Vendée Globe

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ON BOARD AVIVA / DEE CAFFARI

Grand-voile déchirée pour Caffari

13.01.2009

Dee Caffari (Aviva), joint à la vacation aujourd’hui : « La meilleure façon de décrire l'état de la mer serait de dire "Toujours aussi horrible". Le vent souffle encore à 50-60 nœuds, mais les périodes d'accalmie s'allongent. La mer est énorme. J'ai eu des pointes à 64 nœuds et depuis sept heures j'ai des vents supérieurs à 50 nœuds. Le bateau va bien. Moi, je vais bien, mais la grand-voile n'a pas survécu. Je navigue avec 4 ris. Il ne me reste donc pas beaucoup de toile. Je ne peux pas réparer pour le moment. Je vois des lambeaux de toile qui pendent et qui s'envolent. Je ne peux que regarder ce qui se passe en me disant que c'est horrible... Je vais regarder ce que je pourrai faire quand le vent mollira. J'espère que ce sera pour bientôt. Selon les prévisions, le vent devrait mollir. Mais après, il y aura toujours une mer déchaînée. En tout cas, là je ne peux pas faire grand-chose. » 

A BORD AKENA VERANDAS / SKIPPER : ARNAUD BOISSIERES (FRA)

Antenne satellite arrachée sur Akena Verandas

13.01.2009

Joint par son équipe à terre, Arnaud Boissières a raconté comment son bateau s’est fait coucher par 60 nœuds de vent et déplore la perte du dôme de protection de son antenne Fleet 77 :


« C’est un peu chaud. Il y a encore de l’air et de la mer. Le bateau s’est couché deux fois. La première fois, je suis resté couché un moment et j’ai bien cru que j’avais démâté. La deuxième fois, j’ai pris une vague par le travers et c’est elle qui a arraché le fleet. Là aussi, j’ai d’abord regardé le mât au moment où j’ai entendu le crac. Il ne reste que le mécanisme et j’ai mis une pinoche pour étanchéifier. Je pensais que ça allait mollir il y a une heure et ça ne mollit pas. C’est la première fois que je vois ça depuis le départ. J’ai eu 60 nœuds tout à l’heure et les vagues sont autour de 8 mètres dans les bonnes séries. Je continue une dizaine d’heures sur ce bord avant d’empanner le long des côtes chiliennes. Il faut que je sois au Cap Horn le 15 au soir au plus tard car après il y a une nouvelle dépression qui arrive. »

 

A BORD BRIT AIR / SKIPPER : ARMEL LE CLEAC'H (FRA)

Ambiance Figaro

13.01.2009

Armel Le Cléac’h sur Brit Air à la vacation de 11h30 : « Je me repose après plusieurs heures de manœuvre. J’ai eu beaucoup de travail. J’ai profité des vents portants. Maintenant j’ai une dépression et je cherche à retrouver du vent frais. J’avance doucement mais sûrement. Il y a du boulot pour grappiller quelques milles.
Les dernières heures ont une ambiance Figaro, avec pas mal de réglages et de changements de voiles. Le but est d’aller le plus vite possible. L’objectif se situe à 30° Sud pour récupérer les vents qui nous mèneront en un bord à l’équateur. Il y a aussi le passage du pot au noir et la traversée de l’Atlantique Nord. »

 

MICHEL DESJOYEAUX / FONCIA - START - 09/11/08

20 C° en 8 jours

13.01.2009

Michel Desjoyeaux Foncia sur à la vacation de 11h30 : « Il fait chaud dans l’Atlantique sud. 28°C dans le bateau. J’ai gagné une vingtaine de degré en 8 jours. Les temps sont durs mais ça avance. Hier par exemple, j’ai eu un après-midi mou en vent. C’est la partie cool mais pas passionnante de la course. Du près, du près, du près… Je ne vais quand même pas me plaindre, surtout par rapport à mes camarades toujours dans le Pacifique. 

Sam Davies au Cap Horn

La visite d’un avion de chasse

13.01.2009

Samantha Davies (Roxy) à la vacation de 11H : « Le près commence à m’embêter. Le bateau penche et il faut virer de bord. Je retrouve la vie de l’Atlantique. Comme c’est nouveau pour moi, je ne me plains pas, pour l’instant. J’attends des vents renforcés pour basculer et virer de bord. Je suis sur tribord amures. Même si, pour l’instant, je n’ai pas une très belle trajectoire, je devrai retrouver bientôt une route directe. Hier j’ai reçu la visite impromptue d’un avion de chasse britannique. J’étais dans le cockpit quand j’ai entendu un bruit terrible. D’abord j’ai cru à un problème avec Roxy. Ils devaient m’avoir repéré sur leur radar. Ils sont passés très près du bateau et m’ont salué. J’imagine que, pour eux, ça doit être insolite de croiser un bateau à voiles dans ces mers. » 

FONDATION OCEAN VITAL - SKIPPER : RAPHAEL DINELLI (FRA)

Six semaines de ravitaillement

13.01.2009

Raphaël Dinelli ( Fondation Océan Vital) à la vacation de 11H : « On est toujours face au vent. Il faut tricoter un coup au nord, un coup au sud. On n’a pas des bateaux taillés pour le près. Ce n’est vraiment pas terrible. A chaque vague, ça tape fort, ça fait bouger les structures du bateau. Il monte sur la houle, fait du rodéo puis se stoppe brutalement. J’ai la chance d’avoir un bateau en fibre de verre, ce qui le rend souple. Parfois, ça bouge tellement que je me dis que ça va exploser c’est très désagréable. Cette mer est casse-bateau, casse-bonhomme.
C’est dingue. Je n’ai jamais fait de près dans les mers du sud. Tricoter comme ça, c’est vraiment la première fois. Se retrouver avec des vents debout, des anticyclones au sud et des dépressions au nord... Cette année, le Pacifique est vraiment spécial. J’espère que ça va bientôt se remettre d’aplomb. Il ne me reste que six semaines de ravitaillement. Le temps commence à m’être compté. Je dois faire attention et vais peut-être me rationner. »

 

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