Trop ou pas assez !

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Le 27 février 2005
35-40 nœuds au près pour Benoît Parnaudeau et Anne Liardet ; pétole pour Karen Leibovici. Les quatre derniers concurrents ne sont pas gâtés par les conditions météo en ce moment…
Le long des côtes portugaises, Benoît Parnaudeau (Max Havelaar-Best Western) remonte plein nord dans un vent de force 8 établi depuis plus de 24 heures. La mer, évidemment, est dure et le bateau fatigué tape beaucoup. Ces conditions peu confortables devraient durer encore 24 heures pour le prochain concurrent attendu aux Sables d’Olonne jeudi prochain. Comble de galère, le vent est exactement orienté dans l’axe de la route, ce qui oblige Benoît à remonter à 60° du vent, et réduit sa vitesse de rapprochement de moitié par rapport à sa vitesse réelle.

Au cœur de la dépression
La nuit d’Anne Liardet (Roxy) était nettement moins ventée que celle de Benoît mais tout aussi agitée. Prise au cœur de la dépression, la navigatrice a encore subi de violents orages, avec un vent instable qui passe de 30 à 5 nœuds et change de direction constamment. Dans la matinée, le vent est revenu au nord-est. Comme Benoît, Anne se trouve désormais au nord de la dépression avec un vent de face très fort qui la contraint à beaucoup de vigilance. D’autant qu’Anne Liardet s’inquiète un peu pour son gréement qui se relâche constamment.

Grosse mer pour Dinelli
Raphaël Dinelli (Akena Vérandas) semble le mieux loti des quatre derniers concurrents. Il file à plus de 10 nœuds en route directe vers l’Europe avec un vent moyen de 15-20 nœuds. En réalité, Raphaël n’est pas à la fête non plus. La mer croisée fait souffrir son bateau déjà lourdement usé par son tour du monde. Raphaël, qui a connu beaucoup d’avaries depuis le départ, notamment au niveau des puits de dérives et du gréement, doit vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Après deux tentatives malheureuses en 1996 et 2000, Raphaël Dinelli veut absolument terminer classé ce Vendée Globe. Le stress de la casse matérielle est donc de plus en plus pesante au fur et à mesure que l’arrivée approche.

Grosse pétole
La situation de Karen Leibovici (Benefic) n’est pas des plus enviables. Coincée dans une dorsale anticyclonique depuis plus de 24 heures, la jeune femme tente désespérément de progresser vers le nord pour sortir de cette bulle sans vent. Mais avec moins de 3 nœuds de vent, il est difficile d’aller exactement où l’on veut. Karen est d’autant plus inquiète qu’elle pense que cela peut durer encore une semaine ! Cette fin de course n’en finit plus pour les derniers…

LLB