Vendée Globe

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ON BOARD FONDATION OCEAN VITAL / SKIPPER : RAPHAEL DINELLI (FRA)

Douce pluie

18.02.2009

Raphaël Dinelli, Fondation Océan Vital, à la vacation du jour : « J’ai traversé une zone de gros grains. J’ai une énorme poche d’eau douce dans la grand-voile, j’en ai profité pour laver le bonhomme dans le vent. Ça fait une heure que j’utilise cette eau à bon escient et c’est sympa ! Là, j’ai fait une bonne lessive. Alors que je galère pour fabriquer mon eau, 4 litres par jour, en pompant de bidon en bidon, là ça m’a fait une belle aubaine. J’en ai bien profité. La vitesse devrait tenir de plus en plus mais là, il y a des grosses lignes de grains qui deviennent de plus en plus physiques, car il faut sans arrêt faire quelque chose. Il n’y a pas cinq minutes de libres. Je vais avoir une semaine assez difficile sur les réglages d’ici le pot au noir. Il me tarde d’être dans les alizés, car ça voudrait dire que je suis dans l’Atlantique Nord. Après l’équateur, on est dans l’hémisphère Nord, et dans notre jargon, on dit qu’« on est chez nous », car on remet tout à l’endroit dans les systèmes météo. Ce sont des vents plus classiques, ça tourne dans le bon sens et c’est là que ça sent l’écurie. C’est vrai que toute cette remontée de l’Atlantique Sud, nerveusement, c’est dur mais c’est pareil pour tout le monde. Le cap Horn est libérateur, mais la délivrance n’a lieu qu’après le pot au noir. La remontée de l’Atlantique Sud, elle est dure, ça n’en finit pas, ce sont des conditions totalement instables, et encore j’ai un peu de chance par rapport à certain. C’est vrai que cette remontée est très longue, le pot au noir est difficile mais bon, ça va le faire. C’est très nuageux, il y a des grains dessous donc avec les grains, on avance. Vaut mieux ça que pas de vent du tout. C’est mon quatrième Vendée Globe, la troisième fois avec le même bateau. Cette fois-ci, on a surtout mis l’accent sur les énergies, j’ai récolté plein d’informations, j’en ai déjà envoyé pas mal. Pour l’instant, je ne dis pas que le pari est réussi mais niveau énergie, je dirais que j’ai atteint l’objectif »


 

A BORD AKENA VERANDAS / SKIPPER : ARNAUD BOISSIERES (FRA)

Dimanche ou lundi aux Sables

18.02.2009

Arnaud Boissières, Akéna Veranda, à la vacation du jour : « Mon ETA ? Elle est variable. Dimanche ou lundi probablement, mais ça dépend du vent. Ce matin, il y avait une rotation de vent, j’ai empanné et le vent a forci. Je suis tranquillement 2 ris et trinquette. Il fait gris, il fait frais, ça mouille, mais ça glisse bien. C’est super agréable. Le bateau et moi on se régale pour terminer ces milles car après ça va mollir. On essaye de profiter de ces dernières grandes glissades. J’essaye d’aller vite. Tout à l’heure, il y avait un gros grain, assez fort, donc j’ai réduit. J’avais envoyé un peu de toile plus tôt. Sinon, le moindre bruit suspect, tu vas voir pour vérifier, il y a un peu plus de stress car ça serait un peu con de casser quelque chose avant d’arriver. Il commence à y avoir des cargos sur l’eau. J’ai pris une espèce d’orin hier soir dans un de mes safrans, donc il a fallu ralentir et l’enlever… Donc voilà, ce sont les petites choses de la vie en mer. Ma relation avec mon bateau est plus forte qu’avant, c’est le bateau qui m’a amené là où je suis, il est chargé d’histoire. Tu prends du plaisir avec lui en mer. Dans la nuit ça devrait vite mollir, et tourner un peu plus nord, voire nord-ouest, donc pour une route qui est plus est. Des vents de nord-ouest, c’est jamais très réjouissant. Pour l’instant, je suis le routage de l’ordinateur. C’est assez conforme depuis 24h. »  

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009

Positif à bord

17.02.2009

Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) à la vacation : "Je profite des alizés, le long de la côte brésilienne, pour remonter vers le nord. J'ai du vent et du soleil, donc je reviens en positif sur mes capacités énergétiques et ça me fait beaucoup de bien ! Depuis deux ou trois jours, je suis en permanence sur les réglages, pour profiter au maximum du vent, parce qu'après la pointe nord du Brésil, l'approche de l'équateur va être assez difficile. Je me suis d'ailleurs, déjà un peu éloigné des terres et je ne rencontre plus grand monde, tant mieux, car après ma frayeur avec un cargo, je suis de nouveau en sécurité. Une fois l'équateur passé, ça ira bien, ça commencera à sentir l'écurie... Mes tendinites chroniques continuent et mes winchs un peu anciens me donnent toujours du mal. J'essaye de boire beaucoup et de ne pas y aller comme un bourrin. En tout cas, pas de problème de quille pour moi, ce sont plutôt mes coudes qui souffrent, à force de la bouger sans arrêt à cause des grains ! Niveau vivres, je me suis rationné dans le sud et il me reste ce qu'il faut pour tenir cinq semaines, c'est plutôt au niveau du gaz que je risque d'être en pénurie. Déjà le 100ème jour, les copains sont arrivés et ça commence à peser un peu, donc j'essaye de ne pas trop rester planté dans les conditions les moins favorables, je fais avancer mon bateau et y fais bien attention tous les jours. Je pense que si tout va bien, si les conditions sont favorables et en faisant quelques restrictions, il n'y aura pas de problème."

GREAT AMERICA III - SKIPPER : RICH WILSON (USA)

La dépression de Rich

17.02.2009

Rich Wilson (Great American III), dans un message envoyé hier soir : "On continue à avancer. Nous avons notre dépression personnelle, formée sur les côtes brésiliennes, qui tord le vent dans le sens contraire, pire que ne le ferait un flux de nord-est. On a peut-être eu 16 ou 18 orages qui sont passés ce matin, pluie, vent, pas de vent, le voir tourner de 50°, mettre les voiles, les enlever, aller vers la France, le Mexique, taper, retomber, chavirer, recommencer.L'éolienne, qui tenait déjà mal, n'est plus sur sa potence et pend au bout de ses cables."

ON BOARD AVIVA / SKIPPER : DEE CAFFARI (UK)

Dee revient sur sa course

17.02.2009

"99 jours, c'est difficile ! Je me demandais si c'était vraiment possible de la finir, cette course et aujourd'hui, mon rêve s'est réalisé. Mon expérience pendant le tour du monde à l'envers, a aidé mon sens marin et c'est important pour cette course, car le Vendée Globe est très dur... Enfin, l'intensité de la course, est ce qui a été le plus dur. Il faut trouver le rythme. Mais en retrouvant la confiance, la vitesse augmente, j'ai fait des surfs à 31 noeuds ! Le bateau est bien à 31, mais moi j'étais terrifiée car je n'avais pas le contrôle."
L'intégralité de la conférence de presse de Dee Caffari est à écouter ici.

FINISH FOR DEE CAFFARI (UK) / AVIVA

Aviva embouque le chenal

16.02.2009

A 18h30 comme prévu, Dee Caffari s'est présentée dans le chenal d'entrée des Sables d'Olonne. Elle salue maintenant le public venu, une fois de plus, en masse pour honorer sa sixième place...

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