Raphaël Dinelli, à la vacation de ce lundi matin. Au près tribord amures dans 25 nœuds de nord-est… des conditions difficiles depuis le pot au noir…
« C’est du près costaud. L’alizé est très pénalisant car il est très nord-est. Donc je suis très ouest par rapport à la route. Mais vendredi, ce vent va adonner un peu. La grosse incertitude c’est l’anticyclone des Acores. Si l’anticyclone se reforme alors mon option ouest est bien, mais je n’ai pas de prévi pour l’instant. Or, c’est cela qui décidera de ma progression vers l’arrivée.
Cette remontée atlantique est très dure. Depuis la sortie du pot au noir et jusqu’aux Canaries, j’ai eu une grosse bande nuageuses avec 20 à 25 nœuds de vent, orageux, très fort. La houle est très clapoteuse, très sévère et ça tape vraiment très fort. Après plus de 100 jours, il faut faire attention. J’ai pas mal de petites avaries et les conditions sont assez casse bateau. Il ne faudrait pas que ça dure 15 jours ! Heureusement, j’ai encore 2 jours difficiles, après ça va mollir et adonner. Physiquement, ça va. C’est plutôt dur nerveusement. De voir le bateau taper, de se prendre des paquets de mer quand on va sur le pont modifier les réglages, la difficulté de se déplacer à l’intérieur, de pouvoir déjeuner… »
Au sujet de la voie d’eau sur son boîtier de dérive bâbord : « Ça remonte par capillarité. Il n’y a pas de déchirure franche. Il a dû y avoir un petit choc et un petit souci de délaminage. J’ai juste modifié le système de pompage. Deux à trois fois par jour, je pompe 10 minutes pour vider l’eau. Le problème n’est pas très grave ».