Benoît en bonne voie

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Le 27 février 2005
Benoît Parnaudeau est le prochain concurrent attendu aux Sables d’Olonne, mercredi ou jeudi prochain. Ce matin, à 5h00, il n’était plus qu’à 655 milles de l’arrivée. Derrière lui, Anne Liardet navigue à vitesse réduite en plein cœur de la dépression.
A moins de 300 milles au large de Porto (Portugal), Benoît Parnaudeau (Max Havelaar-Best Western) continue sa remontée vers le Cap Finisterre qu’il devrait franchir en fin de journée lundi. Le vent soufflant fort sur la pointe nord-ouest de l’Espagne, Benoît devrait contourner le Cap Finisterre à plus de 200 milles au large pour éviter à la fois la mer déchaînée de la remontée du plateau continental ainsi que le rail de cargo qui passe non loin du cap. Bien qu’au près serré dans un vent fort de 25 à 35 nœuds, Benoît affiche un beau 9 nœuds de vitesse, cap au 9°.

Ce n’est pas le cas d’Anne Liardet (Roxy), qui s’est fait coincée au cœur de la dépression, où le vent faible et instable rend la navigation particulièrement difficile, surtout dans une mer très agitée. Anne devrait retoucher du vent de nord en fin de journée, forcissant rapidement à plus de 30 nœuds. Une transition délicate et rapide où la navigatrice va devoir faire preuve de beaucoup de vigilance, à bientôt 1000 milles de l’arrivée.

Le plus rapide de la flotte est ce matin Raphaël Dinelli (Akena Vérandas) qui a parcouru plus de 200 milles ces dernières 24 heures. Le vent de nord-nord-ouest semble être retombé entre 10 et 15 nœuds, ce qui permet à Raphaël d’exprimer toute la puissance de son monocoque. Dinelli peut avoir le sourire, d’autant qu’il suit le cap exact vers le golfe de Gascogne. Raphaël va passer ce matin sous la barre des 2000 milles restant à parcourir.

Comme Anne Liardet, Karen Leibovici (Benefic) est la moins bien lotie des quatre concurrents encore en mer. Les deux femmes sont ralenties par des vents calmes. Néanmoins, les calmes de la dorsale anticyclonique de Karen doivent être légèrement moins agitée au niveau de la mer que ceux d’Anne au cœur de la dépression. Karen n’a parcouru que 88 milles en 24 heures, soit une vitesse moyenne de seulement 3,7 nœuds. Elle doit encore tirer des bords toute la journée avant d’espérer toucher un vent de nord à nord-nord-ouest d’environ 10 nœuds. Mais le plus dur est déjà fait !

LLB