Un sourire éclairant son visage, après 97 jours de mer, elle profite de ces derniers instants. La ligne d'arrivée et la troisième place se profilent maintenant à quelques minutes de Roxy. Cela n'empèche cependant pas, dans l'euphorie qui baigne la scène, quelques derniers tours de winch et réglages sur la trinquette.
La VHF annonce "Roxy bientôt troisième de ce Vendée Globe".
A la uneBrèves
Les deux derniers milles
14.02.2009Entourée de spectateurs (2)
14.02.2009Samantha vient d'appeler le bateau de la direction de course en disant qu'elle devrait franchir la ligne dans 15 minutes, contenant difficilement sa joie. Elle avance toujours à douze noeuds, les voiles multicolores de Roxy éclairées par les spots. Elle se trouve maintenant à moins de 4 milles de la fin de son Vendée Globe.
Sam regarde autour d'elle, cherche du regard les gens qu'elle connait, parmi la nuée de spectateurs.
Entourée de spectateurs
14.02.2009Roxy avance sous trinquette, avec un ris dans la grand-voile à environ 12 noeuds, sous les flashs qui crépitent. Samantha sautille de l'avant à l'arrière du bateau, en faisant de grands signes aux bateaux qui maintenant l'accompagnent. Le ciel est désormais dégagé, le bateau glisse sous les étoiles et une lune brillante en direction de la ligne d'arrivée.
Roxy en approche
14.02.2009A minuit, Samantha Davies a encore 18,5 milles à parcourir et avance à 12,5 noeuds. C'est une nuit très sombre et les nombreux bateaux des spectateurs, journalistes et organisation de la course, viennent tout juste de quitter le chenal dans une légère houle et un vent qui souffle à environ 12 noeuds.
30 milles
13.02.2009Sam Davies avance à 12 nœuds et vogue actuellement à environ 3 milles de l'île d'Yeu. Il lui reste donc encore quelques 30 milles à parcourir, avant le passage de ligne.
Hausser le mât d'un millimètre
13.02.2009Un cours de bricolage par Rich Wilson (Great American III), dans un message aujourd'hui : "Journée difficile. A peu près 12 heures passées à ne pas avancer en direction de la France. Au bout d'environ 4-5 heures, j'ai enroulé le solent, pris un ris, coupé le pilote et ai juste laissé le bateau aller en cercles. C'était le plus simple, tout compte fait.
Il y avait une tâche qui ne demandait pas beaucoup de mouvement, je m'y suis donc attelé sous le brûlant soleil brésilien. Il s'agissait de resserrer le gréement fixe, en insérant une fine cale sous le mât. Je devais d'abord passer une tige en acier à travers le mât - assez délicat à cause de tous les câbles qui s'y trouvent, j'ai dû les écarter avec un tournevis - et la faire ressortir de l'autre côté. C'est en général fait par deux personnes. Une fois cela fait, j'ai réalisé que les instruments de mesure du vent ne marchant plus, j'aurais pu y aller un peu plus fort avec le tournevis.
Ensuite est venu le moment de mettre en place les pistons hydrauliques, un de chaque côté, pour pousser la tige et soulever le mât, afin de pouvoir ajouter la cale. J'ai mis en place le piston tribord, puis pour l'autre... Non, je me suis souvenu que nous devions toujours enlever la principale poulie de drisse, là où la drisse sort du mât, descend sur le pont et tourne vers le cockpit. Je n'allais pas pouvoir défaire tout ce système, chose qui en plus d'être une vraie galère, nécessite deux personnes : une sur le pont et une autre en-dessous avec une clé. Je me suis donc demandé s'il y avait un moyen pour que j'approche le piston suffisamment près de la poulie, pour le mettre le plus possible sous la tige d'acier. Ça semblait possible, mais le contreplaqué et l'aluminium supportant le piston ne logeant pas dans cet espace, j'étais donc parti pour scier un coin d'aluminium d'un centimètre et demi d'épaisseur, sous 38°C.
Le résultat n'était pas parfait, c'est sûr, car la charge était répartie sur une plus petite surface que celle souhaitée, mais ça a soulevé le mât. J'ai pu sortir une cale de 2mm et la remplacer par une de 3. Je n'ai pas osé pomper plus et essayer de faire rentrer les deux, à cause de l'effort exercé sur le pont. Quoi qu'il en soit, ça devrait aller un peu mieux.
Certains haubans placés sous le vent, avaient un peu de mou quand l'autre côté était particulièrement chargé, avec de la chance ça ne le fera plus maintenant.
J'essaye juste de trouver des choses positives à faire, quand on ne va nulle part."