19 Octobre 2016 - 17h39 • 4172 vues

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Huit athlètes de L’Equipe de France de voile olympique étaient ce mercredi en visite au Village du Vendée Globe, à l'initiative de Banque Populaire. Pas le temps cependant d’en faire un village vacances, le programme était chargé pour ces invités pas comme les autres.

Le Village du Vendée Globe s’est transformé le temps d’une journée en Village olympique pour accueillir huit des athlètes de l’équipe de France de voile avec Charline Picon (championne olympique de planche à voile), star des derniers J.O. avec sa médaille d’or, et Damien Seguin (champion paralympique en 2.4), l’autre homme en or. Pierre Le Coq (planche à voile) avait également ramené sa médaille de bronze. Etaient aussi présents Jonathan Lobert (Finn), Jean-Baptiste Bernaz (Laser), Noé Delpech (49er) mais aussi Marie Riou et Billy Besson (Nacra 17).

La délégation française commençait sa journée par un petit déjeuner en compagnie du président de la SAEM Vendée Yves Auvinet avant de monter à bord de Banque Populaire VIII pour une visite exclusive commentée par Armel le Cléac’h en personne. « J’ai eu la chance de voir les athlètes pendant les épreuves à Rio pour les Jeux Olympiques et sur différentes opérations communes. On a une espèce d’ambiance d’équipe qui s’est créée entre nous. C’est vraiment sympa de les voir ici aux Sables d’Olonne», expliquait le double dauphin de l’Everest des mers avant de rajouter : « Le Vendée Globe c’est mes J.O. à moi et je vais essayer d’aller chercher la médaille d’or. »

© JEAN-MARIE LIOT / DPPI / VENDEE GLOBELa plupart des athlètes montait sur un IMOCA pour la première fois, comme Charline Picon: « C’est sûr que ça change de notre petite planche où l’on est en équilibre. C’est une machine incroyable. Le Vendée Globe c’est une véritable aventure », soulignait-elle. « Armel est venu à Rio nous encourager sur le site olympique, donc maintenant on vient le voir avant son grand départ.»

A l’inverse, quelques marins olympiques sont déjà familiers du milieu de la course au large, comme Billy Besson (quadruple champion du monde en NACRA17 avec Marie Riou) qui a expérimenté un tour d’Europe en compagnie de Jean-Pierre Dick ou le champion paralympique de 2.4 Damien Seguin qui mélange les disciplines dans son programme.

« J’ai eu la chance de faire pas mal de course au large. Les IMOCA sont vraiment de superbes engins. Le parcours du Vendée Globe est magnifique, même si la difficulté est presque inhumaine», confiait Seguin, qui ambitionne de participer à l'édition 2020. "La finalité de la course au large c'est le Vendée Globe. L'objectif est de racheter un bateau à la fin de cette édition et de s'entrainer pendant quatre ans. J'ai toujours essayé de porter des valeurs dans mes projets sportifs et celui-là est une véritable opportunité."

© JEAN-MARIE LIOT / DPPI / VENDEE GLOBEPierre Lecoq avouait, lui,  avoir déjà eu des propositions de naviguer sur un soixante pieds sans avoir jamais pu en saisir l’occasion. Le médaillé de bronze en planche à voile connaît pourtant bien Yann Eliès puisqu’ils sont tous les deux pensionnaires du club de voile de Saint-Brieuc. Il affirme suivre le Vendée Globe avec une grande admiration pour les skippers : « Depuis tout petit je suis cela avec de grands yeux. Je pense qu’avec les évolutions sur les derniers bateaux, la course va être encore plus palpitante. Je vais soutenir Armel, mais Yann également. J’avais suivi à fond son dernier Vendée Globe. J’espère qu’il arrivera à prendre sa revanche cette année. »

Les huit sportifs de haut niveau ont visité les installations du Village et les stands des partenaires, sans oublier toutefois d’offrir un peu de leur temps au public lors d’une séance de dédicace.

L’espace d’une journée, la voile légère a côtoyé la course au large. Et si ces deux disciplines sont éloignées, la préparation, la motivation, et la concentration avant l’épreuve sont abordées avec la même intensité. C’est une grande famille, comme le dit si bien Billy Besson.

Guillaume Daumail / M&M