02.2009
La grand-voile de Dee
10.02.2009Dee Caffari (Aviva) dans un message à son équipe :
"La nuit dernière a été très occupée avec des ris à prendre et à renvoyer et des voiles d’avant à changer. Le vent était très instable. C’était très difficile de trouver une configuration de voile correcte pour le vent et l’état de la mer. Le jour ce matin a révélé encore plus de dégâts sur la grand-voile avec des fibres cassés et volant à l’arrière de la grand-voile comme de très longs bandeaux. Les nombreux milles restant à parcourir se rappelaient à mon bon souvenir et cette grand-voile doit me mener jusqu’à la ligne d’arrivée.
Aujourd’hui, c’était petits airs, ciel bleu et nuages blancs. Très agréable si ce n’est pour la grosse houle de Nord-Ouest qui m’arrêtait sur ma lancée quand Aviva retombait d’une vague. C’est une progression difficile mais c’était le cap au Nord que je devais suivre pour contourner l’anticyclone qui passait à l’Est juste au-dessus de moi. Je vois que Pindar a négocié ce même système de hautes pressions mais en étant un peu plus près de son centre. Nous devrions tous les deux toucher une nouvelle brise ce soir qui devrait nous faire faire du gros reaching pendant deux jours avant de nous attaquer à notre dernier obstacle, un autre anticyclone qui protège le Golfe de Gascogne."
A qui écrivez-vous ?
10.02.2009Pour les internautes inscrits aux services privilégiés dans « Le Carré » du Vendée Globe sur ce site, il est possible d’envoyer des messages aux skippers. Jusqu’ici des dizaines de milliers de messages ont été reçus de partout dans le monde. En termes de popularité, la hiérarchie ne respecte pas tout à fait le classement. En tête et ce n’est guère une surprise étant donné sa joie et son enthousiasme, c’est désormais Sam Davies, qui semble intéresser le plus grand nombre ayant reçu quelques dizaines de messages de plus que le vainqueur de la course, Michel Desjoyeaux. Ceux qui ont abandonné la course ne sont pas oubliés non plus, car ce sont Loïck Peyron, Roland Jourdain et Yann Eliès, qui occupent les places suivantes, ayant suscité l’intérêt des internautes, qui continuent de leur adresser des mots de soutien.
Ce week-end, en fonction de Neptune et d’Eole
10.02.2009« Sur le plan d'eau, il fait super beau. Je suis en train de chercher le soleil pour vous l'amener aux Sables d'Olonne. C'est super compliqué, je suis en train de courir le plus vite possible pour essayer rester dans le Nord-Est de l'anticyclone. Je croise les doigts pour avoir du vent, et j'essaye également de trouver la meilleure route pour passer le golfe de Gascogne. J'ai fait tourner plein de routages, au mieux j’arrive samedi matin, ou au pire dimanche soir. Ça dépend vraiment si je me retrouve dans une petite bulle sans vent, ce qui changerait l'ETA. Ça doit être super stressant pour Marc (Guillemot), déjà que moi je suis fatigué, lui doit l'être dix fois plus sans sa quille. Heureusement, Neptune est assez gentil avec nous, et je remercie Eole de donner du petit air pour que Marco arrive en sécurité. Heureusement il a fait un peu de multicoque, du coup il est habitué de ne pas avoir de quille. » Samantha Davies sur Roxy à la vacation de 11h30.
En attendant le vent
10.02.2009« J'ai bricolé, ça m'a occupé. Il y a du vent apparent et j'avance à six nœuds. J'ai pris la météo à sept jours et il n'y a pas beaucoup de vent, sinon dans le nez : l'approche va être très longue jusqu'à la latitude des Açores. La nourriture à la limite ce n'est pas grave, mais pour le gasoil, je ne suis pas riche. Le bateau commence à en avoir marre et il se demande quand on arrive. J'ai des petits problèmes électriques à cause de l'humidité constante, un peu de jeu dans mes safrans et dans le vent faible, ça claque un peu plus. Ce n'est pas très grave, mais pas agréable non plus. J’ai fait des petites bricoles, comme sur l'iridium, et on fait attention à l'énergie à bord. Je t'avoue que quand j'ai appris que Marc avait perdu sa quille, j'ai eu franchement les boules, et à chaud comme ça, pour ceux qui ont abandonné avec leur bateau neuf, les architectes devraient en tirer les conséquences.» Arnaud Boissières sur Akena Vérandas à la vacation de 11h30.
Un air de dériveur
10.02.2009Marc Guillemot (Safran) à la vacation du jour : « La stabilité du bateau sans quille, ce n'est pas Bilou qui va me contredire, est vraiment surprenante. J'ai navigué avec trois ris/trinquette, les ballasts pleins, dans un vent pas très violent. J'ai eu un début de journée un petit peu actif et ça m'a vraiment fait du bien d'avoir du calme. Ça me fait marrer, parce qu'on va croire que je ne peux pas m'en empêcher, mais je suis monté au mât pour défaire le bout qui maintenait le brelage. Une fois en haut, j'en ai profité pour descendre la grand voile qui n'était pas bien descendue. De retour sur le pont, je me suis rendu compte, idiot, que j'avais laissé le bout du brelage en haut. Donc, je suis remonté et j'ai rattrapé le coup. Je me marre, mais je suis un peu rincé. C'est vrai que sur ce Vendée Globe, si je n'avais pas un peu relevé les manches et bricolé avec les mains, ça fait longtemps que j'aurais fait demi-tour. Je ne suis pas un malade de la bricole, mais j'ai vraiment été obligé de m'y mettre, car il y a en permanence des choses à gérer. La situation ne m'amuse pas vraiment, j'ai fait trois routages différents et je pense que je vais prendre une route très Nord, sous Code zéro. Je pense qu'une arrivée lundi, le 16, c'est quelque chose de réaliste et pour ce qui est du podium, hier matin il était visible à l'œil nu, l'après-midi avec des jumelles et là, j'y crois toujours mais avec un optimisme de plus en plus modéré... Je pense que ça va plutôt être en faveur de Samantha. Ceci dit, il faudra qu'elle vienne la chercher sa troisième place, je vais quand même essayer d'être combatif ! Hier soir, j'ai eu un message de Yann, il m'a conseillé de jouer la prudence, c'était très sympa, ça m'a touché au cœur.
C'est assez surprenant, parce que j'ai eu les commentaires de Bilou par rapport à un bateau qui navigue sans quille, et comme je le disais, j'ai une grande stabilité. J'ai marché à quatorze ou quinze nœuds et plus ça accélérait, plus Safran se stabilisait. On se sent presque en sécurité : j'ai dormi avec l'écoute à la main, mais j'ai dormi comme un loir. Tout ceux qui ont navigué en dériveur savent mieux que moi qu'un bateau sans quille est relativement stable, mais il faut être un peu plus aux écoutes. Si tu veux pousser un peu, il faut vraiment gérer, une écoute à la main et la barre dans l'autre. »