Vendée Globe

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A BORD AKENA VERANDAS / SKIPPER : ARNAUD BOISSIERES (FRA)

Dimanche ou lundi aux Sables

18.02.2009

Arnaud Boissières, Akéna Veranda, à la vacation du jour : « Mon ETA ? Elle est variable. Dimanche ou lundi probablement, mais ça dépend du vent. Ce matin, il y avait une rotation de vent, j’ai empanné et le vent a forci. Je suis tranquillement 2 ris et trinquette. Il fait gris, il fait frais, ça mouille, mais ça glisse bien. C’est super agréable. Le bateau et moi on se régale pour terminer ces milles car après ça va mollir. On essaye de profiter de ces dernières grandes glissades. J’essaye d’aller vite. Tout à l’heure, il y avait un gros grain, assez fort, donc j’ai réduit. J’avais envoyé un peu de toile plus tôt. Sinon, le moindre bruit suspect, tu vas voir pour vérifier, il y a un peu plus de stress car ça serait un peu con de casser quelque chose avant d’arriver. Il commence à y avoir des cargos sur l’eau. J’ai pris une espèce d’orin hier soir dans un de mes safrans, donc il a fallu ralentir et l’enlever… Donc voilà, ce sont les petites choses de la vie en mer. Ma relation avec mon bateau est plus forte qu’avant, c’est le bateau qui m’a amené là où je suis, il est chargé d’histoire. Tu prends du plaisir avec lui en mer. Dans la nuit ça devrait vite mollir, et tourner un peu plus nord, voire nord-ouest, donc pour une route qui est plus est. Des vents de nord-ouest, c’est jamais très réjouissant. Pour l’instant, je suis le routage de l’ordinateur. C’est assez conforme depuis 24h. »  

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009

Positif à bord

17.02.2009

Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) à la vacation : "Je profite des alizés, le long de la côte brésilienne, pour remonter vers le nord. J'ai du vent et du soleil, donc je reviens en positif sur mes capacités énergétiques et ça me fait beaucoup de bien ! Depuis deux ou trois jours, je suis en permanence sur les réglages, pour profiter au maximum du vent, parce qu'après la pointe nord du Brésil, l'approche de l'équateur va être assez difficile. Je me suis d'ailleurs, déjà un peu éloigné des terres et je ne rencontre plus grand monde, tant mieux, car après ma frayeur avec un cargo, je suis de nouveau en sécurité. Une fois l'équateur passé, ça ira bien, ça commencera à sentir l'écurie... Mes tendinites chroniques continuent et mes winchs un peu anciens me donnent toujours du mal. J'essaye de boire beaucoup et de ne pas y aller comme un bourrin. En tout cas, pas de problème de quille pour moi, ce sont plutôt mes coudes qui souffrent, à force de la bouger sans arrêt à cause des grains ! Niveau vivres, je me suis rationné dans le sud et il me reste ce qu'il faut pour tenir cinq semaines, c'est plutôt au niveau du gaz que je risque d'être en pénurie. Déjà le 100ème jour, les copains sont arrivés et ça commence à peser un peu, donc j'essaye de ne pas trop rester planté dans les conditions les moins favorables, je fais avancer mon bateau et y fais bien attention tous les jours. Je pense que si tout va bien, si les conditions sont favorables et en faisant quelques restrictions, il n'y aura pas de problème."

GREAT AMERICA III - SKIPPER : RICH WILSON (USA)

La dépression de Rich

17.02.2009

Rich Wilson (Great American III), dans un message envoyé hier soir : "On continue à avancer. Nous avons notre dépression personnelle, formée sur les côtes brésiliennes, qui tord le vent dans le sens contraire, pire que ne le ferait un flux de nord-est. On a peut-être eu 16 ou 18 orages qui sont passés ce matin, pluie, vent, pas de vent, le voir tourner de 50°, mettre les voiles, les enlever, aller vers la France, le Mexique, taper, retomber, chavirer, recommencer.L'éolienne, qui tenait déjà mal, n'est plus sur sa potence et pend au bout de ses cables."

ON BOARD AVIVA / SKIPPER : DEE CAFFARI (UK)

Dee revient sur sa course

17.02.2009

"99 jours, c'est difficile ! Je me demandais si c'était vraiment possible de la finir, cette course et aujourd'hui, mon rêve s'est réalisé. Mon expérience pendant le tour du monde à l'envers, a aidé mon sens marin et c'est important pour cette course, car le Vendée Globe est très dur... Enfin, l'intensité de la course, est ce qui a été le plus dur. Il faut trouver le rythme. Mais en retrouvant la confiance, la vitesse augmente, j'ai fait des surfs à 31 noeuds ! Le bateau est bien à 31, mais moi j'étais terrifiée car je n'avais pas le contrôle."
L'intégralité de la conférence de presse de Dee Caffari est à écouter ici.

FINISH FOR DEE CAFFARI (UK) / AVIVA

Aviva embouque le chenal

16.02.2009

A 18h30 comme prévu, Dee Caffari s'est présentée dans le chenal d'entrée des Sables d'Olonne. Elle salue maintenant le public venu, une fois de plus, en masse pour honorer sa sixième place...

PRESS CONFERENCE WITH JEAN LE CAM / VM MATERIAUX AND VINCENT RIOU /PRB

Vincent Riou salue le podium de Marc Guillemot

16.02.2009

Le skipper de PRB qui ne pouvait pas être présent à l'arrivée de Safran a tenu néanmoins à saluer la performance de celui avec lequel il partagera la troisième place de ce Vendée Globe : "Marco s’est bien battu, il a le mérite d’être arrivé jusqu’au bout car plus d’un aurait lâché ! Sa ténacité a payé. Nous partageons ce podium et c’est un symbole puisque nous avons tous deux porté assistance à des concurrents en détresse. Cela symbolise bien un Vendée Globe où l’aventure a pris le pas sur la régate. Il y a quatre ans, on ne s’attendait pas à une régate aussi acharnée jusqu’au bout. A l’inverse, cette fois, on pensait que plusieurs bateaux allaient arriver à vue et bilan, on enregistre les plus grands écarts à l’arrivée pour un podium depuis que le Vendée Globe existe ! Il y a un écart d’une semaine entre le premier et le deuxième et ensuite, ce sont soit des bateaux qui ont subi de gros problèmes, soit des bateaux d’ancienne génération."

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