Vendée Globe

A l'assaut du monstre de Gascogne

A l'assaut du monstre de Gascogne
© Benoit Stichelbaut / Cheminées Poujoulat
Le 08 novembre 2008

« Dégolfer » : en ces heures hivernales, ce néologisme est synonyme de délivrance pour les navigateurs du Vendée Globe… Car traverser le Golfe de Gascogne pour accrocher la pointe nord-ouest de l’Espagne n’a rien d’une promenade de santé dès lors que les vents sont contraires.  

Entre Finistère en Bretagne et Cap Finisterre à la pointe de Galice, c’est 300 milles de traversée depuis les Sables d’Olonne avant de commencer la descente le long des côtes du Portugal. Et comme bien souvent l’hiver, le golfe a ses colères. Et les navigateurs, qu’ils soient de pêche, de plaisance ou de commerce le craignent à juste titre. C’est ici que plusieurs navigateurs solitaires ont abandonné leurs rêves de victoire après avoir subi les assauts d’une mer chaotique. En cause, la remontée brutale du plateau continentale, conjuguée à la déviation des vents qu’impose la présence des monts cantabriques. Au large de La Corogne, les vents sont déviés et accélérés. Venant se croiser avec la houle du large, ils provoquent des mers capables de mettre à mal les bâtiments les plus solides.

 
Un écrémage dès les premières heures ?
 
Pour les premières heures de course, c’est un menu copieux qui attend les concurrents. Le vent, de sud-ouest modéré du départ forcira progressivement pour atteindre 25 à 30 nœuds dans la nuit, puis 30 à 35 nœuds avec rafales à 40-45. Mais plus que le vent, c’est l’état de la mer qui risque de fatiguer montures et cavaliers. Une houle de nord-ouest croisée avec la mer du vent de sud-ouest devrait donner une mer forte à très forte avec des creux atteignant 5 à 6 mètres. Par la suite, le vent devrait basculer au nord-ouest par l’ouest. Ce régime devrait accompagner la tête de flotte en tournant progressivement au nord. Une situation météorologique somme toute assez conforme aux normales saisonnières, qui devrait permettre à la tête de flotte de s’échapper par devant. Toutes les conditions sont donc réunies pour un premier écrémage des candidats à la victoire : une mer casse-bateau, le besoin de rester au contact de la tête pour ne pas rester à quai quand le premier train s’en va, une prise à froid de la flotte d’entrée… Avant d’aller danser sur la peau du diable dans les mers du sud, il faudra échapper aux dents acérées  du croquemitaine nommé Golfe de Gascogne.
 
PFB
Réservez votre séjour en Vendée Vendée Globe Junior CCI Vendée Vendée Expansion Devenez Partenaire Inscription à la newsletter La bande-annonce 2012 Affiche officielle 2012 - 2013