Peu après avoir débarqué à terre, l'Américains Rich Wilson a satisfait à la traditionnelle déclaration sur le grand podium installé sur la place du Vendée Globe. Extraits : "Pour moi, il y a deux Vendée Globe. D'abord, il y a celui qui se dispute sur l'eau. En mer, on a vu beaucoup de grands skippers, surtout des Français d'ailleurs. Et puis il y a celui qui se prépare à terre. Nous avons un nouveau président maintenant, mais si nous regardons en arrière vers notre troisième président, Thomas Jefferson, on voit qu'il s'agissait d'un ancien ambassadeur en poste en France. Il a été inspiré par la France. Mon expérience dans ce Vendée Globe a aussi été très inspirée par les Français. Pendant les quatre mois de préparation, ils descendaient régulièrement sur les pontons pour me dire bonjour et ils m'ont vraiment encouragé. Leurs mots me revenaient à chaque fois que je faisais face à une tempête et il y en a eu beaucoup. De toutes ces aventures, je n'oublierai jamais mon retour en France. On m'avait demandé au début de la course si j'imaginais à quel point la course allait être difficile et j'ai dit que je répondrai à la fin de la course. Eh bien, pour moi, ce n'était pas simplement une course, mais une façon de travailler pour mon enseignement personnel. Je peux dire que cela valait vraiment la peine à cause de toutes les leçons et tous les articles que j'ai pu envoyer. C'était une course incroyable surtout pour Mich' Desj'. Nous nous sommes restés en contact pendant la course et j'ai reçu des mails incroyables de sa part".
A la uneBrèves
Les déclarations de Wilson sur le podium
10.03.2009
Sedlacek à la vacation du jour
10.03.2009Joint aujourd'hui par téléphone, l'autrichien Norbert Sedlacek décrivait les conditions météo qu'il rencontrait, 20 nœuds de vent de sud-est et une alternance d'éclaircies, d'averses et de grains. "J'ai de creux de deux mètres et tout va bien à bord. Je me sens de mieux en mieux à l'approche de la ligne d'arrivée aux Sables. Quand on termine un projet comme celui-ci, on ressent deux choses à la fois. On est content que cela touche à sa fin, mais en même temps on se dit que c'est fini et que cela n'arrive qu'une fois pendant la vie. On ne retrouvera plus cela - quatre mois d'aventures, les bons moments, les mauvais… Je voudrais commencer un nouveau projet avec un nouveau bateau pour 2012. Mais je ne suis pas du tout sûr que cela se fera. Pour moi, ce voyage a été une grande expérience et je crois que je pourrais faire un troisième Vendée. On verra ce que disent les sponsors… J'ai appris que je ne suis pas trop vieux pour faire cela. Mais j'ai encore beaucoup à apprendre avant de disposer du même savoir-faire que les vrais champions de cette course. Certes, j'ai déjà beaucoup appris, mais il reste encore beaucoup à apprendre et c'est pour cela qu'un nouveau projet m'intéresserait. Avec un bateau neuf, il faudra être plus tactique dans les décisions, dans l'étude de la météo et dans les réglages. Mais avant de penser à cela, je compte prendre quelques vacances en France, mais pas sur un bateau. On va visiter la côte Atlantique en voiture et à vélo ou à pied. On prendra de bons repas, se promènera sur la plage et regardera l'Atlantique en pensant à ces derniers mois".
Dinelli samedi à la marée de 16 heures ?
10.03.2009Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Planet) est à moins de 700 milles des Sables d’Olonne, mais un anticyclone va ralentir sa course dès aujourd’hui. « Je suis au portant, en route direct, mais le vent a déjà bien faibli. Je n’ai plus que 17 nœuds, contre plus de 22 cette nuit. Je vais me bagarrer avec des vents faibles, je vais tout faire pour essayer d’arriver samedi ». D’après Raphaël, la réparation de sa bôme est en béton et « elle pourrait faire un nouveau tour ». « Je paye en revanche les contres coups de mes efforts. Les anti-inflammatoires que j’avais pris à haute dose m’ont bouffé l’estomac. J’ai été obligé de diminuer les doses. Là je morfle et je ne ferai pas des sauts de 3 mètres sur le pont lors de mon arrivée ».
Problème technique sur la cartographie
10.03.2009Au classement de 5h Rich Wilson était à 65 milles de l'arrivée. Le problème technique sur les classements a été résolu, en revanche il reste un dysfonctionnement sur la cartographie sur lequel nos techniciens travaillent. Nous vous prions de nous excuser de ces désagréments.
Estimations d'arrivées
09.03.2009Ce dimanche 8 mars, l'estimation d'arrivée des 3 derniers concurrents du Vendée Globe est la suivante :
- Rich Wilson : entre le 10 à 4h et le 10 à 15h
- Rapahel Dineli : entre le 12 à 13h et le 14 à 01h
- Norbert Sedlacek : entre le 14 à 13h et le 15 à 19h
Petit cours de trigonométrie
08.03.2009Rich Wilson (Great American III) a expliqué dans son message hier soir pourquoi sa vitesse est ralentie depuis quelques jours : "Il faut que les visiteurs du site du Vendee Globe comprennent que parce que les positions sont enregistrées quatre fois par jour, avec une longue pause pendant la nuit, le parcours sur la carte peut parfois être très différent du parcours réel du bateau. Sans doute la trajectoire de Great American III révèle une ligne assez droite à partir du second anticyclone. Mais la réalité était bien différente. Depuis cet anticyclone notre route est en dent de scie vers l'arrivée, car on profite du vent en haut de ce système, qui se déplace à la même vitesse que nous d'ouest en est et il faut être à plus de 40° de ce vent réel, ce qui fait que nous ne pouvons pas prendre une route directe vers Les Sables d'Olonne. Etant donné les règles trigonométriques (sin 45° = 0,7071) cela veut dire que si nous faisons 10 nœuds sur l'eau, notre progression vers l'arrivée n'est que 7 nœuds vers la France. Cela explique pourquoi cela nous prend autant de temps. En ce moment nous n'avons que dix nœuds de vent, ce qui fait que le bateau avance à 7 nœuds à 40° de la route directe. En fin de compte nous ne progressons vers l'arrivée qu'à 4,9 nœuds. Depuis l'Equateur nous n'avons jamais pu mettre le cap directement sur l'arrivée."