L’heure d’Anne…

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Le 04 mars 2005


Anne Liardet (Roxy) attend son heure. L’heure de la délivrance, l’heure de l’aboutissement d’un tour du monde vécu avec passion. L’heure de devenir la troisième femme, après Catherine Chabaud et Ellen Macarthur, à terminer classée un Vendée Globe. Dimanche ? Lundi ? Le Golfe de Gascogne n’a pas encore déverrouillé tous ses loquets, au premier rang desquels, le cap Finisterre et sa mauvaise houle qui ralentissent aujourd’hui la Brestoise, contrainte à suivre un cap bien éloigné de la route. Heureuse en mer et point du tout lassée après 117 jours de navigation en solitaire, l’étonnante Anne avoue une seule irrépressible envie, celle de retrouver ses enfants.
Impitoyable Golfe de Gascogne où lambinent l’anticyclone et ses vents de Nord. Anne Liardet s’y engage, cap au Nord Ouest. Désastreux pour la vitesse de rapprochement vers la ligne d’arrivée. Il faut pourtant trouver cette bascule au Nord Nord Ouest pour virer enfin de bord cap à l’Est. Anne patiente et s’accroche. Son fidèle Roxy tape dans la mer, encaisse toujours et encore les creux et les bosses de l’Atlantique, avec juste un peu d’usure et les petits bobos qui commencent à s’accumuler. Ainsi les girouettes, envolées cette nuit, ainsi les deux
pilotes Brooks rendant l’âme au petit matin, ainsi le désalinisateur à bout de souffle… Anne sent l’arrivée proche. Elle barrera jusqu’au bout. Et écopera. Et assèchera. Jusqu’au bout. Fatiguée mais sans lassitude. Prête comme au premier jour à s’émerveiller et à se passionner.
Raphaël Dinelli (Akena Verandas) a trouvé le bon
filon. Le flux de Sud Est générée par la grosse dépression venue d’Atlantique Nord lui promet de longues et belles heures au portant vers les Açores et pourquoi pas, la Bretagne. La mer s’apaise et le
plaisir de naviguer efface vite la déprime d’une nuit stérile au près face aux vagues. Raphaël s’est reposé ce matin. C’est maintenant qu’il faut engranger des milles sur la route.
« Il faut que j’avance". Karen Leibovici (Benefic) a touché des vents de secteur Sud et renvoyé de la toile. Seul le clapot d’une mer toujours désordonnée
modère encore ses ardeurs à progresser vite vers les Açores. A environ 1 500 milles de l’arrivée, Karen continue de bichonner son Benefic. «J’ai 300 à 400 litres d’eau dans la soute avant. Sans énergie pour
utiliser sa pompe, j’écope à grands coups de seaux…" Marc Thiercelin demain aux Sables ;
Le skipper de Pro Form confirme son entrée dans le chenal de port Olonna pour demain samedi 5 mars vers midi.

dvdb

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Benoit Parnaudeau,Benoit Parnaudeau, 10è du Vendée Globe 2004-2005Benoit Parnaudeau, 10è du Vendée Globe 2004-2005Roxy 10Roxy 6