Compétitrice passionnée
Anne Liardet a la passion de la mer chevillée au corps. Il suffit de se remémorer sa participation au Vendée Globe 2004-2005 pour s’en convaincre. Durant 119 jours, la navigatrice finistérienne n’a pas son pareil pour raconter l’aventure et partager son émerveillement face à la beauté des éléments. Mais Anne ne se contente pas de faire rêver le public, elle démontre aussi qu’elle est une compétitrice acharnée, capable de s’extirper de situations délicates. En s’emparant de la onzième place, elle devient la troisième femme à terminer classée le Vendée Globe après Catherine Chabaud en 1996-1997 et Ellen MacArthur en 2000-2001. Pas un mince exploit.
Vingt ans plus tôt, en 1985, Anne Liardet était déjà devenue la toute première navigatrice à boucler la Mini Transat, alors disputée en double. Après deux Solitaire du Figaro (en 1986 et 1987), une tentative de record entre New York et San Francisco en multicoque (en 1989) et une Route du Rhum (en 1990) ; elle s’était éloignée des pontons pour se consacrer pleinement à ses enfants. Rattrapée par la passion de la course au large, elle avait fait son retour à l’occasion du Défi Atlantique 2003 avant de s’engager sur la Transat Anglaise 2004, à bord d’un monocoque de 60 pieds IMOCA. Ses rêves de Vendée Globe prenaient forme.
Huitième de la Transat Jacques Vabre 2005 puis de la Route du Rhum 2006, Anne Liardet n’a aujourd’hui qu’un seul but : réintégrer le circuit IMOCA pour couper la ligne de départ de son deuxième tour du monde en solitaire et sans escale, le 10 novembre 2012. Auquel cas, pourra à nouveau raconter une belle histoire et se battre de toutes ses forces pour figurer en haut du classement.