Après avoir bouclé son Vendée Globe, Aviva subit un grand chantier à Gosport en Angleterre. Le monocoque de Dee Caffari a été démâté mercredi et hier après avoir été déquillé, son équipe technique a sorti l'Open 60 de l'eau. Aviva va passer plusieurs semaines dans le hangar afin de permettre à l'équipe de tout démonter et tout contrôler. Une fois tout vérifie, le bateau sera remis à l'eau pour le préparer en vue de sa prochaine épreuve importante, une tentative en juin de battre le record du tour des îles Britanniques avec un équipage entièrement féminin.
A la uneBrèves
Aviva sorti de l'eau
13.03.2009
Steve White de retour chez lui
12.03.2009Depuis l'arrivée de son Vendée Globe le 26 février dernier, Steve White est de retour en Angleterre. Lors du convoyage retour de son monocoque "Toe in the Water", il était accompagné par un des militaires qui bénéficie justement des services de l'organisation caritative Toe in the Water, qui vient à l'aide de combattants blessés en service.
Steve a été accueilli à Gosport par Dee Caffari, Brian Thompson et Alex Thomson. Pour White, c'est un plaisir d'être de retour en Angleterre, mais "Le travail ne s'arrête pas maintenant. Je compte lancer mon projet pour le prochain Vendée Globe et il faut que je trouve des partenaires, afin d'envisager la construction d'un bateau neuf"
Les prochaines ETA
12.03.2009Raphaël Dinelli est attendu samedi aux Sables d'Olonne.
Norbert Sedlacek devrait quant à lui franchir la ligne d'arrivée dimanche ou lundi.
Les déclarations de Wilson sur le podium
10.03.2009Peu après avoir débarqué à terre, l'Américains Rich Wilson a satisfait à la traditionnelle déclaration sur le grand podium installé sur la place du Vendée Globe. Extraits : "Pour moi, il y a deux Vendée Globe. D'abord, il y a celui qui se dispute sur l'eau. En mer, on a vu beaucoup de grands skippers, surtout des Français d'ailleurs. Et puis il y a celui qui se prépare à terre. Nous avons un nouveau président maintenant, mais si nous regardons en arrière vers notre troisième président, Thomas Jefferson, on voit qu'il s'agissait d'un ancien ambassadeur en poste en France. Il a été inspiré par la France. Mon expérience dans ce Vendée Globe a aussi été très inspirée par les Français. Pendant les quatre mois de préparation, ils descendaient régulièrement sur les pontons pour me dire bonjour et ils m'ont vraiment encouragé. Leurs mots me revenaient à chaque fois que je faisais face à une tempête et il y en a eu beaucoup. De toutes ces aventures, je n'oublierai jamais mon retour en France. On m'avait demandé au début de la course si j'imaginais à quel point la course allait être difficile et j'ai dit que je répondrai à la fin de la course. Eh bien, pour moi, ce n'était pas simplement une course, mais une façon de travailler pour mon enseignement personnel. Je peux dire que cela valait vraiment la peine à cause de toutes les leçons et tous les articles que j'ai pu envoyer. C'était une course incroyable surtout pour Mich' Desj'. Nous nous sommes restés en contact pendant la course et j'ai reçu des mails incroyables de sa part".
Sedlacek à la vacation du jour
10.03.2009Joint aujourd'hui par téléphone, l'autrichien Norbert Sedlacek décrivait les conditions météo qu'il rencontrait, 20 nœuds de vent de sud-est et une alternance d'éclaircies, d'averses et de grains. "J'ai de creux de deux mètres et tout va bien à bord. Je me sens de mieux en mieux à l'approche de la ligne d'arrivée aux Sables. Quand on termine un projet comme celui-ci, on ressent deux choses à la fois. On est content que cela touche à sa fin, mais en même temps on se dit que c'est fini et que cela n'arrive qu'une fois pendant la vie. On ne retrouvera plus cela - quatre mois d'aventures, les bons moments, les mauvais… Je voudrais commencer un nouveau projet avec un nouveau bateau pour 2012. Mais je ne suis pas du tout sûr que cela se fera. Pour moi, ce voyage a été une grande expérience et je crois que je pourrais faire un troisième Vendée. On verra ce que disent les sponsors… J'ai appris que je ne suis pas trop vieux pour faire cela. Mais j'ai encore beaucoup à apprendre avant de disposer du même savoir-faire que les vrais champions de cette course. Certes, j'ai déjà beaucoup appris, mais il reste encore beaucoup à apprendre et c'est pour cela qu'un nouveau projet m'intéresserait. Avec un bateau neuf, il faudra être plus tactique dans les décisions, dans l'étude de la météo et dans les réglages. Mais avant de penser à cela, je compte prendre quelques vacances en France, mais pas sur un bateau. On va visiter la côte Atlantique en voiture et à vélo ou à pied. On prendra de bons repas, se promènera sur la plage et regardera l'Atlantique en pensant à ces derniers mois".
Dinelli samedi à la marée de 16 heures ?
10.03.2009Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Planet) est à moins de 700 milles des Sables d’Olonne, mais un anticyclone va ralentir sa course dès aujourd’hui. « Je suis au portant, en route direct, mais le vent a déjà bien faibli. Je n’ai plus que 17 nœuds, contre plus de 22 cette nuit. Je vais me bagarrer avec des vents faibles, je vais tout faire pour essayer d’arriver samedi ». D’après Raphaël, la réparation de sa bôme est en béton et « elle pourrait faire un nouveau tour ». « Je paye en revanche les contres coups de mes efforts. Les anti-inflammatoires que j’avais pris à haute dose m’ont bouffé l’estomac. J’ai été obligé de diminuer les doses. Là je morfle et je ne ferai pas des sauts de 3 mètres sur le pont lors de mon arrivée ».