Dépêches
Le samedi 14 février 2009 à 01:22Entourée de spectateurs (2)
Samantha vient d'appeler le bateau de la direction de course en disant qu'elle devrait franchir la ligne dans 15 minutes, contenant difficilement sa joie. Elle avance toujours à douze noeuds, les voiles multicolores de Roxy éclairées par les spots. Elle se trouve maintenant à moins de 4 milles de la fin de son Vendée Globe.
Sam regarde autour d'elle, cherche du regard les gens qu'elle connait, parmi la nuée de spectateurs.
Le samedi 14 février 2009 à 01:10Entourée de spectateurs
Roxy avance sous trinquette, avec un ris dans la grand-voile à environ 12 noeuds, sous les flashs qui crépitent. Samantha sautille de l'avant à l'arrière du bateau, en faisant de grands signes aux bateaux qui maintenant l'accompagnent. Le ciel est désormais dégagé, le bateau glisse sous les étoiles et une lune brillante en direction de la ligne d'arrivée.
Le samedi 14 février 2009 à 00:12Roxy en approche
A minuit, Samantha Davies a encore 18,5 milles à parcourir et avance à 12,5 noeuds. C'est une nuit très sombre et les nombreux bateaux des spectateurs, journalistes et organisation de la course, viennent tout juste de quitter le chenal dans une légère houle et un vent qui souffle à environ 12 noeuds.
Le vendredi 13 février 2009 à 23:1530 milles
Sam Davies avance à 12 nœuds et vogue actuellement à environ 3 milles de l'île d'Yeu. Il lui reste donc encore quelques 30 milles à parcourir, avant le passage de ligne.
Le vendredi 13 février 2009 à 18:12Hausser le mât d'un millimètre
Un cours de bricolage par Rich Wilson (Great American III), dans un message aujourd'hui : "Journée difficile. A peu près 12 heures passées à ne pas avancer en direction de la France. Au bout d'environ 4-5 heures, j'ai enroulé le solent, pris un ris, coupé le pilote et ai juste laissé le bateau aller en cercles. C'était le plus simple, tout compte fait.
Il y avait une tâche qui ne demandait pas beaucoup de mouvement, je m'y suis donc attelé sous le brûlant soleil brésilien. Il s'agissait de resserrer le gréement fixe, en insérant une fine cale sous le mât. Je devais d'abord passer une tige en acier à travers le mât - assez délicat à cause de tous les câbles qui s'y trouvent, j'ai dû les écarter avec un tournevis - et la faire ressortir de l'autre côté. C'est en général fait par deux personnes. Une fois cela fait, j'ai réalisé que les instruments de mesure du vent ne marchant plus, j'aurais pu y aller un peu plus fort avec le tournevis.
Ensuite est venu le moment de mettre en place les pistons hydrauliques, un de chaque côté, pour pousser la tige et soulever le mât, afin de pouvoir ajouter la cale. J'ai mis en place le piston tribord, puis pour l'autre... Non, je me suis souvenu que nous devions toujours enlever la principale poulie de drisse, là où la drisse sort du mât, descend sur le pont et tourne vers le cockpit. Je n'allais pas pouvoir défaire tout ce système, chose qui en plus d'être une vraie galère, nécessite deux personnes : une sur le pont et une autre en-dessous avec une clé. Je me suis donc demandé s'il y avait un moyen pour que j'approche le piston suffisamment près de la poulie, pour le mettre le plus possible sous la tige d'acier. Ça semblait possible, mais le contreplaqué et l'aluminium supportant le piston ne logeant pas dans cet espace, j'étais donc parti pour scier un coin d'aluminium d'un centimètre et demi d'épaisseur, sous 38°C.
Le résultat n'était pas parfait, c'est sûr, car la charge était répartie sur une plus petite surface que celle souhaitée, mais ça a soulevé le mât. J'ai pu sortir une cale de 2mm et la remplacer par une de 3. Je n'ai pas osé pomper plus et essayer de faire rentrer les deux, à cause de l'effort exercé sur le pont. Quoi qu'il en soit, ça devrait aller un peu mieux.
Certains haubans placés sous le vent, avaient un peu de mou quand l'autre côté était particulièrement chargé, avec de la chance ça ne le fera plus maintenant.
J'essaye juste de trouver des choses positives à faire, quand on ne va nulle part."
Le vendredi 13 février 2009 à 15:41Arnaud au petit rythme
Arnaud Boissières (Akena Verandas) à la vacation : "Les jours se suivent et se ressemblent un petit peu. J'ai eu droit à mes six heures de pétole et maintenant, il fait soleil, avec une petite brise printanière. Je suis en terrasse, je profite, avec un bon petit-déjeuner. Je marche à 7,5 nœuds, ce qui n'est pas très violent... De 3h à 9h du matin, j'étais vraiment arrêté, puis ça revient peu à peu dans la direction que j'attendais, avec une grosse houle orientée sud-ouest. Il y a pire comme conditions, je ne suis pas véloce, mais c'est quand même agréable. J'ai encore une semaine, dix jours, à profiter de tout ça, après c'est retour aux affaires et aux soucis terriens... En arrivant, je vais réparer tout ce qui est abimé sur le bateau, puis, peut-être refaire des courses en fin d'année, la Jacques Vabre me tente bien. Peut-être même repartir sur une préparation de quatre ans pour la prochaine édition, il faut en discuter mais ça me plairait bien... En attendant, j'écoute un peu de musique, surtout au coucher du soleil : le vent s'en va, la pétole arrive, et ça adoucit les mœurs – il paraît. Les Red Hot, les Doors... J'aime bien la musique qui bouge. Par exemple : Carla Bruni, j'aime aussi, mais en photo."
Le vendredi 13 février 2009 à 14:30Estimation d’arrivée
Les dernières estimations d’arrivée de Samantha Davies tournent autour de 3h00 (heure française) car la navigatrice indiquait en début d’après-midi qu’elle progressait à plus de dix nœuds. Roxy restera au mouillage jusqu’au lever du jour et la Britannique a indiqué qu’elle embouquerait le chenal d’entrée du port des Sables d’Olonne vers 9h00.
Le vendredi 13 février 2009 à 13:59Dernière brise
Samantha Davies (Roxy) à la vacation : "Je commence enfin à avancer après une nuit très longue, passée dans un petit parking au large. Il y avait un maximum de 3 à 4 nœuds de vent et c'était assez dur de naviguer. Je devais être sur les réglages en permanence et barrer pour continuer à aller dans le bon sens. Là, je marche à 10,7 nœuds, c’est mon record de vitesse... Je pense que durant la prochaine heure, ça ira mieux. Je devrais arriver vers 2h du matin, qui est, comme on dit : une heure très « sociable » pour tout le monde ! Je suis triste car c’est ma dernière vacation, j’aime bien les vacations...
Mon bateau est génial, je n’avais pas beaucoup d’expérience sur 60 pieds quand je l'ai pris. Ma priorité, c’était de faire avancer le skipper avant de faire avancer le bateau et c’était top, car il m’a permis de beaucoup naviguer, et du coup, de beaucoup m’entrainer. Il est tellement solide que j’ai eu la confiance d’envoyer les voiles quant il le fallait, sans avoir trop peur de casser quelque chose. J’ai beaucoup appris au cours de ce tour du monde et je suis sûre que je navigue dix fois mieux maintenant qu’au départ ! Mais je n’ai pas fini d’apprendre non plus, on le fait tous les jours et je vais continuer, pour progresser."
Le vendredi 13 février 2009 à 12:28Safran gagne du terrain
Marc Guillemot (Safran) à la vacation : "En début de nuit le vent a bien refusé, donc j'ai enlevé mon gennaker et je suis passé avec la trinquette, une voile de près, puis en milieu de nuit, le vent est monté jusqu'à 15 nœuds, nouveau changement de voile, avant de redescendre, donc j'ai remis la trinquette. Le gros changement, c'est la qualité du sommeil, par petites séquences, mais un sommeil récupérateur - j'ai même rêvé, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Il y a beaucoup moins de stress qu'avec le gennaker et ça me fait vraiment beaucoup de bien à la tête. J'ai pris un peu d'avance, je ne dis pas que c'était prévu, mais j'ai découvert ça en allumant mon ordinateur ce matin. Sam est entrée dans la dorsale qui nous est passée dessus et c'est forcément difficile pour elle. Maintenant, on est en course, Samantha est une super concurrente, mais c'est une concurrente quand même et je ne vais pas pleurer si je peux grappiller quelques milles. Ça me donne un tout petit peu d'espoir par rapport au classement, de l'énergie aussi et quand la tête va bien, le bateau va bien. Je serais très prudent quant à une ETA, car sur ce bord, tribord amure avec la grande dérive, ça se passe un peu mieux que ce que je prévoyais, mais d'ici samedi matin, je vais repartir bâbord amure en direction des Sables, avec la petite dérive et je n'ai aucune idée de comment ça va se passer. J'envisage une arrivée lundi après-midi, mais on reste dans l'inconnu, on est vendredi et il me reste encore 350 milles... Physiquement, je me situe bien. Je pense m'être correctement alimenté et je n'ai pas l'impression d'avoir maigri. Forcément, on perd un peu des jambes, car on manque d'activité à ce niveau là, mais je mange correctement, souvent trois repas quotidiens et des petit-déjeuners copieux. J'avais pris plein de petits trucs en rab', des jambons, du chocolat, des céréales... Par contre, je ne vous inviterai pas à partager les déshydratés qui me restent, j'ai vraiment pris ça en plus, au cas où. Il y en a qui arrivent à ne s'alimenter qu'avec ça, moi j'ai du mal. Si vraiment ça ne passe pas, je mettrai ma ligne à thon derrière ! Enfin, le thon rouge étant interdit, il faudra que je fasse une sélection..."
Le vendredi 13 février 2009 à 09:28Quelques dégâts sur Nauticsport
Norbert Sedlacek (Nauticsport Kapsch) dans un message, au sujet de la journée de mercredi : "Ca a été une journée très difficile pour moi, la plus dure depuis le départ !
Le fichier météo s'est complètement trompé et je n'étais pas préparé à 100% à ce qui arrivait, mais au final, ma "vieille dame" et moi ne nous sommes pas trop mal débrouillés. Il y a quelques dégâts, mais je vais m'occuper de nettoyer le bateau dans les jours à venir.
La mer était énorme, avec des grains blancs et du vent aux alentours de 80 noeuds. L'océan avait un aspect fantastique et dynamique, avec de hautes et imprévisibles vagues, on aurait dit une bête dangereuse qui vous pousse dans toutes les directions et attend que vous fassiez une erreur, jusqu'à que vous et votre bateau finissiez en nourriture pour poisson !"
Infos précédentes :
- Le 12 février 2009 à 19:10 : Le village du Vendée Globe rouvrira ses portes samedi matin
- Le 12 février 2009 à 17:26 : 200 milles
- Le 12 février 2009 à 16:34 : Eliès aux Sables
- Le 12 février 2009 à 16:22 : L'anticipation du golfe
- Le 12 février 2009 à 15:52 : Guillemot l'équilibriste
- Le 12 février 2009 à 15:13 : Galère nord-atlantique
- Le 12 février 2009 à 13:27 : Rayon de soleil
- Le 12 février 2009 à 12:05 : Nuit frustrante pour Rich
- Le 12 février 2009 à 11:12 : L’hebdo de la semaine…
- Le 12 février 2009 à 08:57 : Tempête pour Norbert
Flash infos
- 12/03/10 à 17:59 - Réaction des architectes
- 09/03/10 à 19:25 - Mise à l’eau jeudi prochain ...
- 09/03/10 à 15:11 - L'Ecole des pêches des Sables ...
- 05/03/10 à 15:13 - Charles Caudrelier candidat ...
- 26/02/10 à 19:24 - Jean-Yves Gau à Auckland
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