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Ce qu’ils ont dit pendant le live…

François Gabart et Armel Le Cléac'h
© / Vendée Globe

Armel Le Cléac’h (FRA, Banque Populaire)

On est dans un flux de nord-ouest qui se renforce et les conditions se dégradent un peu. On avance vers la Nouvelle-Zélande rapidement. La mer est en train de se former doucement. Ça va être comme ça pendant 36 heures.

Content d’avoir fait la moitié du chemin. On va se rapprocher de la maison. Depuis le départ, on est aux avants postes donc c’est plutôt bien avec une bonne navigation et des conditions vraiment sympas. Il y a une belle bagarre sur l’eau avec mes petits camarades.

Physiquement ça va. Il y a des moments de fatigue générale. On est souvent un peu fatigué après les manœuvres. Mais depuis le départ, je n’ai pas eu de pépins physiques. Des petits chocs en début de course, c’est tout.

 

François Gabart (FRA, MACIF)

Ça va pas mal. Il y a du bruit. On est souvent entre 15-25 nœuds. Je suis content car Armel aurait pu se sauver un peu plus après la porte mais j’ai finalement bien réussi à faire le tour et récupérer du vent avant lui. Je vais essayer de me concentrer sur la marche du bateau et ne rien casser car le vent est fort.

(Sur la fatigue) Il faut être à l’écoute de soi. Quelle que soit la situation, on doit rester soi même. Des fois, on s’énerve pour pas grand-chose. Il vaut mieux aller faire une sieste dans ces cas là. On doit prendre deux secondes à certains moments et souffler.

Ça me fait plaisir d’avoir fait la moitié et d’être sur le chemin du retour. On va essayer de faire aussi bien voire mieux sur la deuxième partie. Je suis super content d’être sur l’eau, de vivre ce que je vis. Ce n’est pas facile tous les jours mais j’essaye d’en profiter car ce sont des moments exceptionnels.

 

Jean Le Cam (FRA, SynerCiel)

Il y avait des vents assez forts, 40-45 nœuds avec une mer formée et un moment, le bateau a planté dans une vague. Moi j’étais à la table à carte et je me suis payé la cloison. C’était assez violent. Je me suis fait la main, le genou, le dos mais au final ça va. Il n’y a rien de cassé. Tu as mal, tu es meurtri. Mais ça se remet tout doucement.

Là j’attends la bascule devant car je n’arrête pas d’empanner. Je suis juste derrière la dorsale mais elle ne s’évacue pas rapidement. J’en suis déjà à deux empannages et je vais faire mon troisième. Je guète.

 

Javier Sanso (ESP, ACCIONA 100% EcoPowered):

J’ai du vent solide, entre 25 et 30 nœuds et j’essaie de profiter un maximum de cette dynamique positive. C’est très bien pour moi mais je pense que ça ne durera pas plus de 5 ou 6 heures. Après ça, ça deviendra plus problématique pour atteindre la porte suivante. Je pense que ça va rester compliqué pendant quelques jours à cause du vent.

Quand je fais des routages, j’ai l’impression que mon ordinateur devient fou… Ou peut-être que ce sont les conditions météo qui sont folles ! En tout cas, arriver sur la porte par en-dessous, ce n’est tout simplement pas envisageable, il n’y a pas de vent dans cette zone. Je vais plutôt me rapprocher de la Tasmanie. Mais je vais également devoir garder un oeil sur la dépression qui est en train de se développer au sud de l’Australie, dans le coin. Elle pourrait venir nous embêter…

Mon programme pour Noël est assez simple : Manger des bonbons ! J’ai vraiment envie de bonbons, là. Mais j’ai aussi du turron et du jambon espagnol, je vais avoir droit à un bon repas de Noël. Sans compter que je pourrai enfin ouvrir les cadeaux que m’a faits ma famille.

 

Bernard Stamm (SUI, Cheminées Poujoulat, enregistré):

Les 24 dernières heures m’ont été plutôt favorables, avec un vent à la fois fort et stable, ce qui nous a permis d’aller vite. Le bateau est très efficace dans de telles conditions et, évidemment, ça me fait plaisir !  

Alex Thomson et moi avons tous les deux eu des problèmes techniques sur nos bateaux respectifs… je ne sais pas s’il a résolu les siens. De mon côté, j’essaie de le rattraper, je travaille dur pour ça.

Mon histoire de dent cassée, c’est un petit miracle. J’ai réussi à la soigner alors que je ne voyais quasiment pas ce que je faisais. Je n’ai plus mal du tout et ma dent est come neuve ! 

 

Alain Gautier (navigateur)

Vitesse toujours élevée, ça avance très vite. Je pense que la vie à bord est stressante. Il y a des chocs, du bruit. Quand on va à 17-20 nœuds, ce n’est pas évident à gérer au quotidien. C’est toujours plus facile quand on est devant mais les vitesses élevées donnent des contraintes et du stress plus importants. 

La leçon que les concurrents ont retenu de Michel Desjoyeaux, c’est que dans le sud, il faut naviguer à 100% régulièrement. Pour gagner un Vendée aujourd’hui, il faut sans doute naviguer à 100%. Ça ne laisse pas beaucoup de marge d’erreur mais les bateaux sont prévus pour ça. Les skippers estiment que les bateaux doivent tenir.

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