12 Février 2013 - 12h18 • 2590 vues

Partager

Article

Attendu aux Sables d’Olonne la semaine prochaine, Alessandro Di Benedetto garde le moral. Joint au téléphone mardi en fin de matinée, le skipper de Team Plastique analyse ses conditions actuelles et livre ses sentiments sur les jours à venir.

Ses conditions
Depuis cette nuit, le vent a faibli un petit peu. Il est passé de 28 nœuds à 12-10 nœuds. La houle se calme aussi, c’est beaucoup plus tranquille et je remonte en direction nord, nord-est. Devant moi, il va y avoir un petit piège puisqu’il y a deux zones anticycloniques et je suis placé entre les deux. Je dois remonter au nord pour récupérer un flux d’ouest avec une grosse basse pression qui va se former d’ici quelques jours. Je fais tout mon possible pour avoir la meilleure vitesse afin de pouvoir remonter au nord le plus rapidement possible. En ce moment, je me trouve à environ 800 milles au sud-ouest des Açores et à environ 1000 milles des Canaries.

Le trafic
J’ai vu des lumières de cargos il y a deux jours mais depuis plus rien. Juste l’océan, le ciel et les étoiles. Un peu avant de passer l’équateur, à la hauteur de Buenos Aires, j’ai vu des lumières d’avions la nuit mais c’est tout. Je n’ai pas croisé d’autres formes de vie humaine.

La vie à bord
Le vent a été assez fort et assez frais ces derniers temps donc j’avais quand même un t-shirt. La nuit, il fait un peu plus frais mais ça va. Actuellement, il fait 21 degrés dans le bateau et à peu près la même chose à l’extérieur.

Je viens de passer le Tropique du Cancer et les températures sont toujours agréables. Dans les plis des ris de la grand voile, j’ai toujours des poissons volants qui viennent se cacher dedans. C’est caractéristique de cette zone là. Du coup, on a du poisson frais et on peut se le préparer. Ça fait du bien.

Sa remontée de l’Atlantique
Par rapport à la descente de l’Atlantique, cette remontée me semble un peu longue. Il faut faire avec les conditions météo qui changent beaucoup et qui sont assez compliquées. Après, c’est vrai que je n’ai plus de voile de portant alors que j’en aurai besoin d’ici quelques jours puisqu’il y a du vent assez fort - plus 40 nœuds - qui m’attend jusqu'à l'arrivée. Je vais faire avec les voiles qu’il me reste.