Norbert Sedlacek, joint à la vacation ce matin :
« Je suis toujours dans le pot au noir, mais ça devrait s'améliorer dans les heures qui viennent. Jusqu'à une heure du matin j'avais un vent de sud-est. Puis presque rien et d'un coup, ça a basculé au nord-est. Mais le vent reste très faible. Cela demande beaucoup de travail, car il faut changer les voiles trois fois par jour et ça, c'est dur ! J'espère retrouver les alizés demain. Je vais bien, je suis un peu fatigué et tout ça est un peu stressant, mais quand on se retrouvera dans l'Hémisphère Nord ce sera un grand moment. Il me reste deux sacs pour la fête: un pour l'Équateur et un pour l'arrivée. Demain je vais manger du pâté français et j'ouvrirai ma bouteille de champagne. Il fait chaud par ici. J'ai eu beaucoup de travail et je n'arrive pas à dormir la nuit. Je n'ai plus de système électronique pour m'indiquer le sens et la force du vent. Il faut que je sorte régulièrement avec ma lampe torche pour regarder ce qui se passe. Même ici dans le pot au noir, il est important de profiter de chaque risée. Les fortes averses sont derrière moi et normalement, les conditions devraient s'améliorer dès ce soir. »
En ce qui concerne les fissures dans son mât : « Je crois qu'elles se sont développées lorsque j'ai perdu mon génois dans le mauvais temps. Pendant 30 secondes le génois claquait dans tous les sens. Je crois que cela a provoqué une torsion du gréement et c'est sans doute cela qui a engendré ces fissures. C'est au niveau des premières barres de flèche et il faudra que je reste prudent jusqu'à l'arrivée. J'ai essayé de sécuriser cela avec un bout, qui agit comme bastaque ».