Dépêches
Le vendredi 13 février 2009 à 12:28Safran gagne du terrain
Marc Guillemot (Safran) à la vacation : "En début de nuit le vent a bien refusé, donc j'ai enlevé mon gennaker et je suis passé avec la trinquette, une voile de près, puis en milieu de nuit, le vent est monté jusqu'à 15 nœuds, nouveau changement de voile, avant de redescendre, donc j'ai remis la trinquette. Le gros changement, c'est la qualité du sommeil, par petites séquences, mais un sommeil récupérateur - j'ai même rêvé, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Il y a beaucoup moins de stress qu'avec le gennaker et ça me fait vraiment beaucoup de bien à la tête. J'ai pris un peu d'avance, je ne dis pas que c'était prévu, mais j'ai découvert ça en allumant mon ordinateur ce matin. Sam est entrée dans la dorsale qui nous est passée dessus et c'est forcément difficile pour elle. Maintenant, on est en course, Samantha est une super concurrente, mais c'est une concurrente quand même et je ne vais pas pleurer si je peux grappiller quelques milles. Ça me donne un tout petit peu d'espoir par rapport au classement, de l'énergie aussi et quand la tête va bien, le bateau va bien. Je serais très prudent quant à une ETA, car sur ce bord, tribord amure avec la grande dérive, ça se passe un peu mieux que ce que je prévoyais, mais d'ici samedi matin, je vais repartir bâbord amure en direction des Sables, avec la petite dérive et je n'ai aucune idée de comment ça va se passer. J'envisage une arrivée lundi après-midi, mais on reste dans l'inconnu, on est vendredi et il me reste encore 350 milles... Physiquement, je me situe bien. Je pense m'être correctement alimenté et je n'ai pas l'impression d'avoir maigri. Forcément, on perd un peu des jambes, car on manque d'activité à ce niveau là, mais je mange correctement, souvent trois repas quotidiens et des petit-déjeuners copieux. J'avais pris plein de petits trucs en rab', des jambons, du chocolat, des céréales... Par contre, je ne vous inviterai pas à partager les déshydratés qui me restent, j'ai vraiment pris ça en plus, au cas où. Il y en a qui arrivent à ne s'alimenter qu'avec ça, moi j'ai du mal. Si vraiment ça ne passe pas, je mettrai ma ligne à thon derrière ! Enfin, le thon rouge étant interdit, il faudra que je fasse une sélection..."
Le vendredi 13 février 2009 à 09:28Quelques dégâts sur Nauticsport
Norbert Sedlacek (Nauticsport Kapsch) dans un message, au sujet de la journée de mercredi : "Ca a été une journée très difficile pour moi, la plus dure depuis le départ !
Le fichier météo s'est complètement trompé et je n'étais pas préparé à 100% à ce qui arrivait, mais au final, ma "vieille dame" et moi ne nous sommes pas trop mal débrouillés. Il y a quelques dégâts, mais je vais m'occuper de nettoyer le bateau dans les jours à venir.
La mer était énorme, avec des grains blancs et du vent aux alentours de 80 noeuds. L'océan avait un aspect fantastique et dynamique, avec de hautes et imprévisibles vagues, on aurait dit une bête dangereuse qui vous pousse dans toutes les directions et attend que vous fassiez une erreur, jusqu'à que vous et votre bateau finissiez en nourriture pour poisson !"
Le jeudi 12 février 2009 à 19:10Le village du Vendée Globe rouvrira ses portes samedi matin
Après les dégâts subis par le village du Vendée Globe lors de la tempête de la nuit du 9 au 10 février, Philippe de Villiers, Président de la SEM Vendée, organisateur du Vendée Globe, avait réaffirmé sa volonté de rouvrir le village le plus rapidement possible, ceci dans des conditions de sécurité maximales, afin que le public puisse accueillir les skippers encore en course. Ce sera chose faite dès samedi matin grâce à la volonté de l'organisation de la course, des équipes de la SEMAF, société vendéenne dont le siège est à Mouilleron le Captif, concessionnaire du village, et de l'ensemble des prestataires. C'est un véritable exploit qui va être réalisé. En effet, la grande tente qui accueillait l'exposition du Conseil Général de la Vendée présentant la course ainsi que la brasserie, ayant été déclarée hors d'usage, il s'agit de la démonter entièrement et de remonter deux structures, l'une de 300 m2 pour la brasserie, et une seconde de 375 m2 pour l'exposition. En prenant à sa charge les montages et démontages de ces deux structures, la SEMAF témoigne ainsi sa volonté d'accompagner la course jusqu'à son terme. Ainsi, face à cette « fortune de terre », la mobilisation de toutes les équipes impliquées autour de la course permettra au village du Vendée Globe d'être fin prêt pour accueillir Samantha Davies, prochaine solitaire attendue sur la ligne d'arrivée, et Marc Guillemot qui poursuit sa route vers les Sables d'Olonne sans quille.
Le jeudi 12 février 2009 à 17:26200 milles
Samantha Davies (Roxy) à la vacation : "Mes conditions sont mollissantes, je rentre dans le petit anticyclone qui va m'arrêter pour quelque heures. La mer commence à se calmer, du coup on avance toujours, mais on va un peu ralentir. C'est sûr, que ce ne sera pas vraiment le temps habituel d'un 60 pieds, entre ici et les Sables d'Olonne... Je pense à une ETA entre vendredi soir et samedi matin. Ça va être bien de finir sous spi le long de la côte ! Pour l'instant, je fais le maximum pour gagner toutes les minutes que je peux et il va falloir que je travaille dur dans les prochaines 36h. Je suis contente d'avoir fait quatre ans de Figaro, parce que ça ressemble à une moitié d'étape et je sais que je peux être à 100% !"
Le jeudi 12 février 2009 à 16:34Eliès aux Sables
Toujours engagé dans un programme de rééducation pour recouvrer ses moyens physiques, Yann Eliès a prévu de rejoindre les Sables d’Olonne pour y accueillir Samantha Davies et Marc Guillemot : « Je compte bien les accueillir sur l’eau. Je dois embarquer pour les rejoindre dans la zone protégée du port, là où il n’y a pas de vagues, et les accompagner dans la remontée du chenal dans les derniers instants de leur Vendée Globe. Il me tient à cœur d’être présent pour chacun d’eux : je n’oublie pas qu’ils ont tous les deux cravaché pour me rejoindre et me soutenir dans l’attente de mon évacuation par les secours australiens. Ils méritent tous les deux de monter sur le podium : chacun a fait une course superbe. Sam doit arriver samedi, il y a plus d’incertitude pour Marco qui progresse dans une situation périlleuse… »
Le jeudi 12 février 2009 à 16:22L'anticipation du golfe
Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) : "Plus que 950 milles et c'est assez incroyable de penser que ça ne représente qu'1/28ème de cette aventure. L'Europe grossit sur mon écran, avec tous ces noms familiers entre l'Espagne et l'Irlande, entourant l'essentiel : les Sables. D'ici là, j'ai 36h de navigation rapide avec la dépression qui me pousse, puis un gros ralentissement dans le golfe de Gascogne, avec les hautes pressions qui se seront formées là. Le vent est aux alentours de 30/35 noeuds et les vagues montent parfois à 5 mètres, mais la dépression va ralentir à mesure qu'elle approche l'Europe, donc je vais commencer à accélérer pour en sortir et arriver dans les conditions plus calmes qui m'attendent. C'est une expérience nouvelle dans cette course. Plus au sud, elles ne font que passer sur vous, mais celle-ci, j'ai réussi à rester en phase avec elle.
Je croise les doigts pour que Marc rejoigne la ligne d'arrivée en sécurité, il se débrouille vraiment bien en ce moment. Bilou a brillamment réussi à traverser un fort coup de vent avec son Veolia sans quille, sans oublier Nick Moloney et Mike Golding qui ont rendu la chose presque "commune" - peut-être devrait-il y avoir un terme pour ça !"
Le jeudi 12 février 2009 à 15:52Guillemot l'équilibriste
Marc Guillemot (Safran) à la vacation : "La nuit a été très calme. J’ai l’impression d’accompagner le centre anticyclonique et j’ai du mal à passer de l’autre coté, ça fait de petites vitesses et une ETA de plus en plus difficile a prévoir. Il y a deux jours, j’avais entre 12 et 17 nœuds de vent, au portant, et ça se gérait bien, mais cette nuit, je n’en avais pas beaucoup, 6 ou 7 nœuds et j'ai voulu vider mon ballast avant pour accélérer. Le vent est monté à 9 ou 10 nœuds et le bateau a commencé à giter dans cette petite rafale. J'ai voulu choquer, je suis tombé de ma bannette, je me suis cassé la gueule. J’ai vraiment cru que j’y allais, mais heureusement j’ai pu réussir à attraper l’écoute. Tout ca pour dire que le petit temps, c’est un peu un piège car on a tendance à vouloir lever le curseur et laisser de coté la sécurité... J’ai tout re-rempli et c’est plus dur, mais c’est plus sécurisant. Faire du près ne va pas arranger pas mes affaires et je ne sais pas comment je vais gérer ça... Certainement pas avec le Code 0. Et puis, il y a un bord qui sera délicat pour moi : quand j'avais rencontré le cétacé, j'avais changé de dérive bâbord. Celle-là est plus petite, donc ce bord va être difficile, sans compter la grand voile réduite, le bateau ne sera pas vraiment équilibré. La troisième place, c’est définitivement terminé : les deux autres vont passer devant moi. Quand on repart, on à tendance à se dire qu'on est toujours en course, qu'on joue le classement, mais on a rapidement tendance à oublier que le principal c'est de ramener le bateau. Il faut juste réussir à accepter tout ça, essayer de terminer et apprendre à faire marcher le bateau sans lest. Enfin, ça risque quand même d'être le radeau de la méduse à l'arrivée..."
Le jeudi 12 février 2009 à 15:13Galère nord-atlantique
Arnaud Boissières (Akena Verandas) à la vacation : "J’ai eu une nuit un peu particulière, mais ce matin c’est plus établi. Un coup de vent, un coup de pas de vent… Et j’ai mon éolienne qui m’a dit au-revoir après un court-jus. Je pense avoir de nouveau un vent un peu plus stable demain en fin de journée. D'ici là, il faut être patient. Cette remonté de l’Atlantique, c’est bien galère, je n’ai pas beaucoup de plaisir avec une voile qui me manque devant. Pour faire du près, ce n’est pas facile. J’espère que dans 24h, ce sera un peu plus clair car c’est vrai que l’anticyclone qui me barre la route est assez impressionnant. J’espère aussi que d’ici demain, ça va donner un peu plus pour moi, pour pouvoir faire une route nord/nord-est. L’arrivée, je n’y pense pas du tout car 150 milles par jour, ce n’est pas très glorieux ! Ça fait partie du jeu, mais c’est un peu frustrant car depuis l’Uruguay, je n’ai pas eu beaucoup de moments où je me suis dit que j’avais de bonnes conditions pour bien aller. Encore maintenant, le vent est en train de mollir... Je prends ça avec amusement."
Le jeudi 12 février 2009 à 13:27Rayon de soleil
Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) à la vacation : "Humide, mais ça va. J'étais au cœur d'une dépression la nuit dernière et j'ai eu une grosse rotation, j'approche des côtes du Brésil et ici, quand il pleut, il pleut... J'en profite pour faire ma lessive. Hier soir, c'était sérieux, 40 à 50 nœuds et là, je vais récupérer un flux le long du Brésil, mais j'en ai encore pour quelques jours à me dépatouiller là dedans... La nuit dernière était intense, le bateau n'a jamais autant tapé et j'ai cru que tout allait casser, donc ce matin, de voir un rayon de soleil... Je suis content parce qu'en plus, la météo, qui est forcément à la base de ma course, est ma principale source d'énergie et je sais que ce soir, je vais remplir mes batteries. Heureusement que ça marche, sinon c'est la course qui s'arrête. Tout ce qui est mécanique a bien résisté aux tempêtes, à ma grande surprise. Il faut aussi que je gère les voiles qui cachent parfois le soleil. Dans la descente, j'étais plein tous les soirs et là, il faut que j'arrive à aller jusqu'aux Açores et ce sera gagné à 100%. Pour ce qui est des vivres, j'avais seize caisses de nourriture. J'avais fait des réserves et Il y a quelques jours, j'ai tout refait, tout vérifié et il n'y a pas de problème, je reprends même un peu de poids."
Le jeudi 12 février 2009 à 12:05Nuit frustrante pour Rich
Rich Wilson (Great American III) dans un message envoyé cette nuit : "Journée difficile avec des vents changeants, 20 noeuds, 2 noeuds, Est, Nord-Est, Nord, Nord-Ouest, nuages noirs sans vent, manœuvres en réponse aux menaces, en vain, 10 changements de voile aujourd'hui, pour rien, aller 12 nœuds dans la bonne direction, puis 9 nœuds dans une très mauvaise, des vagues de 6 à 7 mètres, sans vent pour les diriger, arrivant de plusieurs directions, que se passe-t-il ? Très frustrant, c'est le moins qu'on puisse dire. Une rencontre avec un bateau la nuit dernière, nous sommes passés bord à bord, un appel à la VHF lorsque nous étions à un demi-mille par le travers, son radar s'est mis en marche d'un coup, je ne pense pas qu'il avait la moindre idée que nous étions là. La pleine lune a été spectaculaire."
Infos précédentes :
- Le 12 février 2009 à 11:12 : L’hebdo de la semaine…
- Le 12 février 2009 à 08:57 : Tempête pour Norbert
- Le 11 février 2009 à 17:17 : Bonne vitesse, stress élevé
- Le 11 février 2009 à 16:32 : Anticiper la bulle
- Le 11 février 2009 à 14:29 : Trois alertes dans la nuit
- Le 11 février 2009 à 11:43 : Signes de fatigue
- Le 11 février 2009 à 10:25 : Restrictions énergétiques
- Le 11 février 2009 à 09:18 : Retour de BT en avril
- Le 10 février 2009 à 18:28 : La grand-voile de Dee
- Le 10 février 2009 à 15:30 : A qui écrivez-vous ?
Flash infos
- 12/03/10 à 17:59 - Réaction des architectes
- 09/03/10 à 19:25 - Mise à l’eau jeudi prochain ...
- 09/03/10 à 15:11 - L'Ecole des pêches des Sables ...
- 05/03/10 à 15:13 - Charles Caudrelier candidat ...
- 26/02/10 à 19:24 - Jean-Yves Gau à Auckland
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