Vendée Globe

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Fin des vacations en direct

19.02.2009

Après 105 jours à écouter au quotidien et en direct les récits épiques venus de la mer, les vacations radio se terminent dimanche 22 février avec l’arrivée d’Arnaud Boissières. Il restera alors encore quatre concurrents en mer qui seront joints par téléphone tous les trois jours et dont vous pourrez écouter les sons dans la rubrique médiathèque de ce site. 

ON BOARD AKENA VERANDAS / SKIPPER : ARNAUD BOISSIERES (FRA)

Plaisir et vigilance à bord d'Akena

19.02.2009

Arnaud Boissières (Akena Verandas) à la vacation : "Après un petit peu de vent dans la nuit, c'est le calme retrouvé. J'ai eu une sacrée bascule et suis passé d'un coup de ris/trinquette à grand-voile haute. Maintenant, il fait un peu plus frais, avec de gros nuages et j'avance à 7 nœuds en pointe et 6 nœuds en moyenne. C'est rigolo, ça va vite des fois et hier soir, ça bougeait un petit peu à bord, ce n'était pas désagréable. Il faut en profiter, de ces moments là, car je ne sais pas quand j'en retrouverai, même si à choisir, je préfère avoir ces contions, plutôt que celles qu'a eu Armel en arrivant. J'ai changé de rythme, j'ai mis ma voile déchirée ce matin, pour aller un peu plus vite, mais il faut être vigilant. Depuis les Açores, j'en ai profité à fond pour faire quelques petits surfs à la barre, mais je reste attentif au moindre bruit, ce serait ridicule de casser au dernier moment. Pour le reste, c'est un peu la routine et je me prépare psychologiquement à l'arrivée : c'est la fin d'un tour du monde et j'ai hâte, mais c'est un peu particulier. Pour le moment, je reste en terrasse, il y a une petite risée, le bateau sèche et à la perspective d'arriver un dimanche, je me dis que la fête n'en sera que plus grande !"

RAPHAEL DINELLI (FRA) / FONDATION OCEAN VITAL

Entrée en pays à grains

19.02.2009

Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) à la vacation : "Je continue à avancer, pas trop mal par rapport aux fichiers météo. J'ai eu de gros grains la nuit dernière et j'approche doucement de l'équateur, je ne me plains pas trop. Les grains, soit on les voit au radar, soit on voit les étoiles être recouvertes pas des déplacements de masses sombres. La bascule de vent est très forte, de l'ordre de 60° à 80°. Puis, quand on est en plein dedans, ce sont de grosses trombes d'eau et une fois à l'arrière, le vent faiblit complètement, il faut gérer ça. Je vais voir comment ça évolue devant, c'est assez variable. Je pense que le Pot au noir est pour demain et à la dernière photo satellite, il était vraiment très épais. Ça va être de gros paquets qui vont me tomber dessus, c'est un pays à grains et il me tarde d'avoir un alizé bien stable... Je ne sais plus combien de fois je l'ai passé, mais c'est vrai qu'au début, on sabre une bouteille de champagne. Je ne le fais plus vraiment, car quand on a l'impression d'en sortir, on se prend à nouveau de gros grains ! Je n'ai pas de photos satellites suffisamment précises pour anticiper la véritable sortie, mais c'est vrai que quand on est dehors, c'est vraiment libérateur. Avant, nous n'avions que des "road-book", qui nous indiquaient où passer, en fonction de la période et de la position. Maintenant, on peut affiner avec les nouveaux moyens, mais bon, ce sont quand même des zones où les fichiers sont assez imprécis, ça reste toujours très incertain."

CHENAL - RICH WILSON

La musique adoucit les mœurs

18.02.2009

On sait désormais que Sam Davies aime danser sur “Girls Just Wanna Have Fun“, mais aujourd’hui lors des vacations en anglais, on a appris comment la musique à bord peut varier selon l’ambiance, comme l’expliquent l’Américain, Rich Wilson (Great American III) et l’Autrichien, Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) :
Rich Wilson d’abord : « J’ai mon iPod à bord, qui est branché sur des enceintes sur la table à cartes. Un de mes amis m’a conseillé d’écouter les chants de moines. J’ai 18 chants différents. Je les écoute en boucle 4 fois. Cela suffit pour me calmer, c’est sûr. Cela m’aide énormément. Sinon, on entend le bateau qui retombe lourdement dans les creux et dans la tête, on imagine beaucoup de choses. On entend la quille qui pendille. Cela fait du bien d’entendre autre chose, pour faire oublier cela. On entend tout par ici. Et si quelque chose change, ou si on entend un nouveau bruit, on est immédiatement en alerte, et on sort pour voir d’où cela vient. Si on sort pour changer la voilure, et lorsque le bateau progresse rapidement, on met quelque chose de plus rock, comme du Springsteen avec Thunder Road par exemple. Cela vous dynamise, mais en général on adapte la musique à ses besoins. »


La musique anglo-saxonne s’écoute également sur Nauticsport-Kapsch :
Norbert Sedlacek : « J’ai un très bon iPod avec quelques milliers de chansons et des playlists avec des rotations quotidiennes. Cela dépend de mon état d’esprit. Un jour, on a envie d’écouter un peu de techno et puis le lendemain on a envie d’écouter Dido ou Madonna ou quelque chose comme cela. On se sent bien après. Quand la quille bouge un peu trop, je mets de la musique juste pour avoir un autre bruit, pour oublier tout cela. Quand on subit une tempête cela fait du bien d’avoir du rock à l’intérieur, voire de la techno ou de la house. Cela vous met en transes et il faut bouger avec. Dans les tropiques par contre il faut de la chaleur. Aujourd’hui j’écoute l’album d’Amy Macdonald, qui est actuellement un de mes préférés. »

 

Petit déjeuner commun pour Sam et Dee

18.02.2009

Les deux concurrentes britanniques du Vendée Globe Sam Davies et Dee Caffari ont partagé leur petit déjeuner avec 5 millions de téléspectateurs britanniques ce matin dans l’émission BBC Breakfast. Dee sera de retour mercredi soir aux Sables d’Olonne pour attendre les deux prochains concurrents, Arnaud Boissières et Steve White. 

ON BOARD FONDATION OCEAN VITAL / SKIPPER : RAPHAEL DINELLI (FRA)

Douce pluie

18.02.2009

Raphaël Dinelli, Fondation Océan Vital, à la vacation du jour : « J’ai traversé une zone de gros grains. J’ai une énorme poche d’eau douce dans la grand-voile, j’en ai profité pour laver le bonhomme dans le vent. Ça fait une heure que j’utilise cette eau à bon escient et c’est sympa ! Là, j’ai fait une bonne lessive. Alors que je galère pour fabriquer mon eau, 4 litres par jour, en pompant de bidon en bidon, là ça m’a fait une belle aubaine. J’en ai bien profité. La vitesse devrait tenir de plus en plus mais là, il y a des grosses lignes de grains qui deviennent de plus en plus physiques, car il faut sans arrêt faire quelque chose. Il n’y a pas cinq minutes de libres. Je vais avoir une semaine assez difficile sur les réglages d’ici le pot au noir. Il me tarde d’être dans les alizés, car ça voudrait dire que je suis dans l’Atlantique Nord. Après l’équateur, on est dans l’hémisphère Nord, et dans notre jargon, on dit qu’« on est chez nous », car on remet tout à l’endroit dans les systèmes météo. Ce sont des vents plus classiques, ça tourne dans le bon sens et c’est là que ça sent l’écurie. C’est vrai que toute cette remontée de l’Atlantique Sud, nerveusement, c’est dur mais c’est pareil pour tout le monde. Le cap Horn est libérateur, mais la délivrance n’a lieu qu’après le pot au noir. La remontée de l’Atlantique Sud, elle est dure, ça n’en finit pas, ce sont des conditions totalement instables, et encore j’ai un peu de chance par rapport à certain. C’est vrai que cette remontée est très longue, le pot au noir est difficile mais bon, ça va le faire. C’est très nuageux, il y a des grains dessous donc avec les grains, on avance. Vaut mieux ça que pas de vent du tout. C’est mon quatrième Vendée Globe, la troisième fois avec le même bateau. Cette fois-ci, on a surtout mis l’accent sur les énergies, j’ai récolté plein d’informations, j’en ai déjà envoyé pas mal. Pour l’instant, je ne dis pas que le pari est réussi mais niveau énergie, je dirais que j’ai atteint l’objectif »


 

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