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Trois questions à… Jérémie Beyou (#4)

Jérélie Beyou remporte la Transat New York Vendée
© Benoit Stichelbaut

Jérémie, tu as fait un choix technologique osé mais on te sent pourtant serein à quelques jours du départ de ton troisième Vendée Globe. Tu confirmes ?
« Oui ! Ce Vendée Globe est très différent des deux précédents, je suis bien plus à l’aise et serein. Le fait d’avoir pris deux fois le départ enlève pas mal de stress. Je n’ai pas fini la course, mais la part d’inconnu est moindre. J’ai par ailleurs eu du temps pour me préparer, entouré d’une solide équipe. Cette année, j’ai remporté ma première grande course en solitaire en IMOCA, la Transat New York-Vendée. Cette victoire m’a rassuré quant à mon potentiel et celui de ma machine. Le gain en performance induit par les foils est notable et je n’ai eu à ce jour aucun souci de fiabilité lié à ces appendices. Je sais que je peux tirer sur le bateau sans trop m’inquiéter Mes adversaires sont prévenus : il faut compter sur moi pour ce Vendée Globe ! »

Tu es un compétiteur féroce qui n’a que la victoire en tête. Que ressentiras-tu si tu remontes le chenal des Sables d’Olonne à une place qui n’est pas à la hauteur de tes espérances ?
« Difficile à dire… Si je suis vraiment derrière, que n’ai pas bien navigué ou si j’ai subi une grosse avarie, je ne sais pas quel sentiment prédominera. Après, j’imagine qu’on vit toujours la remontée du chenal comme une délivrance. Mais mon idée est bien d’arriver à gagner cette course au moins une fois dans ma vie, lors de cette édition ou d’une autre. »

Tu dis que les IMOCA sont « des bateaux de peine ». Prends-tu tout de même plaisir à naviguer sur ta machine ?
« Oui, bien sûr. Avec les foils, on est allé dans le sens de bateaux encore plus difficiles à mener, plus physiques et bruyants. Ce n’est pas très rigolo. Je parle souvent de la difficulté de la navigation en IMOCA mais je suis heureux de faire ce que je fais. Je me sens à l’aise tout seul sur un bateau, j’aime ça, je ne me force pas à y aller. Le bonheur d’être en mer est ancré en moi. »

Propos recueillis par Olivier Bourbon / M&M

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