A minuit, Samantha Davies a encore 18,5 milles à parcourir et avance à 12,5 noeuds. C'est une nuit très sombre et les nombreux bateaux des spectateurs, journalistes et organisation de la course, viennent tout juste de quitter le chenal dans une légère houle et un vent qui souffle à environ 12 noeuds.
A la uneBrèves
Roxy en approche
14.02.2009
30 milles
13.02.2009Sam Davies avance à 12 nœuds et vogue actuellement à environ 3 milles de l'île d'Yeu. Il lui reste donc encore quelques 30 milles à parcourir, avant le passage de ligne.
Hausser le mât d'un millimètre
13.02.2009Un cours de bricolage par Rich Wilson (Great American III), dans un message aujourd'hui : "Journée difficile. A peu près 12 heures passées à ne pas avancer en direction de la France. Au bout d'environ 4-5 heures, j'ai enroulé le solent, pris un ris, coupé le pilote et ai juste laissé le bateau aller en cercles. C'était le plus simple, tout compte fait.
Il y avait une tâche qui ne demandait pas beaucoup de mouvement, je m'y suis donc attelé sous le brûlant soleil brésilien. Il s'agissait de resserrer le gréement fixe, en insérant une fine cale sous le mât. Je devais d'abord passer une tige en acier à travers le mât - assez délicat à cause de tous les câbles qui s'y trouvent, j'ai dû les écarter avec un tournevis - et la faire ressortir de l'autre côté. C'est en général fait par deux personnes. Une fois cela fait, j'ai réalisé que les instruments de mesure du vent ne marchant plus, j'aurais pu y aller un peu plus fort avec le tournevis.
Ensuite est venu le moment de mettre en place les pistons hydrauliques, un de chaque côté, pour pousser la tige et soulever le mât, afin de pouvoir ajouter la cale. J'ai mis en place le piston tribord, puis pour l'autre... Non, je me suis souvenu que nous devions toujours enlever la principale poulie de drisse, là où la drisse sort du mât, descend sur le pont et tourne vers le cockpit. Je n'allais pas pouvoir défaire tout ce système, chose qui en plus d'être une vraie galère, nécessite deux personnes : une sur le pont et une autre en-dessous avec une clé. Je me suis donc demandé s'il y avait un moyen pour que j'approche le piston suffisamment près de la poulie, pour le mettre le plus possible sous la tige d'acier. Ça semblait possible, mais le contreplaqué et l'aluminium supportant le piston ne logeant pas dans cet espace, j'étais donc parti pour scier un coin d'aluminium d'un centimètre et demi d'épaisseur, sous 38°C.
Le résultat n'était pas parfait, c'est sûr, car la charge était répartie sur une plus petite surface que celle souhaitée, mais ça a soulevé le mât. J'ai pu sortir une cale de 2mm et la remplacer par une de 3. Je n'ai pas osé pomper plus et essayer de faire rentrer les deux, à cause de l'effort exercé sur le pont. Quoi qu'il en soit, ça devrait aller un peu mieux.
Certains haubans placés sous le vent, avaient un peu de mou quand l'autre côté était particulièrement chargé, avec de la chance ça ne le fera plus maintenant.
J'essaye juste de trouver des choses positives à faire, quand on ne va nulle part."
Arnaud au petit rythme
13.02.2009Arnaud Boissières (Akena Verandas) à la vacation : "Les jours se suivent et se ressemblent un petit peu. J'ai eu droit à mes six heures de pétole et maintenant, il fait soleil, avec une petite brise printanière. Je suis en terrasse, je profite, avec un bon petit-déjeuner. Je marche à 7,5 nœuds, ce qui n'est pas très violent... De 3h à 9h du matin, j'étais vraiment arrêté, puis ça revient peu à peu dans la direction que j'attendais, avec une grosse houle orientée sud-ouest. Il y a pire comme conditions, je ne suis pas véloce, mais c'est quand même agréable. J'ai encore une semaine, dix jours, à profiter de tout ça, après c'est retour aux affaires et aux soucis terriens... En arrivant, je vais réparer tout ce qui est abimé sur le bateau, puis, peut-être refaire des courses en fin d'année, la Jacques Vabre me tente bien. Peut-être même repartir sur une préparation de quatre ans pour la prochaine édition, il faut en discuter mais ça me plairait bien... En attendant, j'écoute un peu de musique, surtout au coucher du soleil : le vent s'en va, la pétole arrive, et ça adoucit les mœurs – il paraît. Les Red Hot, les Doors... J'aime bien la musique qui bouge. Par exemple : Carla Bruni, j'aime aussi, mais en photo."
Estimation d’arrivée
13.02.2009Les dernières estimations d’arrivée de Samantha Davies tournent autour de 3h00 (heure française) car la navigatrice indiquait en début d’après-midi qu’elle progressait à plus de dix nœuds. Roxy restera au mouillage jusqu’au lever du jour et la Britannique a indiqué qu’elle embouquerait le chenal d’entrée du port des Sables d’Olonne vers 9h00.
Dernière brise
13.02.2009Samantha Davies (Roxy) à la vacation : "Je commence enfin à avancer après une nuit très longue, passée dans un petit parking au large. Il y avait un maximum de 3 à 4 nœuds de vent et c'était assez dur de naviguer. Je devais être sur les réglages en permanence et barrer pour continuer à aller dans le bon sens. Là, je marche à 10,7 nœuds, c’est mon record de vitesse... Je pense que durant la prochaine heure, ça ira mieux. Je devrais arriver vers 2h du matin, qui est, comme on dit : une heure très « sociable » pour tout le monde ! Je suis triste car c’est ma dernière vacation, j’aime bien les vacations...
Mon bateau est génial, je n’avais pas beaucoup d’expérience sur 60 pieds quand je l'ai pris. Ma priorité, c’était de faire avancer le skipper avant de faire avancer le bateau et c’était top, car il m’a permis de beaucoup naviguer, et du coup, de beaucoup m’entrainer. Il est tellement solide que j’ai eu la confiance d’envoyer les voiles quant il le fallait, sans avoir trop peur de casser quelque chose. J’ai beaucoup appris au cours de ce tour du monde et je suis sûre que je navigue dix fois mieux maintenant qu’au départ ! Mais je n’ai pas fini d’apprendre non plus, on le fait tous les jours et je vais continuer, pour progresser."