17 Janvier 2013 - 13h44 • 2510 vues

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Retrouvez les principales déclarations du live du Vendée Globe de jeudi avec Arnaud Boissières, Jean Le Cam, Armel Le Cléac’h et Jean-Louis Etienne (explorateur).

Arnaud Boissières (FRA, AKENA Vérandas)

La météo, c’est le bordel en ce moment. Là actuellement, j’ai du vent de nord-est alors que les prévisions me donnent du vent d’ouest. On fait avec ce qu’on a. J’essaye de ne pas trop aller vers les côtes brésiliennes mais je me fais un peu aspirer. Le ciel est un peu chargé et ce n’est pas très agréable. Le bateau est souvent arrêté et je suis constamment à la barre et aux réglages.

(A propos de l’actualité internationale) Je suis au courant de l’actualité. J’ai vu qu’il y avait eu des grèves et des manifs. Ça m’intéresse beaucoup. J’ai appris qu’il avait neigé un peu aussi. Mais ce qui me préoccupe le plus en ce moment, c’est de me retrouver à la latitude de Bahia pour ne rien vous cacher.

(A propos de sa condition physique) Je n’ai pas de coup de moins bien mais j’ai eu une nuit un peu agitée jusqu’à minuit-une heure et après plus rien. C’est un peu difficile mais je ne suis pas tout seul dans ce cas. Je prends mon mal en patience. Je réalise que je suis privilégié de vivre ça et d’être en mer. C’est mon deuxième Vendée Globe d’affilée et c’est exceptionnel. 

 

Jean Le Cam (FRA, SynerCiel)

Maintenant, je vais sur Rio. Comme le carnaval est proche, je vais m’arrêter. Si je continue tout droit, dans cinq heures j’y suis. Plus sérieusement, j’ai eu une nuit un peu difficile avec des vents assez soutenus mais là ça s’améliore et ça va aller dans le bon sens. Désormais, la mer s’est calmée. Cette nuit, j’ai croisé six plateformes pétrolières qui n’étaient pas répertoriées donc c’est une info !

(Sur sa remontée de l’Atlantique) La remontée n’est pas facile parce que la situation est vraiment compliquée depuis trois-quatre jours. En plus les fichiers ne suivent pas.

(Sur la dimension magique du Vendée Globe) En ce moment, les gens ont besoin de rêver car avec toute l’information politique et tout, ce n’est pas la joie. Au moins là, on sert à quelque chose.

 

Armel Le Cléac’h (FRA, Banque Populaire)

On est en train de sortir du pot au noir. Il y a eu cette nuit pas mal des gros nuages, sans beaucoup de vent. Il y avait pas mal de manœuvres à faire. Maintenant on va avoir un long bord qui va nous mener vers le nord. Il faut trouver la bonne vitesse.

(Sur son duel avec François Gabart) Tout est possible encore. On est encore assez loin de l’arrivée. Il y a beaucoup de choses à faire jusqu’aux Sables. La météo n’est pas simple jusqu’à l’arrivée et on va essayer de trouver des solutions pour revenir sur François. On va essayer d’optimiser la météo à venir mais il faut rester vigilant car il peut y avoir des obstacles et des objets donc il faut faire attention. Il y a des stratégies à venir notamment avec l’anticyclone des Açores. On va essayer de profiter de notre position de chasseur et on va tout donner pour revenir.

 

Jean-Louis Etienne (explorateur)

Je suis le Vendée Globe de près, je trouve que c’est extraordinaire. C’est ce qui nous fait le plus rêver en ce moment. Nous sommes dans un sport de très haut niveau avec des gars qui sont sympas. Je me régale.

J’étais une fois dans le Sud et j’avais été contacté par des concurrents pour savoir jusqu’où ils pouvaient descendre. Je trouve ça bien qu’on ait mis des portes car il ne faut pas prendre de risques.

Souvent quand on a des missions en solitaire on se sent un peu isolé et les éléments sont contre nous. Parfois c’est très compliqué mais on se rappelle pourquoi on y est allé et au finale, ça fait rêver.

 


Replay : Le live du Vendée Globe du 17 janvier par VendeeGlobeTV