Vendée Globe

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A BORD AKENA VERANDAS / SKIPPER : ARNAUD BOISSIERES (FRA)

Six jours de vivres

15.02.2009

Arnaud Boissières (Akena Verandas) à la vacation : "Je suis au milieu des Açores et il fait un temps... comme aux Açores : ciel gris et pas trop de vent. Il faut que je me dépêche, car il paraît que le bar du Vendée Globe ferme lundi prochain et mon équipe me met la pression ! J'ai eu un petit retour de vent malgré tout et je vais faire une route plus nord que la route directe, pour contourner une petite molle. Je fais des pointes de vitesse, régulièrement, mais je devrais être de nouveau ralenti dans plusieurs jours. Je suis en train de faire tourner le moteur, car il n'y a pas de soleil et mon éolienne m'a lâché. Il ne me reste que 20 litres de gasoil, mais si ça ne dure encore qu'une semaine ou dix jours, ça devrait le faire. Niveau vivres, je me suis gardé un saucisson pour aujourd'hui et après, il ne m'en reste que pour six jours, il ne faut pas que je traine. Enfin, je peux toujours pêcher, mais je n'y crois pas trop, je suis assez rapide maintenant... J'ai hâte d'arriver, car le bateau et le bonhomme commencent à être un peu fatigués et le fait que ceux de devant arrivent est une motivation supplémentaire, on a envie de les retrouver. C'est long cette remontée de l'Atlantique. Une fois le cap Horn passé, c'est la délivrance, c'est vrai, mais le matériel souffre quand même après... Surtout que pour moi, le Pot au noir s'est étendu depuis l'Uruguay, jusqu'aux Canaries... "

RAPHAEL DINELLI (FRA) / FONDATION OCEAN VITAL

Panne de radar

15.02.2009

Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) à la vacation : "Je suis au près, dans de la houle. Je suis assez content car j'ai passé la latitude de Rio de Janeiro, sous un ciel assez pourri de gros cumulus et je viens d'attraper les Alizés, qui vont me permettre de remonter plus rapidement. Je suis un peu fatigué, j'ai passé ces derniers jours à me bagarrer avec la dépression : 50 nœuds au portant, 50 nœuds au près, puis pas de vent... Là ça va mieux. Je vais me reposer et l'idée, c'est de m'écarter du Brésil, pour me dégager de ces gros cumulus qui font comme de petits Pots au noir, le long de la côte. Je sais que Rich (Wilson) a eu des journées très difficiles devant, j'espère que je vais éviter ça. Je regarde, sur ma carte, là où j'étais lors des éditions précédentes, pour savoir où j'en suis à peu près au niveau du temps. Mon équipe à terre fait des paris sur la semaine de mon arrivée, ça sent la fin et ça fait du bien ! Même si je sais que j'en ai encore pour un moment, je pense être là avant le 15 mars. Niveau ravitaillement, j'ai fait le point il y a quelques jours et je suis au point. Quelques avaries ces derniers jours : la potence du gaz qui s'est arrachée, mais j'ai pu réparer, et plus grave, la potence du radar qui à lâché, donc je n'ai plus de radar. Je ne peux plus localiser les cargos, je fais des veilles la nuit, mais j'ai bien failli m'en prendre un, j'étais en route directe dessus. C'est très embêtant, j'espère au moins pouvoir réparer le minimum... Plus ça dure, plus le bateau souffre et tout ce qui est limite est en train de s'abimer : les moyens de communication, les cordages... Il va falloir bien bricoler."

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009 GREAT AMERICAN III AERIAL

Retour du vent pour Rich

15.02.2009

Rich Wilson (Great American III), dans un message reçu cette nuit : "Nous sommes sur le point de dépasser l'île Fernando, avant de prendre vers le nord, avec peut-être un peu d'ouest, vers l'endroit du Pot au noir qui me semble le plus étroit. Hier, nous n'avons pas longé la côte jusqu'à Recife, nous avons viré vers le large pour 25 milles, puis viré à nouveau. A mon profond découragement, nous n'avions pas encore passé la pointe du Brésil. Finalement, nous avons tourné, un degré à la fois, jusqu'à la direction de Récife (droit dessus). Puis quelques degrés encore, et encore quelques uns... Ce matin, le flux de sud-est est finalement arrivé et nous pouvons avancer vers le nord-est pour dépasser Fernando. Les voiles se sont gonflées et on a finalement démarré. En toute bonne foi - et bonne mémoire - je suis incapable de me rappeler la dernière fois où nous avons pu vraiment avancer ainsi. Il fait chaud, très chaud. Impossible de rester en-dessous, un vrai sauna. Je me retrouve assis par terre dans le cockpit, essayant d'échapper au soleil."

ON BOARD AVIVA / SKIPPER : DEE CAFFARI (UK)

A la poursuite de Pindar

15.02.2009

Dee Caffari (Aviva) dans un message envoyé hier soir : "Je me rapproche du plateau continental et il y a de plus en plus de trafic. Des cargos, des bateaux de pêche, le temps est venu d'être très vigilante durant ces quelques derniers milles.
Le ciel a été couvert toute la journée, mais une mer plate nous a permis de garder une vitesse rapide. Le seul point noir, c'est que le vent vient précisément de là où nous voulons aller et il va falloir virer de bord sans arrêt jusqu'à la fin. Comme toujours, avec peu d'air et une haute pression, les fichiers météo n'ont pas souvent raison, donc j'ai dû naviguer selon ce que je voyais et virer au moindre changement, pour m'assurer d'être sur le bord qui avance. Ça complique un peu la vie, car on imagine toujours que ça serait mieux sur l'autre, mais on ne peut pas changer perpétuellement, étant donné que chaque virement ralentit le bateau. Dans ces circonstances, il faut donner le temps à chaque bord de montrer ce qu'il vaut.
Il va sans doute falloir que je travaille dur jusqu'à la fin et je suis déterminée à poursuivre Pindar. Je n'ai pas l'intention de laisser Brian (
Thompson) finir sans lui mettre un peu de pression."

MARC GUILLEMOT / SAFRAN - START

Dernières ETA

14.02.2009

Dernières estimations concernant les prochaines arrivées aux Sables :

Marc Guillemot sur Safran, est attendu entre le dimanche 15/02 à 21h et le lundi 16/02 à 11h.
Brian Thompson sur Bahrain Team Pindar, devrait se présenter sur la ligne le lundi 16/02, entre 01h et 13h.
Dee Caffari sur Aviva, est quant à elle attendue ce même lundi 16, entre 9h et 21h.

Le virement de bord, redouté par un Marc Guillemot inquiet de l'éqilibre de son bateau, ne semble pas causer préjudice à sa vitesse de progression. Celui qui a dit qu'il se battrait jusqu'au bout pour la troisième place, progressait à 7,8 noeuds au classement de 16h.

ARRIVEE DE ROXY / SAMANTHA DAVIES (GBR) - 3

Yann Eliès sur les pontons

14.02.2009

Présent pour accueillir Samantha Davies qui avait cravaché dur pour lui porter son soutien dans l’attente des secours australiens, Yann Eliès n’est pas passé inaperçu sur les pontons de Port Olona. Ce rescapé des mers du Sud, victime d’une grave fracture du fémur gauche, a entamé un long programme de rééducation pour recouvrer tous ses moyens physiques de sportif de haut niveau depuis un mois et demi. Mais les progrès sont déjà là : le skipper de Generali ne se déplace plus qu’avec une seul béquille. Il s’est donc fait un plaisir d’embarquer sur un pneumatique pour rejoindre sur l'eau et l'accompagner dans sa remontée du chenal celle qui a coupé la ligne en 3è position.

« Cela me fait très plaisir d’être ici et d’avoir vécu l’arrivée de nuit de Sam : c’était une nuit magique. Pour moi c’était important aussi de venir aux Sables d’Olonne même si j’aurais vraiment préféré arriver par le chenal. Après mon lit d’hôpital et la salle de marche, aller sur l’eau, enfiler mon ciré, cela représente un incroyable bol d’air. Cela fait du bien au  marin ! » confie Yann. Et d’ajouter : « Sam a fait la course qu’elle avait à faire et la course qu’elle avait imaginée. Elle a respecté le rythme qu’elle s’était fixée pour arriver. En revanche ce qui est une surprise, pour elle comme pour nous tous, c’est ce plaisir chaque jour renouvelé qu’elle a eu en mer… C’est la clé de son succès et de la réussite de son Vendée Globe. ».

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