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Arnaud Boissières, AKENA Vérandas, huitième du Vendée Globe 2012-2013

Passage de ligne Arnaud Boissières
© Jean-Marie Liot / DPPI

 

Coup double

 

En terminant son Vendée Globe en huitième position, Arnaud Boissières entre dans le cercle très fermé des solitaires ayant réussi à boucler l’épreuve par deux fois consécutives. Seuls huit navigateurs avaient, jusqu'ici, réussi cette performance.

 

Une confiance renouvelée

Arnaud Boissières fait partie de ces quelques concurrents privilégiés qui, dès la fin du Vendée Globe 2008-2009, ont su très rapidement qu’ils pourraient repartir sur une nouvelle édition. Pour ce faire, il a racheté l’ancien bateau de Vincent Riou de manière à disposer rapidement d’une machine pour s’entraîner. Transat Jacques Vabre, Route du Rhum, Arnaud prend petit à petit la mesure de sa nouvelle monture. Objectif avoué : être fin prêt pour le départ du Vendée Globe 2012. Entretemps, Arnaud s’est installé aux Sables d’Olonne et l’Arcachonnais devient la mascotte des Vendéens, comme un enfant de la Chaume.

 

Un rythme difficile à trouver

De son aveu même, le début de course d’Arnaud est en demi-teinte. Quelques choix météo qui ne se révéleront pas payants, un rythme un ton en dessous des leaders qui mettent la barre très haute, rapidement AKENA Vérandas se trouve relégué en milieu de peloton derrière le groupe des « tontons flingueurs ». Les conditions météo tendant à favoriser les hommes de tête, la première partie de course de Cali est laborieuse.

 

Renaissance pacifique

Petit à petit, Arnaud Boissières revient dans la course. Mais l’océan Indien se montre intraitable et les séquences qu’imposent les passages des portes s’enchaînent à contretemps. Au final, Arnaud se retrouve crédité du plus mauvais temps intermédiaire entre le cap de Bonne Espérance et le cap Leeuwin. Heureusement, le Pacifique va lui permettre d’inverser la tendance. Son duel avec Bernard Stamm, reparti de Nouvelle-Zélande, va lui permettre de se confronter à un bateau de dernière génération et de démontrer que dans de bonnes conditions, Cali n’avait rien perdu de sa vista. Il passe le cap Horn en 8e position après avoir établi le quatrième temps dans le Pacifique à moins d’une demi-journée du record de François Gabart.

 

Le 9e homme

Comme les autres concurrents de son groupe, Arnaud va être confronté à une remontée de l’Atlantique Sud particulièrement difficile. En tentant un bord le long de la terre, il remonte sur ses concurrents directs, mais à la latitude de Rio de Janeiro, il ne parvient pas à s’extraire d’une petite dépression orageuse et reperd l’intégralité du bénéfice acquis dans cette option. Dès lors, la priorité d’Arnaud devenait de ramener le bateau à bon port et de devenir le 9e concurrent du Vendée Globe à finir deux tours du monde consécutifs. Il rejoint ainsi Jean-Luc Van Den Heede, Alain Gautier, Marc Thiercelin, Dominique Wavre, Mike Golding, Joe Seeten, Raphaël Dinelli et Armel Le Cléac’h.

PFB

 

Points de repères

- Plus grande distance parcourue en 24 heures :

- Les Sables – équateur : 13j 13h 58mn (record détenu par Jean Le Cam en 2004-2005 en 10j 11h 28mn)

- Equateur – Bonne Espérance : 13j 01h 00mn (record JP Dick 12j02h40mn)

- Bonne Espérance – Cap Leeuwin : 15j 12h 15mn (record F Gabart 11j 06h 40mn)

- Cap Leeuwin – Cap Horn : 18j 06h 40mn (record F Gabart 17j 18h 35 mn)

- Cap Horn – équateur : 17j 04h 25mn (record F Gabart 13j 19h 28mn)

- Equateur – Les Sables d’Olonne : 13j 11h 57mn 28s

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