Jeune mais expérimenté
Jean-Baptiste Dejeanty, fort d’un diplôme de l’école d’architecture navale de Southampton, ce qui se fait de mieux en la matière, aurait pu prendre le départ de son premier Vendée Globe flamberge au vent sur un projet monté de toutes pièces. Mais ce jeune marin, qui avait déjà à son actif la construction d’un prototype pour la Mini-Transat, a préféré racheter un bateau de 2005 et travailler à l’amélioration progressive de son potentiel. Héritier d’une lignée de pêcheurs paimpolais, ceux qu’on appelait les Islandais, il savait l’humilité nécessaire pour aborder des mers hostiles. Ces aïeux partaient aux confins de l’Atlantique nord, lui comptait flirter avec l’inconnu des mers du sud. Après avoir couru les principales épreuves du circuit des monocoques de 60 peds IMOCA - Route du Rhum, Transat Jacques Vabre, Fastnet Race... - il pouvait aborder ce grand et beau défi avec confiance
Jean-Baptiste fit malheureusement les frais des conditions dantesques sévissant dans le golfe de Gascogne. Contraint de rebrousser chemin, il repartit des Sables d'Olonne avec six jours de retard et entama alors une spectaculaire remontée. Mais le benjamin de l’épreuve, alors âgé de 30 ans, n’eut d’autres choix que d’abandonner peu après son entrée dans l’océan Indien, en raison d’avaries multiples consécutives à une panne de pilotes. Pour autant, ce Vendée demeure à ses yeux une expérience positive sur laquelle il pourra s'appuyer en vue de sa deuxième participation au tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance.
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