Vendée Globe

A la uneBrèves

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009

Nuit frustrante pour Rich

12.02.2009

Rich Wilson (Great American III) dans un message envoyé cette nuit : "Journée difficile avec des vents changeants, 20 noeuds, 2 noeuds, Est, Nord-Est, Nord, Nord-Ouest, nuages noirs sans vent, manœuvres en réponse aux menaces, en vain, 10 changements de voile aujourd'hui, pour rien, aller 12 nœuds dans la bonne direction, puis 9 nœuds dans une très mauvaise, des vagues de 6 à 7 mètres, sans vent pour les diriger, arrivant de plusieurs directions, que se passe-t-il ? Très frustrant, c'est le moins qu'on puisse dire. Une rencontre avec un bateau la nuit dernière, nous sommes passés bord à bord, un appel à la VHF lorsque nous étions à un demi-mille par le travers, son radar s'est mis en marche d'un coup, je ne pense pas qu'il avait la moindre idée que nous étions là. La pleine lune a été spectaculaire."

VENDEE GLOBE 2008-2009 / INAUGURATION VILLAGE

L’hebdo de la semaine…

12.02.2009

Nouvelle émission ce jeudi entre 17h30 et 18h30 animée par Pierre-Louis Castelli (The Voice) pour faire le point sur une semaine riche en rebondissements : l’arrivée d’Armel Le Cléac’h, la perte de quille de Marc Guillemot, la nouvelle tempête subie par Norbert Sedlacek et Raphaël Dinelli au large de l’Uruguay, l’arrivée prochaine de Samantha Davies. Pour parler de tous ces évènements, Richard Silvani de Météo France, Pascal Conq du cabinet d’architecture navale du Groupe Finot, Alain Gautier consultant sécurité du Vendée Globe, Denis Horeau directeur de course, Dominic Bourgeois Tirésias rédactionnel… et les solitaires en mer : Samantha Davies et Marc Guillemot. 

A NORD NAUTICSPORT KAPSCH / SKIPPER : NORBERT SEDLACEK (AUT)

Tempête pour Norbert

12.02.2009

« La nuit était l’une ou la plus dure de toute la course. Entre midi et 1 heure TU du matin, j’ai eu du vent extrêmement fort : il y a avait des rafales de la force d’un ouragan. Je n’ai pu faire grand chose au début sans m’accrocher très fort ! C’était un creux barométrique qui a fait sauter le vent de l’Est au Nord-Ouest puis Sud-Ouest… C’était complètement fou… Une fois le vent s’est arrêté brusquement pour repartir aussi subitement avec une force incroyable. Le bateau s’est couché 3 ou 4 fois à 90° alors le mât, la bôme et les voiles étaient dans l’eau… Ma caméra vidéo est morte – elle était dans l’eau et dans huile – car une bouteille d’huile s’est cassée. C’est partout super glissant. Il y a des vraies montagnes d’eau. Tu montes et tout d’un coup, tu descends abruptement… Je suis très fatigué car j’ai barré des heures dans une houle très forte. Quelquefois je n’ai pu pas tenir la barre avec les mains – je l’ai fixé avec les pieds – la pression de l’eau sur les safrans était trop forte. J’ai plusieurs pinçons et les muscles font mal… Maintenant il me reste qu'à attendre qu’il fasse jour pour voir les dégâts et vérifier les choses cassées pour commencer à nouveau à réparer, nettoyer et ranger tout… En ce moment il y a encore de l’houle : des montagnes de l’eau … Dés qu’il n’y aura que des collines d’eau je vais traiter les photos et vidéos puis vous les envoyer pour vous donner une idée de ce qui s’est passé pendant la nuit... » Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) par mail 

ON BOARD AVIVA / SKIPPER : DEE CAFFARI (UK)

Bonne vitesse, stress élevé

11.02.2009

Dee Caffari (Aviva) dans un message envoyé aujourd'hui : "La navigation devrait être agréable. Nous avons trente à trente-cinq nœuds de vent et un ciel bleu avec de beaux nuages blancs. Les vitesses du bateau sont rapides et le décompte des milles arrive à son terme. Pourtant sur Aviva, le niveau de stress est élevé.
Un vent de quarante nœuds, la nuit dernière, à travers la grand-voile, ne lui a pas fait beaucoup de bien et une autre section de fibres est partie. Je retiens mon souffle pour les 24h à venir, avant que le vent ne se calme. Une fois dans les calmes, je pourrais la renvoyer et, j'espère, la laisser. Peut-être que les hautes pressions sont une chance déguisée, car je ne pense pas qu'une autre dépression soit bénéfique à ma grand-voile ou à mon niveau d'anxiété.
Malheureusement donc, pour éviter de nouveaux dégâts sur les fibres, je vais devoir attendre du vent plus léger avant de la hisser et je risque de perdre encore plus de milles sur Pindar, mais comme nous avons tous à passer à travers ces hautes pressions, tout n'est pas perdu."

ON BOARD ROXY / SKIPPER : SAM DAVIES (UK)

Anticiper la bulle

11.02.2009

Samantha Davies (Roxy) à la vacation du jour : "Je suis au soleil, sous spi, au large du golfe de Gascogne et je marche entre dix et onze nœuds. Aujourd'hui, j'essaye de garder mon spi le plus longtemps possible mais demain, ce ne sera pas facile. J'essaye de comprendre les fichiers météo et c'est un peu n'importe quoi dans le golfe... Mais je fais ce qui est le mieux pour avancer vers l'est. Tous les routages que j'ai fait me font arriver le samedi matin tôt, mais ça va aussi dépendre de la petite bulle sans vent : s'il y a cinq nœuds, ça ira, mais s'il n'y en a vraiment pas... Physiquement, je me sens toujours en forme, j'ai la pêche ! Tous les changements de voile de ces derniers jours – et ce n'est pas encore fini – me vident de mon énergie, mais plus j'approche des Sables, plus je vais retrouver cette énergie pour arriver ! J'ai déjà jeté ce dont je n'avais pas besoin en nourriture, il me reste même assez de chocolat et de bonbons pour tenir plusieurs jours ! Mais là, j'ai surtout envie de croquer une pomme et des fruits frais, mon corps veut des vitamines ! Quant à Marco, j'ai beaucoup de respect pour ce qu'il fait, il arrive à avancer à la même vitesse que moi, sans quille !"

SAFRAN - SKIPPER: MARC GUILLEMOT (FRA) - START - 09/11/08

Trois alertes dans la nuit

11.02.2009

Marc Guillemot (Safran) à la vacation : "J'ai douze nœuds de vent et il y a toujours cette houle résiduelle, la mer n'est pas agréable. Quand le vent mollit, comme ce matin, ça devient difficile avec les voiles qui claquent et la mer qui continue à avoir de la houle. C'était chaud, cette nuit, j'ai eu trois alertes, il faut que je garde l'écoute au poignet pour dormir. J'ai du choquer en catastrophe... La troisième place est loin d'être acquise et je m'en voudrais de ne pas m’être battu pour la conserver. Depuis le lever du jour, je surveillais le baromètre, et quand j'ai senti que ça mollissait, je me suis préparé pour l'empannage, ce qui m’a pris 35 minutes, pour être sécurisé avec les ballasts. Mais au moment où j'ai empanné, il n'y avait plus que 7 nœuds de vent. La prochaine fois il faudra que j'anticipe plus. J'arrive plutôt lundi. Enfin, au portant je vois comment je me situe, mais au près, c'est plus difficile d'anticiper. Ce n'est pas simple, et sur l'autre amure, en route directe vers les Sables, plus ça allait, plus ça adonnait et avec la houle, c'était difficile, le bateau roulait. Le pilote avait du mal, il m'a fait un empannage intempestif. C'était un peu chaud mais tout s’est réglé quand j’ai déconnecté le pilote."

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