Présent pour accueillir Samantha Davies qui avait cravaché dur pour lui porter son soutien dans l’attente des secours australiens, Yann Eliès n’est pas passé inaperçu sur les pontons de Port Olona. Ce rescapé des mers du Sud, victime d’une grave fracture du fémur gauche, a entamé un long programme de rééducation pour recouvrer tous ses moyens physiques de sportif de haut niveau depuis un mois et demi. Mais les progrès sont déjà là : le skipper de Generali ne se déplace plus qu’avec une seul béquille. Il s’est donc fait un plaisir d’embarquer sur un pneumatique pour rejoindre sur l'eau et l'accompagner dans sa remontée du chenal celle qui a coupé la ligne en 3è position.
« Cela me fait très plaisir d’être ici et d’avoir vécu l’arrivée de nuit de Sam : c’était une nuit magique. Pour moi c’était important aussi de venir aux Sables d’Olonne même si j’aurais vraiment préféré arriver par le chenal. Après mon lit d’hôpital et la salle de marche, aller sur l’eau, enfiler mon ciré, cela représente un incroyable bol d’air. Cela fait du bien au marin ! » confie Yann. Et d’ajouter : « Sam a fait la course qu’elle avait à faire et la course qu’elle avait imaginée. Elle a respecté le rythme qu’elle s’était fixée pour arriver. En revanche ce qui est une surprise, pour elle comme pour nous tous, c’est ce plaisir chaque jour renouvelé qu’elle a eu en mer… C’est la clé de son succès et de la réussite de son Vendée Globe. ».