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Alan Roura et Rich Wilson : moment de partage entre le benjamin et le doyen

Moment de partage entre Alan Roura et Rich Wilson
© Guillaume Daumail / M&M

Deux ou trois choses à se dire à propos du Vendée Globe
Alan Roura : « Comment gère-t-on mentalement le fait de passer trois mois seul en mer ? »
Rich Wilson : « Il faut admirer, la mer, les étoiles et la lune. C’est incroyable, c’est un rêve éveillé. »
Alan Roura : « Réponse parfaite ! »
Rich Wilson : « Il faut profiter aussi du soutien du public ici aux Sables d’Olonne. Je me souviens de ma première participation, en 2008-2009. Les personnes étaient très chaleureuses et encourageantes avec moi et mon équipe. »

© Guillaume Daumail / M&MPremier ou deuxième Vendée Globe : mêmes rêves, mêmes craintes
Alan Roura : « Quel que soit son âge, et quel que soit celui de son bateau, on a tous les mêmes rêves et les mêmes craintes. Ma plus grande appréhension est de ne pas finir. J’ai eu peu de temps pour préparer le Vendée Globe, je suis donc encore en phase de préparation. Je ne réalise pas encore pleinement que je suis aux Sables et que je vais participer au tour du monde en solitaire.  Je repousse les questions du stress et de l’appréhension. J’évite d’y penser. »
Rich Wilson : « Je ressens moins de stress qu’en 2008-2009. Mais la peur est de toute façon une bonne chose en mer parce qu’elle évite de prendre des risques inconsidérés. »

Deux compétiteurs épicuriens
Alan Roura : « Mon bateau va être ma maison pendant trois mois. Je vais essayer de bien manger, d’écouter de la musique, de regarder un ou deux films pourquoi pas. C’est important pour le moral. Le Vendée Globe est selon moi une compétition sportive mais avant tout une aventure que l’on doit vivre pleinement. Il faut se sentir bien à bord, profiter – comme à terre – des choses simples de la vie. Quitte à embarquer des éléments de confort dont le poids ne va pas impacter les performances. Rich et moi, on ne vient pas pour gagner ce Vendée Globe, on veut se faire plaisir avant tout. »
© Guillaume Daumail / M&MRich Wilson : « Je suis d’accord, la musique est très importante durant un Vendée Globe. En pleine tempête dans l’océan Indien, j’aime écouter Bruce Springsteen… ou alors des musiques très calmes pour oublier que les conditions sont rudes, comme des chants de moines bénédictins. La nourriture est un autre aspect primordial. Durant le Vendée Globe, on dépense 6000 calories par jour, on mange 24 h par jour, alors autant se faire plaisir ! »

Deux vrais solitaires
© Guillaume Daumail / M&MAlan Roura : « Je ne dispose pas d’un budget pour beaucoup communiquer durant la course. Ca me va bien car je ne compte absolument pas passer mon temps devant l’ordinateur ou au téléphone. Je n’oublie pas que le Vendée Globe est une course en solo. Je partagerai tout de même mon aventure, mais principalement à l’écrit. Et je ferai bien sûr le nécessaire pour prendre la météo et bien faire marcher le bateau. »
Rich Wilson : « Je suis entièrement d’accord avec Alan. Mais je porte un grand programme pédagogique pour des jeunes du monde entier. Je vais donc envoyer chaque jour des informations. »

Les conseils du doyen au benjamin
Rich Wilson : « C’est incroyable de prendre le départ de cette course à 23 ans. Je suis très impressionné que vous soyez ici. Je me remémore le matin du départ du Vendée Globe 2008-2009. J’avais rencontré Ellen MacArthur sur le ponton à 6h du matin. Elle m’avait dit : « Fais-toi plaisir ! » Eh bien, je vous donne le même conseil aujourd’hui Alan. »
Alan Roura : « Je vais me faire plaisir ! »
Rich Wilson : « Ce qui est sûr, c’est que vous allez vivre une aventure incroyable dont vous vous souviendrez toute votre vie. »

Olivia Maincent et Olivier Bourbon / M&M

 

 

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